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L'apiculteur : Juliana C.

UTPLA apiculteur Juliana C.

L’opportunité de mon installation est venue de ma famille. Mon beau père, qui allait partir à la retraite a soutenu l’envie et la curiosité que j’avais pour le monde des abeilles, en m’offrant mes premières ruches. Il m'a également offert son immense soutien. Ma belle-mère et lui, avaient créée 20 ans auparavant, un très beau point de vente à Puy Saint Vincent. Ils m’ont donné l’opportunité de le reprendre. J’ai embrassé cette reconversion avec joie et confiance, d’abord parce que les abeilles ont suscité en moi une véritable passion. Mais aussi parce que la miellerie m’offrait la possibilité d’une installation portant non seulement sur la production de miel, mais aussi sur la confection de produits dérivés (pains d’épices, nougats etc.), de quoi rêver quand on a la fibre pâtissière.

Au fil des années et après une saison de stage et de nombreuses formations, j’ai augmenté mon cheptel et me suis officiellement installée en juillet 2016 avec 130 ruches. Aujourd’hui j’atteins mes objectifs avec près de 300 colonies en hivernage.
J’ai entamé une démarche de conversion biologique depuis novembre 2016. L’ensemble de mes stages ont été réalisés chez des apiculteurs en bio, donc dans la pratique je respecte le cahier des charges Bio depuis quelques années.

J’ai choisi de vivre avec ma famille à Forcalquier (04), j’hiverne l’ensemble de mes colonies dans les communes autour de chez moi.
Je produits deux miels : Un Miel de Lavande et un de Miel de Fleurs de Hautes Montagnes.

Nouvelles de ce début d'été

Jeudi 28/06/18

Le Printemps c’est toujours tellement enthousiasmant, même si cette année il a été particulièrement pluvieux.
De mon côté j’ai commencé à faire mes premières séries d’essaims dès la mi-avril. Je souhaitais en faire entre 120 et 150. Nous sommes fin juin et l’objectif est atteint. Je contrôle les dernières fécondations et je tente les derniers rattrapages.
Ça n’a pas été sans peine il y a eu les habituels échecs : reines mal fécondées ou qui ne reviennent pas à la ruche, colonies bourdonneuses . Je ferai le décompte de ce qui a réellement bien marché au printemps prochain. Car oui, les essaims doivent passer l’épreuve de l’été, de l’hiver et du printemps prochain. Ceux qui sortiront du lot iront en production l’année prochaine.

En parlant de production j’ai amené à la mi-mai près de 100 colonies dans les Hautes Alpes. Fin mai j’étais quelques peu inquiète, sur l’un de mes ruchers de production j’ai eu pas mal d’essaimage près de 50 % des colonies sont parties dans les arbres... J’en ai récupéré une partie. En plus de la pluie en altitude, en mai il a fait encore un peu froid donc parfois elles ont commencé à mettre du nectar dans les hausses qu’elles ont remangé quelques jours après.
Il y a des jours comme ça où on visite son rucher et on se sent découragé. Mais ça y est, les colonies qui ont essaimé pondent de nouveau quasiment toutes et il fait grand beau et chaud. Les prairies sont fleuries, c’est magnifique et les abeilles filent comme des folles de fleurs en fleurs. Ca bourdonne drôlement et elles travaillent très bien.

En ce moment je finis mes transhumances sur la lavande, les premières fleurs sont là.
Pour ma part je ne vise pas d’autres miellées que le toutes fleurs de montagne et la lavande. Du coup tout est en train de se jouer pour moi, en ce moment.



Quelle pression ! J’espère que nous ferons tous une très belle saison ! Merci pour votre immense soutien !
Juliana

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Le Rucher de Forcalquier

Le Rucher de Forcalquier

Mon objectif est d’avoir 300 colonies (ruches ou ruchettes) en hivernage chaque année. J’ai pu observer que pour produire du miel il faut tous les ans renouveler son cheptel au moins d’un tiers. J’envisage donc sur les 300 ruches hivernées d’en mettre 100 en montagne et 100 en sur la lavande, les 100 autres seront les essaims pour l’année suivante.

J’aime travailler des petites unités, c’est pourquoi mes ruchers sont composés au maximum de 40 ruches. J’ai aujourd’hui autour de Forcalquier plus d’une dizaine d’emplacements hivernage et printemps. Je me suis installée en rêvant d’une apiculture sédentaire, mais la réalité des ressources doit nous conduire à faire évoluer nos schémas pour que les abeilles vivent au mieux, donc je vais peut-être hiverner plus au sud si je constate des problèmes de ressources et de sécheresse.
Au printemps et en été les abeilles peuvent trouver du nectar ou du pollen sur les amandiers, le romarin, la fausse roquette, les fruitiers (pruniers, cognassiers, cerisiers, poiriers, pommiers), la pervenche, le lilas, les cultures de sainfoin, le thym, le coquelicot, le piracantha, les robiniers, les tilleuls, le dorycnium, la lavande, le tournesol. A l’automne principalement du lierre et de la sarriette.

Nous avons choisi avec mon époux qui travaille le bois, de traiter l’ensemble des nouvelles ruches à l’huile de lin chaude en les baignant, les anciennes ruches sont au fur et à mesure repeintes avec une peinture à la farine mélangée à un oxyde naturel rouge. j’accorde beaucoup d’importance à la qualité du matériel.
Je travaille avec deux types d’abeilles, la noire (écotype des Hautes-Alpes), l’autre partie de mon cheptel est issue d’une sélection de Marc Subirana (sélectionneur en Isère), multipliée par Laurence Monition. J’envisage de faire de l’élevage de reines, je suis avec beaucoup d’attention chacune de mes ruches.

Alors par avance merci à tous mes parrains pour leurs soutiens nombreux !

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

[LIVRAISON DE VOS POTS DE MIEL]
Chers parrains, nous sommes en juillet, le temps file à vive allure. Pour la grande majorité d’entre vous (concernés par les livraisons de printemps), vous avez reçu vos pots de miel. D’autres livraisons sont actuellement en cours…
Resteront les colis de vos apiculteurs Karine et David D., Pascal S., Stéphane J., Wilfrid B., Yves et Chantal R., Philippe C. et les quelques colis restants de Thierry S., dont les envois devraient suivre dans les prochains jours.

Nous sommes conscients que cette année les livraisons se sont prolongées sur l’été et nous nous en excusons.

Comme vous le savez, la saison apicole a été rude pour nos apiculteurs. Les conditions météos, entre périodes de grand froid, de pluie et de sécheresse ont désorganisé l’activité des colonies. La saison a eu du mal à démarrer et s’est prolongée sur l’arrière-saison pour beaucoup d’apiculteurs. A cela se sont ajoutées, la sortie d’hivernage qui a compliqué la reprise d’activité sur les ruchers, et les nombreuses pertes à déplorer sur certains cheptels. Les apiculteurs ont dû alterner entre activité intense au rucher et travail à la Miellerie pour la préparation de vos pots de miel. 

Merci à vous tous, pour vous être montrés cette année, particulièrement compréhensifs et patients.

Les derniers pots de miel seront livrés sur le mois de juillet. Pour ceux qui ont choisi un point relais, sachez que vos colis seront conservés une dizaine de jour en relais. Si toutefois vous partiez en vacances, vous pouvez donner procuration à un tiers (avec copie de votre carte d’identité) pour la récupération de votre colis. Pour les livraisons au domicile, le colis sera mis en boite aux lettres.
Encore merci pour votre compréhension…



Que se passe-t-il dans la ruche ?
Plus de doute possible, nous sommes en été et il fait très chaud. Autant vous dire qu’au rucher l’activité bat son plein ! Et les prévisions météos de la mi-juillet nous confortent dans le fait que les températures vont demeurer encore chaudes ces prochains jours. Bref, la saison a eu du mal à démarrer cette année, mais cette fois-ci ça y est, c’est parti pour nos abeilles, qui vont pouvoir reprendre de plus belle leurs va-et-vient incessants, de la ruche aux champs et des champs à la ruche.



Durant la période estivale, et jusqu’à ce que les floraisons s’épuisent et s’assèchent, les abeilles ne vont cesser de butiner et de rapporter à la ruche les précieux nectars et pollens, qui vont constituer les réserves d’avant hivernage. Et elles ne chôment pas nos abeilles durant l’été. Elles peuvent parcourir plusieurs kilomètres à la recherche de provisions florales et s’en revenir à la ruche les pattes chargées de pollen et le jabot gorgé de nectar sucré, pendant plusieurs heures.
Elles travaillent ainsi entre 12h et jusque 15h par jour…

Zoom sur … La danse des abeilles
C’est le scientifique autrichien Karl von Frisch qui, dans les années 40 a réalisé des travaux approfondis mettant en lumière la « danse des abeilles ».
Il a déterminé que cette « danse » représente un langage biologique permettant de communiquer à la colonie des emplacements potentiels de butinage.



Ainsi, lorsqu’une éclaireuse a localisé un emplacement opportun pour la récolte ou un coin d’eau, elle le renseigne à ses congénères, par le biais d’une danse spécifique.
Il existe plusieurs types de danses constatées. Parmi elles, la danse en rond, la danse en faucille ou encore la danse en « 8 » dite frétillante.

La danse en rond permet de communiquer sur la présence de ressources proche de la ruche.
L’éclaireuse, par le biais de cette danse, n’indique pas de lieu précis, mais informe sur la présence de provisions tout prêt.
Généralement, juste après la danse, les abeilles, dans un bal frénétique, quittent la ruche dans toutes les directions à la recherche de ressources proches.



Dans le cas de la danse en « 8 », l’éclaireuse informe de ressources un peu plus lointaines mais disponibles en abondance.
La ligne droite, dessinée par la partie centrale du « 8 » formée par le mouvement de l’abeille, décrit 3 informations essentielles :
La direction : vers laquelle les abeilles doivent se diriger pour retrouver le lieu
La distance : plus l’abeille se trémousse l’arrière train durant la ligne droite du « 8 », plus le lieu sera éloigné. Il y aurait même un rapport mathématique déterminé, entre le temps de la danse sur la ligne droite et la distance à parcourir en mètre…
La richesse de la ressource : Plus l’abeille réalise de tours de danse et plus la ressource sur le lieu indiqué est abondante…



L’abeille est un insecte doué d’intelligence, capable de communiquer avec ses congénères. Bref « petite » mais « costaude » l’abeille !

De son côté, l’apiculteur …
En cette pleine saison, l’apiculteur veille au grain. Il est vigilant au risque potentiel d’essaimage durant cette période où le développement des colonies s’accélère considérablement. En cas de besoin, il divisera les colonies et s’assurera de la belle évolution des essaims.
Le rôle de l’apiculteur durant cette saison, est aussi de récolter du miel, tout en respectant les ouvrières qui ont travaillé dur, en leur laissant suffisamment de réserves.
Rassurez-vous, l’apiculteur est le gardien de nos abeilles, il n’a pas vocation à prélever aux ouvrières plus que nécessaire, d’où l’ajout de hausses. C’est le miel des hausses, qui constituera la récolte de la saison pour l’apiculteur et les abeilles, elles, conserveront tout le miel du corps de la ruche en guise de réserves.



Le Saviez – vous ?

Durant l’été, la durée de vie des abeilles est bien plus restreinte que durant l’hiver, où l’activité à la ruche est ralentie.
En effet, une abeille durant l’été vivra quelques semaines à peine, environ 5 à 6 semaines. En hiver, en comparaison, les abeilles vivent entre 5 et 6 mois.
Les abeilles dites de « printemps » et les abeilles « d’hiver » sont également physiquement et physiologiquement différentes.
Le corps des abeilles d’hiver est plus développé et poilu ce qui lui permet de mieux résister au froid de l’hiver. L’hormone juvénile (qui incite au butinage) est quasi inexistante chez les abeilles d'hiver, qui n'en n'ont finalement pas ou très peu besoin.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Recette proposée par le blog Amour de Cuisine



INGREDIENTS
-        1,5 litre d'eau
-        6 citrons (non traité)
-        5 cuillères à soupe de miel
-        Poignée de menthe fraîche
-        Glaçons

PREPARATION
Faites chauffer 200 ml d'eau avec du miel dans une petite casserole jusqu'à ce que le miel est complètement dessous. Pressez 4 citrons pour en extraire le jus. Versez le jus et l'eau de miel dans un pichet. Ajouter le reste d'eau froide, la menthe fraîche et 2 citrons coupés en morceaux. Réfrigérer entre 30 à 40 minutes. Servez cette citronnade faite maison avec de la glace et dégustez.

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !




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