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L'apiculteur : Juliana CLERMONT

UTPLA apiculteur Juliana CLERMONT

L’opportunité de mon installation est venue de ma famille. Mon beau père, qui allait partir à la retraite a soutenu l’envie et la curiosité que j’avais pour le monde des abeilles, en m’offrant mes premières ruches. Il m'a également offert son immense soutien. Ma belle-mère et lui, avaient créée 20 ans auparavant, un très beau point de vente à Puy Saint Vincent. Ils m’ont donné l’opportunité de le reprendre. J’ai embrassé cette reconversion avec joie et confiance, d’abord parce que les abeilles ont suscité en moi une véritable passion. Mais aussi parce que la miellerie m’offrait la possibilité d’une installation portant non seulement sur la production de miel, mais aussi sur la confection de produits dérivés (pains d’épices, nougats etc.), de quoi rêver quand on a la fibre pâtissière.

Au fil des années et après une saison de stage et de nombreuses formations, j’ai augmenté mon cheptel et me suis officiellement installée en juillet 2016 avec 130 ruches. Aujourd’hui j’atteins mes objectifs avec près de 300 colonies en hivernage.
J’ai entamé une démarche de conversion biologique depuis novembre 2016. L’ensemble de mes stages ont été réalisés chez des apiculteurs en bio, donc dans la pratique je respecte le cahier des charges Bio depuis quelques années.

J’ai choisi de vivre avec ma famille à Forcalquier (04), j’hiverne l’ensemble de mes colonies dans les communes autour de chez moi.
Je produits deux miels : Un Miel de Lavande et un de Miel de Fleurs de Hautes Montagnes.

Nouvelles des abeilles

Un grand bonjour à tous,

Je suis en train de récolter en montagne depuis deux jours le fruit de notre long travail. Quel printemps et quelle saison !

Encore une fois c'est une saison apicole compliquée avec un printemps qui a démarré en mars sur les chapeaux de roues ; vous l'aurez constaté le mois de mars a été très doux, très beau et puis la dégringolade vers le froid en avril jusqu'en mai, ça a cassé la dynamique printanière de mes colonies.

Moi qui aimais l'idée d'hiverner dans le 04 près de chez moi en avril j'ai finalement pris le parti de trouver des emplacements plus au sud dans les Bouches-du-Rhône pour éviter à mes colonies la disette.

J'ai passé le printemps à transhumer pour leurs trouver des ressources, j'ai eu la chance de trouver des parcelles de grandes cultures mellifères comme du sainfoin simple, en plus j'ai pu faire un partenariat avec deux semenciers bio qui ont semé ce printemps de très nombreuses variétés mellifères que mes abeilles ont pollinisé, c'était un partenariat gagnant-gagnant car ils ne coupent pas les fleurs et doivent garder les cultures jusqu'à la graine, donc les abeilles en profitent pleinement.

Comme vous le savez je produis deux miels un toutes fleurs de montagne et un miel de lavande.

J'ai retardé ma transhumance vers les Hautes-Alpes de 15 jours, au lieu d'arriver sur mes emplacements à la mi-mai j'y suis allée début juin car il faisait trop froid et j'ai eu peur que mes colonies s'effondrent, il faut savoir que plus elles sont populeuses plus elles souffrent du manque de ressources et elles peuvent rapidement mourir de faim, c'est pourquoi j'ai été très vigilante.

J'ai mis une centaine de ruches en montagne entre 1100m et 1500m d'altitude. Une partie de mes ruchers de production sont équipés de balances connectées qui me donnent des indications tous les jours, j'ai pu voir à quel point les prises de poids ont « yoyotté » entre pertes et gains de poids.

La miellée a vraiment commencé un peu avant la canicule. Celle-ci a été problématique en montagne et sur la lavande où j'ai mené en juin le reste de mes colonies.

Cette chaleur et le manque d'eau durant le printemps sur les lavandes est en train de provoquer une très très mauvaise miellée. Très peu de mes colonies sont montées dans les hausses. J'échange beaucoup avec les collègues apiculteurs du secteur et nous avons tous le même constat c'est une année catastrophique.

Mais revenons à la montagne où je me trouve en ce moment on verra le bilan de la lavande en septembre.

Je vous ai fait des photos de la récolte du miel de montagne que j'ai commencé avant hier,  pour une partie le miel est très beau pour une autre partie les abeilles ont récolté de la manne de mélèze qui ne s'extrait pas des cadres, c'est là encore une conséquence de la canicule, le mélèze suinte quand il fait brutalement chaud et les abeilles aiment butiner ce que l'on appelle ici la manne, c'est bon pour elles mais compliqué pour nous au moment de l'extraction.

Je ne sais pas encore quel sera le bilan de la récolte mais j'ai du miel, OUF, et j'ai commencé à l'extraire, tout cela avec l'aide de mon mari, Jérémy.

J'aime à voir ce premier miel couler, il est d'un brun magnifique et il est fait dans un cadre exceptionnel où la nature est splendide et préservée et où les fleurs ont fleuri malgré les intempéries tout le printemps.

Grande nouvelle pour conclure, ma conversion en bio est finie c'est mon premier miel labellisé AB, là encore c'est une joie et un aboutissement !

Je vous remercie infiniment pour votre soutien et j'espère que vous vous régalerez de ma nouvelle récolte dès cet automne.

Juliana

  

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Le Rucher de Forcalquier

Le Rucher de Forcalquier

Mon objectif est d’avoir 300 colonies (ruches ou ruchettes) en hivernage chaque année. J’ai pu observer que pour produire du miel il faut tous les ans renouveler son cheptel au moins d’un tiers. J’envisage donc sur les 300 ruches hivernées d’en mettre 100 en montagne et 100 en sur la lavande, les 100 autres seront les essaims pour l’année suivante.

J’aime travailler des petites unités, c’est pourquoi mes ruchers sont composés au maximum de 40 ruches. J’ai aujourd’hui autour de Forcalquier plus d’une dizaine d’emplacements hivernage et printemps. Je me suis installée en rêvant d’une apiculture sédentaire, mais la réalité des ressources doit nous conduire à faire évoluer nos schémas pour que les abeilles vivent au mieux, donc je vais peut-être hiverner plus au sud si je constate des problèmes de ressources et de sécheresse.
Au printemps et en été les abeilles peuvent trouver du nectar ou du pollen sur les amandiers, le romarin, la fausse roquette, les fruitiers (pruniers, cognassiers, cerisiers, poiriers, pommiers), la pervenche, le lilas, les cultures de sainfoin, le thym, le coquelicot, le piracantha, les robiniers, les tilleuls, le dorycnium, la lavande, le tournesol. A l’automne principalement du lierre et de la sarriette.

Nous avons choisi avec mon époux qui travaille le bois, de traiter l’ensemble des nouvelles ruches à l’huile de lin chaude en les baignant, les anciennes ruches sont au fur et à mesure repeintes avec une peinture à la farine mélangée à un oxyde naturel rouge. j’accorde beaucoup d’importance à la qualité du matériel.
Je travaille avec deux types d’abeilles, la noire (écotype des Hautes-Alpes), l’autre partie de mon cheptel est issue d’une sélection de Marc Subirana (sélectionneur en Isère), multipliée par Laurence Monition. J’envisage de faire de l’élevage de reines, je suis avec beaucoup d’attention chacune de mes ruches.

Alors par avance merci à tous mes parrains pour leurs soutiens nombreux !

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

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