Une saison à la ruche

Que se passe t-il dans la ruche en Avril ?

Introduction
Le mois de mars a été particulièrement mouvementé en France, où des mesures de confinement ont été prises pour limiter la propagation du coronavirus.
Partout dans le monde, les gouvernements limitent les déplacements et les activités pour endiguer ce qui s’annonce comme une pandémie tristement historique.
Ce mois d’avril devrait être en grande parti soumis aux mêmes restrictions, pour le bien de la santé mondiale.

Mais qu’en est-il de notre planète dans tout ça ?
Si le confinement est vécu comme une vraie épreuve par bon nombre d’entre nous, il s’avère être une bouffée d’oxygène pour notre planète.



Le taux de pollution en Chine est historiquement bas, les eaux de Venise sont de nouveaux transparentes et les dauphins reprennent leurs droits sur les côtes italiennes.
En limitant toutes nos activités, n’offririons-nous pas un peu de répit à notre belle planète ?

Nous vous proposons un article sur le sujet dans notre blog : "Nous vivons un moment inédit".

Que se passe-t-il dans la ruche en avril ?

Les températures douces et printanières réchauffent les colonies qui reprennent leur activité.
Attirées par les premières floraisons, les abeilles sont nombreuses sur la planche d’envol pour chercher le nectar et le pollen qui permettront de nourrir et de faire vivre l’ensemble de la colonie.
De son côté, la reine pont activement pour assurer une nouvelle génération en pleine forme : elle pont jusqu’à 2000 œufs par jour !



De son côté, l’apiculteur…
Le mois d’avril est un mois charnière pour l’apiculteur, qui doit notamment gérer les essaimages.
Si le corps de la ruche est trop plein, il doit s’attendre à ce qu’une partie des abeilles choisisse d’essaimer : cela signifie qu’elles quittent la ruche pour créer une nouvelle colonie.

Deux possibilités s’offrent alors à l’apiculteur :

  1. Si la colonie est en pleine santé avec une reine jeune, il suffit de placer une hausse sur la ruche, pour offrir davantage d’espace à ses petites butineuses, qui se sentiront alors plus à l’aise et renonceront à essaimer.
    Attention toutefois à ne pas installer la hausse prématurément : cela pourrait provoquer une chute brutale de la température au sein de la colonie.
  2. Si la reine est vieillissante, l’apiculteur peut choisir de provoquer l’essaimage d’une partie de la ruche.
    Il divise sa colonie en deux groupes qu’il installe dans deux ruches distinctes.
    La partie de la colonie qui se retrouve sans reine se met alors à en élever plusieurs : la plus forte et résistante deviendra la reine de cette nouvelle colonie.

Avant de placer les hausses, l’apiculteur doit s’assurer que la colonie est saine et n’est pas attaquée par le varroa.
Des contrôles réguliers devront ensuite être effectués tout au long de la saison.
Si la colonie est très active, l’apiculteur pourra ajouter des cadres au sein de la ruche.

Enfin, l’apiculteur peut commencer à récupérer des essaims sauvages s’il souhaite agrandir son cheptel.
Ce faisant, il évite souvent un avenir tragique à l’essaim : de nombreux particuliers effrayés de voir un tel nombre d’abeilles investir leur jardin font appel à des entreprises spécialisées pour s’en débarrasser.
Bien qu’impressionnants, les essaims sont pourtant gorgés de réserves et peu agressifs.



Zoom sur les fabrications savantes de nos abeilles
Par des mécanismes savants et impossibles à reproduire par l’homme, les abeilles fabriquent plusieurs ingrédients qu’elles utilisent pour faire vivre la colonie et entretenir la ruche.
Les plus connus sont :

  • le miel, qu’elles produisent pour s’alimenter et qu’elles stockent en prévision de la période hivernale
  • la cire, qui compose les rayons de la ruche, permettant de stocker le nectar, le pollen et le couvain
  • la gelée royale, qui est la nourriture exclusive de la reine tout au long de sa vie et des larves durant leurs premiers jours de croissance
  • la propolis : fabriquée à partir de la résine de certaines plantes, elle est utilisée par les abeilles pour ses propriétés anti-bactériennes et anti-fongiques. Elles limitent ainsi les maladies qui pourraient affaiblir la colonie.

Le geste écolo du mois : créer un jardin éco-responsable



Confinement oblige, nous avons du temps pour entretenir nos jardins et balcons.
Alors comment créer un petit coin de paradis pour vous et pour la biodiversité qui vous entoure ?

1. Variez les variétés florales…
… Pour plus de couleurs, plus de senteurs et pour créer un véritable garde-manger pour tous les insectes ! Certains d’entre eux sont dépendants d’un seul type de fleurs, pour se nourrir ou pour construire leur nid. C’est notamment le cas de l’anthocope du pavot, petite abeille solitaire qui fabrique son nid à partir des pétales de coquelicot.

2. Privilégiez la fauche tardive
En plus d’être une bonne excuse pour ne pas passer la tondeuse, la fauche tardive permet à plein d’insectes de se développer dans vos jardins et à des variétés végétales fragiles de s’y faire une petite place.

3. Installez des abris pour les animaux qui vous entourent
Qui ne s’est jamais extasié en entendant deux oiseaux se répondre ou des abeilles bourdonner autour d’un arbre en fleur ? En offrant un abri à ces petits animaux qui vous entourent, vous leur permettez de nicher en toute sécurité, tout en bénéficiant de tous les avantages apportés par leur présence. Votre potager sera mieux pollinisé et vous récolterez davantage de fruits et de légumes, tout en faisant du bien à la biodiversité !



Quand la solidarité peut changer le cours des choses.
Matthias L. est apiculteur au sein du réseau Un Toit Pour Les Abeilles depuis 2018 et nous sommes les témoins quotidiens de son amour pour les abeilles et la biodiversité.
Malgré les nombreux soutiens de parrains, Matthias fait face à la disparition de 50% de ses colonies cette année.
Pour pérenniser son activité et continuer à s’engager pour la préservation des abeilles, il fait appel à notre solidarité à tous pour renouveler son cheptel.
Vous pouvez l'aider, en cliquant sur le lien ou sur l'image : ICI



N’hésitez pas à nous envoyer vos messages de soutien et d’encouragement, que nous lui transmettrons : nous savons à quel point ils sont précieux en ces temps difficiles !