Un bilan mitigé par Pascal B.
Bonjour,
Avec la sécheresse que nous avons vécue, les plantes et arbres ont peiné à sécréter du nectar.
Certains arbres sont morts, les ronces sont mortes ainsi que beaucoup de plantes sauvages qui nourrissent les abeilles.
Ce n'est que depuis 10 jours que les ruches commencent à rentrer un peu de nectar et de pollen pour lancer les élevages d'abeilles d'hiver.
Au final, notre production de miel d'été n'est que de 50% de ce qu'elle aurait dû être.
Sur certains ruchers, dont l'ère de butinage est située sur des terres plus humides, les colonies ont réussi à faire des réserves alors que dans les zones plus sèches, il faudra certainement compléter les réserves après la floraison des lierres.
En ce moment, les abeilles butinent les trèfles, luzernes, chardon, aster ainsi que quelques fleurs des jardins.
Dès la semaine prochaine, les premiers lierres vont commencer à fleurir, jusqu'à mi-octobre.
Dès mi-octobre notre activité sur les ruches va se réduire ce qui nous permettra de nous concentrer sur le tri et le rangement du matériel.
Puis sur la fonte des brèches et opercules de cire qui seront gaufrées pour servir dans les ruches et ruchettes l'an prochain.
Beaucoup de lots de cire du commerce sont pollués, adultérés avec d'autres matières comme la paraffine ou la stéarine.
Ces cires frelatées parfois ne résistent pas à la chaleur, fondent sur les abeilles et détruisent la colonie.
Lorsque ces cires sont polluées, les abeilles refusent de les bâtir.
Afin d'éviter d'être de nouveau confronté à ce type de problème, nous n'utilisons que la cire qui provient de nos ruches car c'est la seule garantie de qualité.
Actuellement, les travaux sur les colonies consistent à vérifier les provisions hivernales dans les ruches et ruchettes, remplacer les vieilles reines des ruches de production par des jeunes reines de l'année. Ce travail permet de libérer les nucleis en regroupant les abeilles dans des plus grosses ruches dont elles vont augmenter la population et améliorer l'hivernage.
En effet, plus la population d'abeilles d'hiver est importante, moins elles auront besoin de se chauffer et meilleur sera l'hivernage.
Les grosses populations garantissent un bon démarrage des colonies au printemps car la reine pourra pondre sur un plus grande surface, donc élever plus d'abeilles pour de bonnes récoltes si les conditions climatiques le permettent.
Il ne vous a pas échappé que le dérèglement climatique est à l'œuvre et nous devons prendre en compte que le climat de notre enfance est définitivement perdu.
Dorénavant, nous ne savons plus comment sera la prochaine saison et des événements climatiques peuvent détruire des floraisons, et affamer les abeilles.
Des événements très chauds trop tôt et très froids trop tard ont un impact très négatif sur la végétation et donc les fleurs qui nourrissent les abeilles.
Les événements froids et pluvieux comme nous avons vécu l'an passé ont un impact extrêmement négatif sur les colonies d'abeilles, qui nous contraignent à intervenir pour les conserver en vie lorsqu'il n'y a pas de nourriture dans l'environnement.
L'activité humaine a un tel impact sur le climat, que de nombreuses espèces d'insectes ont disparu.
Si il n'y avait pas d'apiculteurs pour entretenir les ruches, les suivre et les nourrir en cas de besoin, il n'y aurait déjà quasiment plus d'abeilles.
Nous passons aussi plus de temps dans la miellerie car c'est la période de mise en pots intensive afin de préparer les premiers marchés qui commencent.
Merci encore pour votre soutien et à très bientôt !
Pascal