Nouvelles estivales par Martine et Daniel D.

Martine et Daniel D.

Printemps clément cette anné, pour les abeilles au Rucher de la Soulane ; l’alternance de journées ensoleillées et de période de pluies a permis à la nature de s’épanouir pleinement.

La floraison des fleurs de prairie ayant suivi celles des chatons de noisetiers du début d’année puis des cerisiers et fruitiers, a permis le développement rapide des colonies.

Bientôt les ruches bouillonnantes ont laissé échapper des essaims vibrants et vrombissants comme débordants d’un vase sonore sous la chaleur de midi, pour s’abriter au premier arbre proche, avec une affection particulière pour le pin Douglas, et être cueillis en leur proposant une nouvelle demeure.

Châtaigners, tilleuls, mélilots et autres fleurs de fin juin et début juillet ont fleurit presque en même temps, pour finaliser la future récolte.

Derniers jours de surveillance des provisions de miel pour assurer les remerciements aux marraines et parrains tout en gardant le fruit de leur travail aux abeilles.

Croisons quand même encore un peu les doigts pour que la récolte se passe bien, dans le respect de nos protégées et goûter le miel nouveau empli des parfums de la nature, fruit du travail acharné des abeilles :

Sans elles, plus de pollinisation, plus de fleurs, plus de fruits, plus de feuilles, plus de sève.

 

« …/ Les abeilles donne le miel et la cire odorante à l’homme qui les soigne ; mais, ce qui vaut mieux que le miel et la cire, c’est qu’elles appellent son attention sur l’allégresse de juin, c’est qu’elles lui font goûter l’harmonie des beaux mois, c’est que tous les évènements où l’âme de l’été, l’horloge des minutes d’abondance, l’ailé diligente des parfums qui s’élancent, l’intelligence des rayons qui planent, le murmure des clartés qui tressaillent, le chant de l’atmosphère qui s’étire et se repose, et leur vol et le signe visible, la note convaincue et musicale des petites joies innombrables qui naissent de la chaleur et vivent dans la lumière.
Elles font comprendre la voix la plus intime des bonnes heures naturelles.
A qui les a connues, à qui les a aimées, un été sans abeilles semble aussi malheureux et aussi imparfait que s’il était sans oiseaux et sans fleurs. /…»

La vie des abeilles (XIII)
Maurice Maeterlink

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