L'apiculteur : Yves R.
Yves et Chantal ont débuté en 2010 avec 3 ruches. Aujourd'hui ils en comptent près de 80, dont une soixantaine soutenues par les parrains Un Toit Pour Les Abeilles.
Yves et Chantal privilégient une production locale et une conduite douce des ruches. Ce choix est motivé par une éthique personnelle et professionnelle engagée pour la protection de l’environnement, ceci dans une optique d’exploitation apicole prospère économiquement.
Chantal et Yves ne pratiquent pas la transhumance, puisque tous leurs ruchers sont fixes, ce qui réduit considérablement les dépenses en carburant, les besoins en mécanisation et ainsi l'impact carbone.
Ils ont choisi des ruches Warré plus respectueuses des abeilles et proposent un miel de terroir.
Outre le miel, Les apiculteurs produisent leurs propres essaims naturels (sans importation de reine), ils récoltent du pollen, de la propolis, de la cire d’abeille...
Yves est l'auteur du "Petit manuel d'apiculture douce en ruche Warré" aux éditions Terre Vivante paru au printemps 2019.
Le rucher de Sennecey
Le rucher est situé près du hameau de Tallant dans le canton de Sennecey-le-Grand en Saône-et-Loire (Bourgogne du Sud).
Il occupe un verger bordé de haies, de pâtures et prairies qui s'étendent à flanc de colline jusqu'au bois qui coiffe le sommet.
Cet environnement est riche d'une flore diversifiée qui s'épanouit dès le printemps (pissenlit, fruitiers, aubépine...) et se prolonge tout l'été (acacia, ronce, trèfle...).
La première récolte sera polyflorale puisqu’issue des variétés citées ci dessus.
Ainsi, selon la proportion en tilleul et acacia, le miel pourra être liquide à crémeux (ces deux espèces mellifères influençant sur la fluidité du miel).
Chantal et Yves travaillent avec des reines de souche Buckfast fécondées naturellement et issues du cheptel bio de Jérôme Alphonse (autre apiculteur partenaire Un toit pour les abeilles). Cette race d'abeilles est connue pour être douce et productive.
L'apiculteur : Sébastien GU.
Installé apiculteur professionnel en conventionnel depuis 20 ans, j’ai commencé en tant qu’amateur à l’âge de 10 ans avec mon père qui m’a transmis le virus de l’apiculture… Depuis, je ne les quitte plus mes petites abeilles.
Après quelques déboires qui m’ont beaucoup attristé (notamment la perte de 300 colonies en 2007, l’une des pires années apicoles), je fais vivre mes 150 ruches de type Dadant en 10 cadres avec une vraie passion !
Mes abeilles me le rendent bien avec des miels primés dans de nombreux concours départementaux, nationaux mais aussi européens.
Je fabrique aussi des pains d’épices, des bonbons au miel et des figurines en cire d’abeilles que l’on trouve dans mon petit magasin de POMOY.
J’aimerais avoir environ 100 colonies supplémentaires pour pouvoir vivre de ma passion ! Allez n’hésitez pas à me soutenir en parrainant des ruches sur mon rucher !
Le rucher de Pomoy
Les ruches sont installées au centre de la Haute-Saône entre plaines et massifs forestiers.
Les abeilles y sont particulièrement bien et elles y produisent plusieurs sortes de miels…
Du miel de Fleurs de Printemps, d’Acacia, ou encore du miel de Tilleul et de Fleurs d’Eté.
Plusieurs emplacements sont disposés à cet effet autour du petit village de POMOY où se situe le rucher, et où il fait bon vivre pour nos précieuses abeilles !
L'apiculteur : Philippe G.
Philippe a découvert l’apiculture dès l’enfance, lorsqu’il accompagnait son voisin visiter ses ruches et croquait à pleines dents les rayons gorgés de miel.
Ses études, puis sa vie professionnelle et familiale, l’ont un temps éloigné du monde des abeilles, avant de l’y ramener avec une conviction forte : les abeilles sont un maillon essentiel de l’équilibre de la biodiversité, et il nous appartient de tout mettre en œuvre pour préserver ces précieux pollinisateurs.
Biologiste de formation, Philippe mène aujourd’hui une apiculture respectueuse des abeilles et de la nature en Plaine de Saône, une plaine calcaire et limoneuse située à l’est de la Côte-d’Or. La diversité des paysages de bocage, les nombreux plans d’eau et les forêts de feuillus offrent ici une grande variété de plantes et d’arbres mellifères tout au long de l’année.
À la tête d’une soixantaine de colonies, ses ruchers sont pleinement intégrés à leur environnement : en lisière de forêts de tilleuls et d’érables ou dans des zones naturelles en bordure de rivières. Philippe travaille également avec des agriculteurs biologiques, dont les couverts végétaux (phacélie, trèfle, sainfoin…) sont particulièrement appréciés des abeilles lorsqu’elles constituent leurs réserves pour l’hiver.
Il pratique une apiculture raisonnée, sans transhumance, en laissant aux abeilles le temps et l’espace nécessaires pour produire des miels authentiques. Son objectif est clair : préserver la santé des colonies, garantir aux abeilles une alimentation diversifiée et abondante toute l’année et proposer des produits de qualité issus d’un environnement préservé.
Philippe est également formateur au sein d’un rucher-école, où il accompagne débutants comme apiculteurs expérimentés dans une démarche responsable, au plus près des besoins des abeilles. Il élève aussi reines et essaims, et les visiteurs accueillis sur ses ruchers peuvent ainsi découvrir le travail fascinant des colonies pour élever leurs futures reines.
Le Bois des Dames
Installé en lisière du Bois des Dames, ce rucher a été créé en 2019 après une étude approfondie de la flore, afin d’assurer aux abeilles une diversité de ressources nectarifères tout au long de l’année.
Dès le mois de mars, les pruneliers fournissent les premiers nectars et pollens nécessaires à la sortie de l’hivernage, rapidement suivis par les pommiers et cerisiers sauvages des haies voisines.
En avril, la moutarde biologique, cultivée localement, offre un nectar abondant et riche en glucose. Le miel de printemps, récolté fin avril, est un miel crémeux, doux et fruité, particulièrement apprécié au petit-déjeuner et très apprécié des enfants.
Les floraisons d’acacia, d’aubépine, puis de tilleul prennent ensuite le relais, donnant des miels aux notes florales et mentholées. En été, les abeilles bénéficient de l’eau du ruisseau situé au pied du rucher, tandis que la forêt voisine apporte fraîcheur et ressources, même en période de sécheresse.
Les ronces en fleurs produisent alors un miel à la saveur chaude et intense, idéal en hiver. À l’automne, la floraison du lierre et des couverts végétaux semés par les agriculteurs prolonge l’alimentation des colonies jusqu’aux premières gelées, assurant ainsi un cycle apicole équilibré.