Notre saison 2017 par Céline M.-J.

Céline M.-J.

Cher parrains,

quelques infos sur notre saison qui a été très intense et pleine de surprises :

Cette année,la météo très clémente en Février a fait démarrer les colonies sur les chapeaux de roue.
Mais comme nous le pensions, le contre coup ne s'est pas fait attendre. Un froid exceptionnel s'est abattu sur notre région fin Avril.
Mi-mai, la chaleur sèche s'est installée pour devenir caniculaire dès juin. 

Face à cette météo extrême, et en décalage par rapport au besoin des colonies, les ruches des plaines du Diois (300/400m) se sont peu développées.
Elles ont collecté en faible quantité un miellat de chêne début juin et ont également fait une petite récolte de lavande.
Bref une année plutôt rude pour nos colonies du diois ! 

Le scénario a été identique dans le golfe du Royans également à 300 m. Nous avions peu de colonies et la récolte a été très faible.

En montagne (800 à 1400 m), le printemps plus tardif a permis aux ruches de se refaire une santé début juin.
Du coup, les colonies se sont plutôt développées et ont rencontré des conditions de miellées plutôt favorables.
La chaleur caniculaire de juin a permis aux pucerons de se développer également et nous avons eu de bonnes quantités de miellat !
Le miellat du Vercors est comme celui du Jura un miellat de résineux.
Mais dans le Vercors, les résineux sont dominés par les épicéas, alors que dans le jura, on a plutôt du sapin blanc.
Si l’épicéa produit bien un miel de sapin, il contient en revanche un sucre que l'on nomme Melezitoze.
Ce sucre a comme particularité de durcir très vite dans les cadres de ruches et d’empêcher toute récolte.
Si la plupart des apiculteurs ont fuit le Vercors ou n'ont rien récolté, nous avons en revanche développé depuis quelques années une méthode adaptée à ce miel.
Ce n'est pas rapide ni simple pour la gestion des ruches mais nous avons extrait ce miel, c'est donc un miel exceptionnel par sa rareté et nous l'espérons par son gout !
Vous recevrez dans votre colis un panachage de notre production avec des pots de ce miellat et également du miel des plaines du Diois.
Il se peut que vous ayez au fond des pots un petite couche blanche de cristaux de sucre. Cela ne gâche en rien la qualité, au contraire c'est la preuve qu'il s'agit bien d'un miellat d’épicéa.

Biensûr, en parallèle de la gestion des ruches à miel, nous avons fait beaucoup d'élevage pour renouveler une grande partie des colonies.

Depuis plusieurs années, nous adaptons progressivement nos abeilles, nos outils (ruches et miellerie) ainsi que nos méthodes pour tout simplement produire du miel autour de chez nous dans cet environnement sauvage et contrasté mi-provençal, mi-montagne avec le moins de pétrole et d'apport extérieur possible.
Si nous avons encore un petit camion qui fait encore quelques de milliers de Km par an, nous avons réussi à ne plus déplacer les ruches, nous sélectionnons nos propres abeilles et nous produisons du miel du Vercors réputé impossible à produire.

Nos prochains défis : hiverner très haut (1400m>, c'est comme au Quebec!), ne plus déplacer les essaims, remplacer la vente d'essaims par une production de pollen.

 Merci aux parrains, sans vous cette apiculture écologique dans un environnement exceptionnel ne pourrait pas exister.

 Jérôme et Céline


 

Voir toutes les actualités de Céline M.-J.

Voir toutes les actualités