08
Sep
2021

S.O.S PLANÈTE EN DANGER

BIODIVERSITÉ EN DÉCLIN

Un geste anodin envers un insecte qui nous dérange.
Consciemment ou inconsciemment, l’homme a un impact dévastateur sur la biodiversité.

Pourtant, et pas de doute sur ce point : Chaque espèce, aussi infime soit-elle, visible ou invisible, constitue un élément essentiel dans l’équilibre fragile de notre biodiversité.

DES SYMBOLES POUR NE PAS OUBLIER

S’il est un animal emblématique qui représente l’impact de l’homme sur l’érosion de notre biodiversité, c’est  sans nul doute le « Dodo »  d’Ile Maurice. Beaucoup pensent encore qu’il s’agit d’un animal tout droit sorti de notre imaginaire ou d’une fiction. Pourtant, le Dodo est bien  apparu il y a plus de 4 millions d’années sur terre, mais n’a pas survécu à l’arrivée de l’homme sur son territoire.

UN CONSTAT PRÉOCCUPANT

Aujourd’hui sur près de 2 millions d’espèces connues  : 40 177 espèces animales et végétales sont menacées de disparition. Parmi elles, 784 espèces se sont officiellement éteintes.
Et la crise environnementale généralisée se poursuit encore.

Si le nombre d’espèces impactées par ce déclin est important, c’est davantage le rythme d’extinction qui interpelle. Il serait 260 fois plus élevé que le taux de disparition naturel selon le World Conservation Monitoring Center du programme des Nations unies pour l’environnement.

UN LISTE ROUGE DES ESPÈCES MENACÉES

Cette liste a été établie par des experts de la Commission de Sauvegarde des espèces de l’IUCN*. Elle recense les espèces les plus menacées dans le monde.

* Union Internationale pour la Conservation de la Nature

Une chose demeure certaine, l’homme a un impact concret sur la biodiversité. A lui de décider quel impact il souhaite laisser : positif ou négatif. Il n’est pas encore trop tard !

Merci à Patrick T., parrain Un Toit Pour Les Abeilles, qui nous a soufflé ce sujet.

11
Août
2021

LA PLANÈTE NOUS RAPPELLE A L’ORDRE

DES « GROS TITRES » QUI INTERPELLENT

Pas une journée ne se passe sans que des catastrophes naturelles ne fassent « la une »
des journaux. Incendies, intempéries, tempêtes tropicales…

La Planète, saturée par notre empreinte humaine, nous rappelle à l’ordre,
nous qui utilisons sans compter les ressources de Dame Nature.

UNE PLANÈTE EPUISÉE…

Le 29/07/2021 a marqué » le jour du dépassement « .
A partir de cette date, nous avons épuisé toutes les ressources que la nature est capable de générer / régénérer naturellement en une année. En à peine 7 mois, nous avons consommé toutes les ressources biologiques que la planète met un an à produire.

NOS ABEILLES DUREMENT IMPACTÉES

Le dérèglement climatique a impacté durement la saison apicole. Partout en France, les abeilles et les apiculteurs ont dû faire face aux aléas de la météo : pluie, gel, inondations…

« Le 12/05/20 : Après les fortes pluies de dimanche dernier, je me suis rendu sur l’un de mes ruchers hier (celui de Castelnaudary) qui se situe près du ruisseau nommé La Glande.

Avec les intempéries de la veille le ruisseau a débordé, emportant avec lui et avec violence nos ruches. Je vous laisse imaginer l’effroi qui m’a saisi en découvrant ce paysage apocalyptique. » 

Grégoire H. apiculteur du réseau

POUR NOS APICULTEURS, LE CONSTAT EST AMER

« Chers marraines, chers parrains,
[…] Le début de saison a été assez compliqué, rythmé par un printemps pluvieux et surtout frais. Les colonies ont dû apprendre à travailler sous la pluie pour survivre et trouver du nectar et se développer.
Malgré ce contexte délicat, elles ont toutes réussi à passer ce cap et nous partager un peu de leur précieux nectar.
La récolte à été extrêmement tardive dûe au mauvais temps. » Cyrille A. apiculteur

COMMENT AGIR ET NOUS AIDER

21
Juil
2021

PRENONS SOIN DES ABEILLES

UNE ANNÉE NOIRE POUR NOS ABEILLES …

Nous sommes en pleine saison…
Mais cette saison a un goût particulièrement amer pour nos abeilles qui doivent faire face aux aléas de la météo. Beaucoup d’intempéries : pluie, gel, vent, sécheresse…

Chez Arnaud, Les ruchers de Papy Alain en région Grand Est, Le Pont, petit ruisseau du village d’à peine 2 cm d’eau en général a littéralement débordé. Du jamais vu !
Heureusement pour notre apiculteur situé sur les hauteurs du village : le matériel et les ruchers surélevés ont pu être sauvés !

AU COEUR DE LA SAISON APICOLE ET POURTANT … 

Cette période est propice à l’installation de nouvelles ruches, et pourtant, les dernières annonces du gouvernement ont eu un effet « coup de massue » sur nos parrainages. 
La morosité ambiante a jeté un frein sur les soutiens de nos marraines et parrains, particuliers et entreprises. Ne laissons pas les abeilles en marge.
Elles ont besoin de nous et nous avons encore plus besoin d’elles.

Soyons solidaires et préservons les abeilles 

19
Mai
2021

20 MAI, JOURNÉE MONDIALE DE L’ABEILLE

UNE JOURNÉE HOMMAGE POUR SENSIBILISER & AGIR

Elle a été votée à l’unanimité par les Nations Unies en 2017. Son objectif : sensibiliser le grand public et les autorités politiques à la nécessité de préserver les abeilles.

POURQUOI UNE JOURNÉE DÉDIÉE AUX ABEILLES ?

En 30 ans, le taux de mortalité des abeilles en France est passé de 5 % en moyenne à près de 40 % par an.
Pourquoi ? Parce que dans les années 1990 est apparu en France un herbicide de la famille des néonicotinoïdes très controversé : le glyphosate (substance active du Roundup de Monsanto). Il s’attaque au système nerveux des abeilles qui meurent empoisonnées provoquant le CCD* (Colony Collapse Disorder ou Syndrome d’Effondrement des colonies).

UN VÉRITABLE DRAME ÉCOLOGIQUE

Les abeilles entre autres représentent la reproduction de + de 80 % de plantes à fleurs
et 35 % de l’alimentation mondiale en tonnage !

Sans elles, nous ferions face à un véritable désert alimentaire !

SCÉNARIO CATASTROPHE D’UN MONDE SANS ABEILLES

L’utilisation non contrôlée des pesticides dans les années 80 a causé la disparition des abeilles sur la Province du Sichuan. Vidéo surréaliste mais actuelle.

Dans certaines régions du monde, les abeilles ont totalement disparu, obligeant l’homme à polliniser à la main. Un travail minutieux réalisé gratuitement par les abeilles et que l’homme est contraint d’effectuer avec difficulté et moyennant finance.
On estime à 153 milliards d’euros le service rendu gratuitement par les abeilles.

POURQUOI LES ABEILLES SONT-ELLES EN DANGER ?

Nous avons évoqué le facteur « numéro 1 » de la disparition des abeilles : LES PESTICIDES.
Mais elles doivent faire face à d’autres facteurs nombreux qui affaiblissent les colonies.

. LE FRELON ASIATIQUE
Un prédateur capable de décimer une ruche entière de 40 000 abeilles en quelques heures à peine. Le frelon asiatique est apparu en France en 2004 (arrivé par erreur dans une poterie en provenance de Chine). Il a proliféré et est présent sur tout le territoire. Nos abeilles européennes ne savent pas se défendre contre ce nouveau prédateur. On le reconnaît facilement à sa couleur brune et aux extrémités de ses pattes jaunes.

. LE VARROA DESTRUCTOR
Ou « parasite de l’abeille ». C’est un mal qui touche toutes les ruches de France. Ce parasite s’installe dans le couvain, juste avant que les cellules soient operculées. Le varroa pont à l’intérieur des cellules et la « mère » varroa déchire la paroi de l’abdomen de l’abeille naissante pour que sa progéniture puisse s’alimenter et se développer. Au moment de sa naissance, l’abeille est fortement affaiblie et les varroas bien développés ! La ruche tout entière s’en retrouve fragilisée.

. LA MONOCULTURE 
Tout comme l’Homme a besoin d’un régime diversifié pour être en bonne santé, les abeilles ont besoin d’un apport en pollens et nectars diversifiés tout au long de l’année, pour faire le plein d’énergie et se développer correctement dans la ruche. L’évolution des pratiques agricoles vers la monoculture, sans herbes folles ou « mauvaises herbes » permettant cette diversification alimentaire a appauvri les ressources naturelles et saines disponibles dans la nature pour les abeilles.

. LE DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE
Pas de doute possible ! Pour les apiculteurs et les abeilles, dépendant des saisons, le dérèglement climatique est plus que jamais d’actualité. Il influe fortement sur la saisonnalité apicole : inondations, canicules, hivers trop doux, sécheresses etc. Les abeilles n’hivernent plus correctement, les floraisons s’assèchent trop vite. Des floraisons disparaissent à cause des conditions météos qui évoluent…

POURQUOI LE 20 MAI ?

Cette journée coïncide avec l’anniversaire d’Anton Jansa, apiculteur du XVIIIème siècle, reconnu comme étant le père de l’apiculture moderne.

Cette date met donc aussi en lumière l’importance de soutenir la filière apicole et les gardiens des abeilles, nos apiculteurs.

22
Avr
2021

A LA DÉCOUVERTE DES ABEILLES SAUVAGES

1 abeille, 10 abeilles, 1000 abeilles, 20 000 abeilles !

Vous connaissez sans nul doute l’abeille à miel, abeille emblématique de l’initiative
Un Toit Pour Les Abeilles. Celle qui fait le bon miel dont vous raffolez !
On vous parle aujourd’hui des abeilles sauvages.

 QU’EST-CE QUE L’ABEILLE SAUVAGE ?

Savez-vous qu’il existe dans le monde environ 20 000 espèces d’abeilles
et près de 1000 rien qu’en France ?
Leurs points communs : elles ne piquent pas, ne vivent pas en colonie et ne produisent pas de miel. Pourtant, comme l’abeille à miel, elles sont essentielles à notre écosystème et sont en danger.

Et si on faisait connaissance ?
Difficile de ne pas craquer n’est-ce pas !

On vous présente deux véritables « stars » de la famille des abeilles maçonnes (abeilles sauvages).

Osmia cornuta (ou osmie cornue)
Elle mesure de 8 à 15mm. On la reconnaît facilement à son corps trapu, à la pilosité rousse de son abdomen et aux poils noirs de son thorax ainsi que de sa tête. On peut faire la différence entre un mâle et une femelle car le mâle est bien plus petit et a des poils blancs sur la face. 

Osmia rufa (ou osmie rousse)
Elle mesure de 8 à 12mm.
Elle arbore des couleurs légèrement différentes de celles de sa cousine cornue. Les poils de son abdomen sont plus sombres et ceux de son thorax sont plus clairs, dans des tons brun roux.

POURQUOI SONT-ELLES EN DANGER ?

A l’instar de l’abeille à miel, les abeilles sauvages font face à de nombreux facteurs d’affaiblissement. Entre autres les pesticides, la pollution, le changement des paysages avec l’appauvrissement des ressources naturelles, le dérèglement climatique

COMMENT LES PRÉSERVER ?

« Des câlins pour les plus douces des abeilles ! »

Il existe des petits gestes très simples que tout le monde peut mettre en pratique chez soi pour protéger les abeilles sauvages. Voici quelques exemples.

PLANTER / SEMER DES FLEURS
Les abeilles sauvages ont besoin de ressources naturelles tout au long de l’année pour s’alimenter et pas que. Saviez-vous par exemple qu’il existe une abeille, nommée l’abeille coquelicot, de son nom savant l’anthocope du pavot ? Elle utilise les pétales de cette fleur pour faire son nid.
Découvrez ou redécouvrez notre article blog autour des fleurs préférées des abeilles.

INSTALLER UN ABREUVOIR A INSECTES
Les abeilles sauvages ont également besoin de beaucoup d’eau. Vous pouvez leur fabriquer un petit abreuvoir très simple. Prenez un récipient, mettez-y un peu d’eau et ajoutez quelques cailloux ou brindilles pour éviter que les abeilles ne se retrouvent piégées. Saviez-vous que les abeilles maçonnes construisent leurs nids dans des galeries creuses, en utilisant de la terre qu’elles vont humidifier avec de l’eau ? Cela forme de véritables parois rigides qui protègent les œufs.

BANNIR LES PESTICIDES
Bien sûr, cela paraît tellement évident mais on ne cessera de le répéter :BANNIR LES HERBICIDES ET PESTICIDES de vos jardins. Cela fait du tort non seulement à vos jardins, mais aussi à tous les écosystèmes qui y vivent (papillons, abeilles, oiseaux, insectes) et à l’être humain.

CRÉER UN ESPACE DE BIODIVERSITÉ
Vous pouvez laisser une partie de votre jardin en jachère pour y voir éclore une biodiversité diversifiée. Saviez-vous par exemple que parmi les abeilles sauvages, il en est qui nichent dans des coquilles d’escargot vides ?
Ah les coquines… On prend ses aises chez nos amis les escargots !

Et si on les dorlotait ces petites abeilles ?

Vous pouvez devenir un Dorloteur ou une Dorloteuse d’Abeilles sauvage.
Dorloter les abeilles, c’est offrir un bout de jardin ou de balcon à ces pollinisatrices en danger.
Vous contribuez à leur protection et au bon développement de leurs populations
et vous participez à un élan écoresponsable.

Chez Un Toit Pour Les Abeilles,
nous aimons TOUTES les abeilles et avons à cœur de les protéger !

17
Mar
2021

NOTRE « PETIT CHALLENGE » SYMPA POUR LES ABEILLES

Quand les températures remontent peu à peu et que la météo est clémente, les abeilles commencent à ressortir tout doucement de la ruche après un hivernage de plusieurs mois, à la recherche des premières floraisons.

Elles vont devoir attendre encore un peu avant l’explosion des floraisons printanières. Les petites fleurs des près, déjà disponibles début mars et que l’homme appelle communément « les mauvaises herbes » sont essentielles dans cette période transitoire.

Laissons ces fleurs des près offrir aux abeilles les premiers nectars et pollens sains dont elles ont tant besoin

Vous avez été nombreux sur les réseaux sociaux à nous réclamer le panneau « LES ABEILLES ONT BESOIN DE CES FLEURS EN SORTIE D’HIVERNAGE POUR FAIRE LE PLEIN D’ÉNERGIE »

On vous propose un challenge sympa à faire chez vous !

Téléchargez et imprimez la pancarte ci-dessus et postez-nous des photos des fleurs dans vos jardins, parcs et rues alentours avec

Les #untoitpourlesabeilles et mention @untoitpourlesabeilles

Nous reposterons avec grand plaisir toutes vos photos ! A vous de jouer 🙂

15
Mar
2021

LE 17 MARS 2020, LA FRANCE PASSAIT SOUS CLOCHE

L’arrivée du Coronavirus nous obligeait à nous confiner, une période difficile pour chacun.
Nous espérons retrouver très vite un peu de cette liberté qui nous est chère et nous manque tant : les sourires, la joie, le partage…

Le printemps arrive à grand pas et avec lui la promesse de jours meilleurs

>>  RESTONS SOLIDAIRES  <<

Aux ruchers, les abeilles se réveillent en douceur après un confinement de quelques mois (l’hivernage) et retrouvent une nature en pleine éclosion.
C’est une période primordiale pour l’initiative que nous portons.

Plantez, semez des fleurs pour les butineurs, parrainez des ruches, agissez à votre échelle pour préserver les abeilles.

Elles sont petites mais portent en elles l’équilibre de notre biodiversité !

Un Toit Pour Les Abeilles

12
Mar
2021

PARRAINEZ UNE RUCHE À LA ROCHELLE ET RECEVEZ DU MIEL LOCAL À VOS COULEURS

Inscrivez-vous dans une  démarche forte  de préservation de la biodiversité en parrainant des ruches en local à La Rochelle,
Et offrez des cadeaux engagés à vos couleurs !


PARRAINEZ UNE RUCHE
AVEC UN TOIT POUR LES ABEILLES

300 000 colonies d’abeilles disparaissent chaque année en France !
Pourtant elles contribuent à la pollinisation de plus de 80% des espaces végétales, assurant ainsi notre sécurité alimentaire.


SOUTENEZ UN APICULTEUR ROCHELAIS

Julien, passionné d’apiculture depuis sa plus tendre enfance rejoint l’aventure d’Un Toit Pour Les Abeilles et vous propose de parrainer ses ruches à La Rochelle.


UN TOIT POUR LES ABEILLES
A FÊTÉ SES 10 ANS !

VOTRE CONTACT PRIVILÉGIÉ : 
Zakia ABAROU
En charge de la Relation Parrains Entreprises
06 28 67 40 69 – 05 17 26 10 23
parrains@untoitpourlesabeilles.fr
www.untoitpourlesabeilles.fr
Parrainez une ruche pour sauver les abeilles

03
Mar
2021

QUELLES FLEURS POUR LES ABEILLES ?

Épisode 1 : Les Plantes Aromatiques

LES ABEILLES PUISENT DANS LA NATURE DEUX INGRÉDIENTS ESSENTIELS QUI CONSTITUENT LEUR ALIMENTATION :

LE NECTAR & LE POLLEN

LE NECTAR est le liquide sucré sécrété par la plante. Grâce au travail minutieux réalisé par les abeilles, il deviendra le précieux miel de nos terroirs.
LE POLLEN forme de petites pelotes jaunes que l’on retrouve très souvent sur les pattes de l’abeille. Il est très peu sucré et offre un apport en protéines végétales et minéraux.

Nous vous proposons chaque semaine, une sélection de plantes, fleurs et arbustes mellifères pour les abeilles.
Cette semaine, les plantes aromatiques préférées des abeilles.

Plantation : de mai à juillet
Floraison : d’avril à juin

Plantation : de mai à juillet
Floraison : d’avril à juin

Plantation : de mars à septembre
Floraison : de juin à octobre

Plantation : d’avril à octobre
Floraison : de juin à août 

Plantation : de mars à mai
Floraison : de juin à septembre

Plantation : septembre – octobre
Floraison : toute l’année

Plantation : de sept. à oct. et mars à avril
Floraison : de mai à août

Plantation : de sept. à oct. et mars à avril
Floraison : toute l’année

Plantation : de sept. à oct. et mars à avril
Floraison : de mai à octobre

Plantation : de octobre à novembre
Floraison : toute l’année

Plantation : d’avril à juin
Floraison : toute l’année

Plantation : de mars à avril
Floraison : de juin à octobre

15
Jan
2021

Main dans la main pour la sauvegarde des abeilles

A L’ORIGINE, UN ENGAGEMENT COMMUN

C’est en rencontrant Florent, apiculteur passionné, que cette belle histoire a vu le jour.
Animé par la volonté de soutenir la filière apicole française, il crée en 2015

Mon Petit Pot De Miel

* * *
Après des années au service de cette belle histoire gourmande et environnementale, Florent ne voulait pas laisser ce projet , sans un successeur animé du même engagement.

C’est tout naturellement qu’il a souhaité passer le flambeau à Un Toit Pour Les Abeilles.

Découvrez MON PETIT POT DE MIEL : https://www.mon-petit-pot-de-miel.com/

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SOUTENIR L’APICULTURE FRANÇAISE DE DEUX FAÇONS :

MON PETIT POT DE MIEL : QU’EST-CE QUE C’EST ?

C’est une épicerie en ligne qui permet aux consommateurs avisés de commander des pots de miel de nos terroirs français, assurant un revenu stable et juste aux apiculteurs.
Ces pots 100% personnalisables peuvent être accompagnés d’accessoires sélectionnés : cuillère à miel, sucettes gourmandes…

Un geste fort qui se veut à la fois écologique et presque politique.

C’est l’opportunité de protéger la planète en préservant l’apiculture française.
C’est aussi l’occasion de soutenir les acteurs économiques locaux mis à mal depuis quelques années déjà, et plus encore en cette période de crise sanitaire.

Découvrez MON PETIT POT DE MIEL : https://www.mon-petit-pot-de-miel.com/

MON PETIT POT DE MIEL : COMMENT CA MARCHE ?

C’est simple ! Vous choisissez un miel grand cru de France, puis vous créez vos petits pots personnalisés : format, couvercle et étiquette, tout est possible ! *

Vous pouvez ensuite « customiser » encore plus votre cadeau gourmand avec des accessoires adaptés à vos envies et à la taille de vos pots de miel.  
Une idée de cadeau pour toutes les occasions, petites ou grandes !

* commande de 25 pots personnalisés minimum

Découvrez MON PETIT POT DE MIEL : https://www.mon-petit-pot-de-miel.com/

27
Oct
2020

La légende du Colibri

Tirée d’un conte amérindien, cette légende fait plus que jamais écho
à l’initiative que nous portons chez Un Toit Pour Les Abeilles.

«Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :
« Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? »  […]

« Je le sais,


répond le colibri, mais


je fais ma part ».

Beaucoup connaissent la première partie de la légende…

Beaucoup moins, la seconde partie que l’on vous partage aujourd’hui.

« Sans plus attendre, il repart vers les flammes.
Les animaux se regardent étonnés. C’est Toucan qui le premier dit :
« j’y vais aussi. J’ai un grand bec et je sais voler ».
Puis Ara s’écrie : « attends je viens avec toi ».
Finalement, prenant un peu d’eau dans leur bec, dans leur museau, dans leurs pattes tous les animaux s’élancent vers l’incendie. L’histoire ne dit pas s’ils ont réussi ; mais depuis ce jour, quelque chose a changé et les animaux se sentent unis par une force nouvelle.
Et plus aucun d’eux ne se moquent de la petite taille du Colibri. »

12
Oct
2020

Et si on parlait miel ?

Aujourd’hui on vous donne quelques chiffres sur le miel.

Ils vous permettront de mieux appréhender la problématique autour du miel de nos étals.

En France, la production moyenne de miel est de 10 000 tonnes environ par an.
Ça semble beaucoup, mais cette production annuelle a drastiquement baissé depuis les années 90, où elle avoisinait les 35 000 tonnes par an.

Plusieurs facteurs expliquent cet effondrement de la production de miel et des colonies d’abeilles (de l’ordre de 30% chaque année).

UN APPÉTIT POUR LE MIEL TOUJOURS AUSSI FORT

Les Français consomment en moyenne 40 000 tonnes de miel par an !

Et c’est là que le bât blesse et à bien des égards.

La France importe chaque année près de
30 000 tonnes de miel de l’étranger
!

2/3 en provenance d’Europe, 23% de Chine et 13% des Amériques.
Un miel à très bas coût (moins de 2€ du kg) qui vient concurrencer le miel français.
Mais au delà du prix et de l’inondation dans nos magasins de ces miels d’origine « UE » et « Hors EU », c’est la qualité de ce miel importé qui est remise en cause.

IL EST IMPOSSIBLE DE TRACER SON ORIGINE

Une enquête a ainsi révélé que 1 miel sur 3 dans nos étals est « hors la loi » :

Adultération par ajout de sucre ou sirop, fraude à l’origine, appellation frauduleuse, usurpation de qualité « bio ».

🍯⚠️ D’ailleurs il est amusant de mettre en parallèle certains chiffres 🍯⚠️
la Chine est devenue en une décennie à peine le 1er pays exportateur de miel passant de 64000 tonnes à 144000 tonnes de miel exportées. Et pourtant, le nombre de ruches sur la même période n’a que très peu progressé : à peine 13%. Étrange non !

A PARTIR DE JANVIER 2021,ÇA ÉVOLUE !

Les miels mélangés devront indiquer la part d’origine de chaque pays par ordre d’importance. (par exemple : 70% Chine, 20% Espagne et 10% Roumanie).
 Pour Un Toit Pour Les Abeilles, ce ne sera pas trop difficile :

Tous nos miels sont 100% français, récoltés et mis en pot en France.

Soutenez un apiculteur français, en parrainant dès aujourd’hui une ruche avec Un Toit Pour Les Abeilles !

www.untoitpourlesabeilles.fr

PARRAINEZ UNE RUCHE POUR SAUVER LES ABEILLES !

07
Oct
2020

MIEUX CONNAITRE LES ABEILLES, POUR MIEUX LES PROTÉGER !

On vous partage quelques faits étonnants sur les abeilles !

DES BAROUDEUSES EN HERBE !

Pour faire un kilo et demi de miel, une ruche de quelques 40 000 locataires, doit effectuer environ 120 000 kilomètres.
Soit trois fois le tour de la Planète...

Une sacrée distance pour des êtres de quelques millimètres à peine !

LE DOUX CHANT DES ABEILLES

Les abeilles battent leurs ailes en moyenne 200 fois par seconde !

C’est de ce mouvement très rapide et répété que provient le «BZzz» mélodieux que vous entendez quand vous observez et écoutez les abeilles dans la nature.

UNE GRAND FAMILLE…

Une colonie d’abeilles se compose en moyenne de 20 à 30 000 abeilles durant la période hivernale.   La maison s’agrandit encore durant la période estivale pour accueillir entre 50 et jusque 80 000 congénères !
Plus on est de fous et plus on récolte.

LA REINE DES ABEILLES

La Reine peut choisir de donner naissance à une abeille femelle (future ouvrière) ou à un mâle (faux-bourdon).

Les faux-bourdons n’ont pas de père à proprement parler puisque pour donner naissance à un faux bourdon, l’abeille pondra un œuf non fécondé. Pour donner naissance à une abeille femelle, la Reine a recours à sa spermathèque.

DES DANSEUSES AVERTIES

Les abeilles communiquent entre elles par une danse : La danse des abeilles !
  En dansant l’abeille informe ses congénères de la direction à prendre et de la distance à parcourir pour trouver le nectar !

LE SOLEIL, BOUSSOLE DES ABEILLES

Les abeilles utilisent le soleil pour se guider. Il joue le rôle de boussole en somme.

Lorsqu’il y a des nuages, et que le soleil est absent, les abeilles parviennent à se diriger en utilisant la lumière polarisée.

LE MIEL, TRÉSOR DE LA NATURE

Les abeilles sont les seuls insectes dans le monde qui produisent des aliments consommés par l’homme.

Miel, propolis, gelée royale, sont autant de prodiges de la nature que nous partagent les abeilles.

LES ABEILLES EN DANGER !

Leur nombre a chuté de près de 30% depuis les années 90.
Une situation dramatique qui s’étend plus largement à tous les insectes pollinisateurs et à la faune dans son sens large.
En cause ? Les pesticides, les infections parasitaires, la monoculture et le dérèglement climatique !

RESTONS SOUDÉS POUR LES ABEILLES

Même si notre combat est loin d’être gagné et que la crise sanitaire nous a fragilisé encore, en nous faisant perdre des soutiens, nous restons DEBOUT, avec la même passion qui nous anime et le souhait sincère d’agir pour nos petites !

GARDONS LE SOURIRE ET BATTONS NOUS PLUS FORT
Elles le méritent nos petites !
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Parrainez une ruche pour sauver les abeilles
26
Août
2020

SAMEDI 22 AOUT 2020, JOUR DU DÉPASSEMENT

C’est le jour à partir duquel on considère que l’humanité a consommé toutes les ressources que la Planète est capable de régénérer en une année.
A partir de ce jour, l’humanité vit à crédit de la terre et de ses écosystèmes !

Un mieux considérable pourtant, puisque l’an dernier le jour du dépassement avait eu lieu le 22/07/19. On associe ce recul à la crise de la Covid19, ayant réduit l’empreinte humaine sur plusieurs semaines.

L’Espoir est là… à nous de jouer !

Rendons à la nature un peu de ce qu’elle nous offre sans compter.

Merci à celles et ceux qui ont rejoint la grande famille de marraines et parrains Un Toit Pour Les Abeilles.
Merci de contribuer, à l’instar de petits colibris, à la préservation des abeilles !

« Le bonheur pour une abeille ou un dauphin est d’exister,

pour l’homme, de le savoir et de s’en émerveiller. »

Jean-Yves Cousteau

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19
Août
2020

RETOUR EN FORCE DES NÉONICOTINOÏDES, TUEURS D’ABEILLES

Le gouvernement a annoncé jeudi dernier vouloir autoriser un insecticide de la famille des néonicotinoïdes interdit depuis 2018, afin de protéger les cultures de betteraves
des pucerons verts qui provoquent la jaunisse.

Un insecticide, perturbateur endocrinien,

qui vient de nouveau fragiliser une biodiversité en sursis !

POUR UN TOIT POUR LES ABEILLES, QUI FÊTE CETTE ANNÉE SES 10 ANS, L’ACTION CONTINUE !

Avec près d’une centaine d’apiculteurs partout en France, soutenus à travers le parrainage de ruches, plus de 10 000 ruches installées sur tout le territoire, plus de 70 000 parrains particuliers et 2500 entreprises, Un Toit Pour Les Abeilles poursuit son action de préservation des abeilles.

Avec et grâce à vous !

AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS LES ABEILLES ET LEURS APICULTEURS ONT BESOIN DE VOUS

La situation inédite que nous traversons appelle à la solidarité et
nous avons encore besoin de vous.

Poursuivez l’action à nos côtés en
renouvelant votre soutien / parrainant dès aujourd’hui

Depuis septembre 2019, vous pouvez, si vous le souhaitez opter pour un renouvellement tacite
(par prélèvements bancaires mensualisés). Merci pour votre engagement à nos côtés !

Wwww.untoitpourlesabeilles.fr
Parrainez une ruche pour sauver les abeilles !

30
Juin
2020

Soyons plus fort ensemble pour sauver les abeilles !

CONSTRUISONS ENSEMBLE LE MONDE DE DEMAIN

Nous venons de traverser une période difficile (vous et nous) avec la crise du Covid.
Le 22 juin, soit trois mois après le début du confinement, les salles de classe, les cinémas, les casinos ou encore les théâtres rouvrent leurs portes.
Cette « triste parenthèse » a marqué durablement les cœurs et les esprits !

RELANÇONS ENSEMBLE LA « MACHINE FRANCE »

VOUS ÊTES NOS MEILLEURS AMBASSADEURS !

Vous pouvez nous aider aujourd’hui à passer cette période difficile durant laquelle
nous avons perdu 1/3 de nos soutiens et nous permettre de poursuivre notre action qui nous/vous tient à cœur.

Nous avons besoin de « colibris » faisant leur part  Merci à vous !

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Parrainez une ruche pour sauver les abeilles !

18
Mai
2020

Ce mercredi 20 mai, nous fêterons la Journée Mondiale de l’Abeille.

Le saviez-vous ? Les Nations Unies ont désigné le 20 mai Journée mondiale des abeilles (ou « Beeday » pour les amateurs de Shakespeare). Cette journée demandée à l’initiative de l’ONU et de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture – Food and Agriculture Organisation) a été votée à l’unanimité par les Nations Unies en 2017. C’est ainsi qu’en 2018, nous avons pu fêter pour la première fois en France et dans le monde entier la journée de l’Abeille !

PAS TANT POUR LA METTRE A L’HONNEUR OU LUI RENDRE HOMMAGE…

Mais d’abord et avant tout pour sensibiliser le grand public et les autorités politiques à la nécessité grandissante de la préserver…

Car oui sans les abeilles, qui participent à la pollinisation de plus de 80% des plantes à fleurs, nous arriverions très vite à un désert alimentaire !  

POURQUOI CETTE DATE ?

Cette journée du 20 mai coïncide avec l’anniversaire d’Anton Janša (1734 – 1773), l’apiculteur slovène du XVIIIème siècle reconnu aujourd’hui comme étant le père de l’apiculture moderne.
Anton a, en son temps, rendu hommage à l’abeille pour sa capacité à travailler dur tout en n’ayant besoin que peu d’attention…
Mais les temps ont bien changé et l’abeille vit aujourd’hui des jours difficiles avec une mortalité en croissance préoccupante d’année en année.

Le Syndrome d’Effondrement des Colonies

Si jadis l’abeille prospérait en France, depuis quelques années, elle subit ce qu’on nomme scientifiquement le Syndrome d’Effondrement des Coloniesou CCD (Colony Collapse Disorder), avec 300 000 colonies d’abeilles qui meurent chaque année en France.
Parmi les facteurs connus qui expliquent cette mortalité des abeilles :

En instituant la journée mondiale des abeilles, les Nations Unies nous incitent une fois de plus à réfléchir sur les enjeux autour de la disparition des abeilles, et à modifier nos comportements.

Profitons de cette Journée de l’Abeille !

Profitons de cette date pour sensibiliser, parler, échanger autour de la protection des abeilles.
Encore trop de monde ne sait pas que l’abeille est en voie de disparition dans certaines régions du monde et que sans elle, c’est l’humanité toute entière qui court à sa perte !
Rappelons les actions ou initiatives positives qui permettent de préserver nos abeilles, sentinelles de notre environnement.
Le parrainage de ruches en fait partie bien évidemment mais pas que…

www.untoitpourlesabeilles.fr : Parrainez une ruche pour sauver les abeilles !

30
Avr
2020

Quelques gestes simples pour aider les abeilles

C’est le printemps et nos abeilles ne vivent pas le confinement ! Qu’elles fassent partie des abeilles sauvages ou domestiques, elles sont en danger et nous vous partageons quelques gestes très simples, que vous pouvez mettre en pratique chez vous, pour les aider !

1. CONSOMMEZ DU MIEL, MAIS PAS N’IMPORTE LEQUEL !


Profitez du bon miel à déguster de votre parrainage de ruche.


Vous pouvez aussi l’acheter dans les marchés, auprès d’apiculteurs locaux.

Quoiqu’il en soit renseignez-vous sur l’origine du miel. Attention à celui marqué « Provenance UE et hors UE » !

2. SEMEZ  DES FLEURS POUR LES ABEILLES


Pour plus de couleurs, plus de senteurs et pour créer un véritable garde-manger pour tous les insectes, vous pouvez semer dans vos jardins, sur vos balcons en jardinière, ou sur vos rebords de fenêtre en pot, des fleurs pour les abeilles !

En parrainant une ruche sur www.untoitpourlesabeilles.fr vous pouvez commander notre « KIT PARRAIN » qui comprend notamment
un sachet de graines mellifères pour les abeilles !

3. INSTALLEZ UN HÔTEL A INSECTES


Vous pouvez placer des abris à abeilles sauvages dans vos balcons et jardins. Vous offrez ainsi aux abeilles un abri sûr, tout en vous émerveillant de leur présence en toute sécurité.
Rendez-vous sur www.lesdorloteurs.fr

4. INSTALLEZ UN POINT D’EAU


Au printemps, avec la reprise de la ponte des reines, les abeilles ont besoin d’eau, pour s’abreuver, nourrir les larves et les imagos.

Installez une coupelle avec de l’eau et quelques brindilles de bois ou cailloux. Cela permettra aux abeilles de s’y déposer pour récupérer l’eau.

5. PARRAINEZ UNE RUCHE


Pour vous-même ou offrez un parrainage en cadeau. Les occasions ne manquent pas !

Dès 4,50€/mois, vous vous immergez durant un an dans le monde passionnant des abeilles, recevez des photos et nouvelles de votre ruche et déguster un miel terroir à votre nom !
Rendez-vous sur  www.untoitpourlesabeilles.fr

Un dernier petit conseil pour finir :
FAITES PASSER LE MESSAGE AUTOUR DE VOUS !

30
Mar
2020

Nous vivons un moment inédit

La France et la planète entière sont confrontées à un mal tenace, le covid-19 !

Digne d’un scénario de Spielberg, la situation que nous vivons n’est pourtant pas une fiction. C’est la triste et brutale réalité. Des êtres humains sont touchés de plein fouet par ce virus particulièrement violent qui attaque les poumons et génère des détresses respiratoires que le corps médical s’acharne à guérir. Le gouvernement français, par la voix de son président, Emmanuel Macron l’a dit lui-même, « nous sommes en guerre ». Une guerre violente qui nous a tous pris de court et qui persiste malgré une volonté commune d’en finir le plus vite possible. Une guerre dont l’ennemi invisible s’insinue dans les foyers français et du monde sans y avoir été convié.

Le moment n’est certainement pas à la critique ou à la recherche d’un coupable.

Il est au contraire à la solidarité et à l’union car c’est le seul moyen de s’en sortir sans trop de pertes.

Pertes qui sont hélas, à l’heure où nous vous parlons déjà trop nombreuses et douloureuses. Nous partageons une pensée émue à celles et ceux qui ont succombé à ce virus criminel, nos aînés ou encore Julie, à peine âgée de 16 ans. Une pensée aussi aux hospitalisés et à leurs familles dans l’angoisse. Nous leur souhaitons beaucoup de courage face à cette terrible épreuve. Nous avons en parallèle des histoires pleine d’espoir qui se révèlent et qui sont un rempart à la morosité ambiante.

L’histoire par exemple de Henri et Monique Marchais, respectivement 90 et 86 ans, atteints ensemble du covid-19. Les deux nonagénaires ont été hospitalisés dans la même chambre, ont combattu le virus et ont remporté la victoire malgré leur âge avancé et les statistiques !

Une fois cette introduction posée, nous voulions évoquer l’autre versant de ce mal qui nous touche…

A chaque épreuve, sa morale.

La pandémie qui nous frappe a fait resurgir des sentiments que nous pensions enfouis, à l’aire de l’individualisme et du profit exacerbé. Des sentiments comme la solidarité, l’entraide la compassion, la générosité ou la résilience !

Des sentiments de bienveillance et d’amour qui se présentent comme une partie de l’antidote ! 

Partout en France nous avons vu se créer des chaînes de solidarité. Oublié le profit, nous avons replacé l’homme au centre de nos réflexions. La France comme l’ensemble du monde d’ailleurs s’est montrée pleine d’humanisme et d’amour. Envers nos plus faibles d’abord, les personnes âgées, mais aussi envers les personnes vulnérables, les sans-abris, les voisins malades etc…

Au-delà de l’homme nous avons replacé la planète au centre de nos réflexions.

Cette pandémie, dans nos malheurs, a révélé au grand jour que l’homme, par ces pratiques intensives a imposé son empreinte et que cette période de confinement permet à la planète de reprendre ses droits quelques instants.

Partout où le confinement a été mis en place, des interactions positives ont été constatées offrant à la terre une véritable bouffée d’oxygène. C’est la ESA, l’Agence Spatiale Européenne qui révèle des images impressionnantes de la terre depuis son confinement partiel.

En France ou encore en Chine, on constate une nette amélioration des taux de dioxyde d’azote (un polluant particulièrement important) dans l’air.

A Venise, la nature reprend ses droits. Depuis qu’elles ne subissent plus la pression touristique, les eaux de Venise n’ont jamais été aussi claires…

En France enfin, les effets du confinement sont nombreux. La pollution de l’air et sonore se sont drastiquement atténuées dans la capitale. Le son strident des klaxons a été remplacé par le doux gazouillis des oiseaux… Dans les calanques de Marseille, les dauphins sont de plus en plus nombreux, heureux de profiter d’une eau plus pure et moins agitée.

Bref la faune est plus zen, moins stressée par l’empreinte des hommes. L’homme, placé tout en haut de la pyramide, prend conscience doucement qu’il n’en est pas préservé pour autant, et que son prédateur le plus dangereux est peut-être finalement, LUI-MÊME !

Un merci à tous les acteurs solidaires.

Cet article est pour nous l’occasion de dire et redire merci à toutes les personnes qui ont su se montrer solidaires… Aux infirmières, infirmiers, médecins et personnels soignants qui mènent au front l’une des plus grandes guerres sanitaires. Aux pompiers, gendarmes qui veillent au respect de ce confinement essentiel. À toutes celles et ceux qui durant ce confinement se montrent particulièrement solidaires envers nos aînés, nos voisins, nos sans domicile fixe, nos plus vulnérables ! MERCI à toutes celles et ceux qui applaudissent chaque soir à 20h devant leur fenêtre pour rendre hommage à ceux qui chaque jour sauvent nos vies. Merci à toutes celles et ceux qui restent chez eux, le plus beau cadeau que nous pouvons faire à l’humanité en cette période de pandémie. Merci enfin à celles et ceux qui restent solidaires de toutes ces actions précieuses qui préservent le vivant ! Ces associations ou initiatives qui aident leurs prochains, protègent nos amis les bêtes ou viennent en aide à notre biodiversité fragile !

Un GRAND MERCI

#restezchezvous #restonscheznous #restezalamaison #onrestealamaison #solidarité

12
Mar
2020

La Nature a un prix !

Et si on parlait chiffres…

Puisque pour certains il faut en arriver là, pour qu’ils puissent prendre conscience de la valeur réelle de notre biodiversité.

Des organismes sérieux ont décidé de « donner un prix » aux animaux en fonction de l’apport concret qu’ils ont sur la Planète.
Et c’est assez impressionnant, ça se chiffre en plusieurs milliards d’euros…
Parmi ces organismes, le FMI, Fond Monétaire International, a réalisé une étude pointue permettant de donner une valeur monétaire au « service rendu » par les animaux sur la Terre.

On estime que 40% de l’économie mondiale repose sur le seul travail réalisé par les animaux.

En tête de l’étude, les abeilles

Car l’abeille joue en effet un rôle essentiel de pollinisation dans la nature.
On sait déjà que les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales
  • la production de plus de trois quarts des cultures dans le monde
  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage
  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale

Aujourd’hui on est capable d’estimer la valeur des abeilles, par rapport à ce service de pollinisation entre autres, qu’elles nous rendent gracieusement. Et la note est salée : les études évoquent plus de 500 milliards d’euros.
L’abeille, être vivant le plus important sur terre, rapporterait ainsi entre 2 et 5 milliards d’euros, entre son rôle de pollinisatrice et de productrice de miel.

D’autres exemples de ce poids économique et écologique joué par les animaux sont exposés .

Autre acteur de notre écologie, les baleines…

Sur toute la durée de leur vie, elles jouent un rôle essentiel sur la Planète à différents niveaux.
d’abord une baleine, à elle seule, capte plus de 33 tonnes de carbone. Il faudrait plusieurs milliers d’arbres pour atteindre ce niveau de captation offert par une seule baleine.

Puis lorsqu’elle meurt, elle piège ce même carbone en elle, dans les fonds marins. Elle alimente aussi le plancton.

Bref, la baleine est également un acteur puissant de notre biodiversité, et on chiffre à 1,8 millions d’euros, le service rendu à la Planète.
Pourtant l’animal souffre de la pêche intensive et les conséquences sur nos écosystèmes et sur l’écologie sont désastreuses.

L’Éléphant, une espèce essentielle

Enfin, dernier exemple de « service rendu » par les animaux, l’éléphant. Apprécié pour son ivoire, valorisé à quelques 16500€, nul doute qu’un éléphant vivant apporte bien plus à la Planète qu’un éléphant mort.

On chiffre sa valeur écologique à plus de 1, 5 millions d’euros par éléphant, grâce notamment aux safaris photos, ou encore au rôle qu’il joue dans l’agriculture, dans certaines régions du monde.

Le préjudice écologique

En mettant en regard des animaux et leur valeur financière, le FMI et les autres organismes ont souhaité mettre en avant le rôle primordial joué gracieusement par la nature sur notre Planète.

Donner un prix aux animaux, permet de prendre conscience de la valeur substantielle de ces derniers, mais aussi de calculer le préjudice écologique réel pour punir ceux qui s’attaquent à la nature.

Pour la première fois d’ailleurs, un groupe de braconniers a écopé en début de mois de 350 000€ d’amendes pour avoir pêché illégalement pendant 4 ans dans les eaux protégées du parc national des Calanques de Marseille.

18
Déc
2019

Prendre soin des abeilles et des pollinisateurs

article transmis pour publication à Bourgogne Nature.

Pression croissante d’un système économique mortifère

La disparition des pollinisateurs suit la courbe générale de chute de la biodiversité depuis le début de l’expansion industrielle. Ces causes sont clairement identifiées : un modèle économique[1] en guerre contre le vivant. L’industrialisation de l’agriculture a, en effet, inversé les valeurs humaines relatives aux activités en relation avec la nature : il ne s’agit plus d’en prendre soin, mais de l’exposer à toutes les sollicitations, sans limite. L’économie libérale de marché a, bel et bien, consacré l’instrumentalisation du vivant, y compris, le plus ordinaire.

Affaiblissement des effectifs et de la diversité génétique des espèces de pollinisateurs

La destruction et le morcellement des habitats est la première cause de chute des effectifs de la faune,  en général. Avant leur quasi disparition par l’exploitation intensive des forêts et des sols, les pollinisateurs trouvaient naturellement leur gite dans des biotopes ordinaires. Pour les uns, dans les troncs d’arbres creux, et, pour les autres, dans des sols tendres et stables, où ils leurs est possible de creuser des galeries suffisamment profondes qui ne se rebouchent pas, en vue de la reproduction et de l’hivernage.

La raréfaction des habitats, leur très grande dispersion, ne réduit pas seulement la population des espèces de polinisateurs, dont certaines ont déjà disparues ; mais limite considérablement les possibilités de brassage génétique. Or, on connait l’importance de la diversité génétique dans l’adaptabilité des espèces sur une zone géographique donnée.

Pour les abeilles mellifères, les incidences de diversité a été mise en évidence à aux moins trois niveau :

  • La chute de longévité des reines, insuffisamment fécondées par un nombre insuffisant de mâles,
  • Les carences de coopération dans une colonie où la diversité génétique est insuffisante,
  • La mise en péril des races locales adaptées, moins sensibles aux aléas météorologiques et pressions parasitaires, par introduction trop massive de races exotiques commerciales venant compenser les effectifs en chute, ou encore à seul fin de productivité immédiate.

Indisponibilité et pollution des ressources mellifères

Le recul de la flore spontanée a débuté avec l’augmentation de l’emprise agricole ; les surfaces conquises pour la culture et l’exploitation des forêts. Les forêts feuillus comptent parmi les écosystèmes les plus riches, y compris pour les pollinisateurs. La sélection dans la reproduction des essences ayant la plus grande valeur marchande – en bois d’œuvre, mais également de chauffage – se fait en défaveur des essences les plus mellifères (tilleuls, aulnes, saules, bouleaux…)

Avec l’industrialisation de l’agriculture, les plaines ont connu une intensification paroxystiques des pratiques agricoles intrusives et destructrices : citons pour exemple la suppression des haies pour l’agrandissement de surfaces en monoculture; et l’usage immodéré des pesticides. En France, le NODU (nombre de doses unités) est un indicateur de suivi du recours aux produits phytosanitaires qui a été défini dans le cadre du plan Écophyto. Malgré les intensions affichées, la progression de cet indicateur, rapporté à la surface utile cultivée, ne s’est toujours pas infléchi. L’agriculture, soumise aux impératifs des marchés, en reste totalement dépendante.

Réchauffement climatique et désynchronisation flore-faune

Le réchauffement climatique a un impact prépondérant en plaine[2], alors même que s’y trouvent les écosystèmes sont déjà les plus dégradés, par ailleurs.

La tendance générale d’augmentation des températures est aussi assortie de fluctuations importantes locales annuelles très importantes, notamment en début de printemps, période cruciale pour la survie des pollinisateurs sortant d’hivernage. Des variations trop importantes entre flore et faune pourraient être fatal, à termes, à certaines espèces fortement dépendantes de floraisons très impactées ; notamment les floraisons précoces, aux dates très fluctuantes, ou, encore les floraisons estivales, dont la production en nectar est réduite par le stresse hydrique accrue par les températures caniculaires.

Le climat est un chef d’orchestre, dont la conduite est de plus en plus irrégulière ; créant une désynchronisation des partitions jouées respectivement par la faune et la flore, où il manque déjà beaucoup de notes, tant en diversité qu’en quantité.

Cette conjonction de difficultés pourrait être fatale aux pollinisateurs

Non seulement les facteurs de fragilisation continuent de s’aggraver, mais leurs effets sont cumulatifs:

  • les populations déclinantes et leur appauvrissement génétique,
  • la chute de disponibilité des ressources, et,
  • l’impact du réchauffement climatique,

La chute de disponibilité des ressources se trouve significativement impactée par le réchauffement climatique, particulièrement en plaine.

Sur une base de population réduite à la génétique appauvrie, les espèces de pollinisateurs sont soumises à un défi d’adaptation qu’elles pourraient ne plus être en mesure de relever, face à l’accumulation de facteurs défavorables s’accentuant[3].

Dans ce contexte, le mouvement de disparition des populations et espèces pourraient s’accentuer, entrainant des ruptures du service de pollinisation, déjà constatées, dans plusieurs régions du globe à trop forte exploitation agricole. Le vivant soumis à des stress continuels et cumulés ne dispose pas d’une résilience sans limite. La somme des perturbations peut être à l’origine de phénomènes de disparition accélérés et incontrôlables, dont le terme d’effondrement traduit bien le caractère brusque  et irréversible.

Connaitre le vivant et le respecter pour interagir intelligemment en faveur des pollinisateurs

Prendre un tel risque de rupture relève de l’incompréhension des enjeux du vivant, qui ne peut se réduire pas à un instrument de production. Le vivant est irremplaçable et sa sophistication et son essence sont inimitables. D’ailleurs, les plus récentes études et expérimentations confirment que la productivité des écosystèmes est conditionnée directement par le foisonnement de  biodiversité qui y prospère[4].

Dans leurs volets préconisations, les rapports internationaux, comme celui du GIEC, plébiscitent les approches agro-écologiques, où la prise en compte des besoins propres aux écosystèmes contribue à une meilleure productivité globale, en réduisant considérablement les risques d’effets dévastateurs.

Les pollinisateurs y jouent un rôle de choix, tout à la fois comme contributeur à un service fondamental, celui de la pollinisation, mais également, comme indicateur de la biodiversité.

Préserver et multiplier les habitats naturels et artificiels

Les habitats détruits, encore plus que les ressources, ne se reconstituent que sur le temps long. C’est pourquoi, en phase de restauration des écosystèmes, il est indispensable de prévoir la mise à disposition d’habitats « artificiels ». Ils portent cette appellation, parce qu’ils ont été fabriqués de la main de l’homme, par opposition aux habitats « naturels ».

Comme :

  • les conditions de prospection et de choix des habitats par les différentes espèces de pollinisateurs, tout comme,
  •  l’existence même des espèces de pollinisateurs présentes ou susceptibles de conquérir un territoire

ne peuvent être parfaitement connues, il convient de prévoir une diversité de nature et de localisation d’habitats artificiels, pour augmenter les chances d’occupation.

Même pour les abeilles mellifères, qui disposent déjà des habitats domestiques que sont les ruches des apiculteurs, il convient de prévoir des « nichoirs » pour des colonies d’abeilles, qui les occuperont sans aucune intervention humaine[5]. Ces colonies dites « sauvages » constituent une réserve génétique précieuse et un indicateur plus fiable qu’une colonie sur laquelle les activités de l’apiculteur interfèrent parfois lourdement.

Redéployer la biodiversité florale

La flore spontanée est très propice aux pollinisateurs, puisque, en moyenne, 85 % de plantes à fleurs qui s’y trouvent profitent de la visite des pollinisateurs. Sa présence ne nécessite aucune intervention ; même exige qu’il n’y en est aucune : ni semi, ni fauche, ni, bien sûr, désherbage.

La reconquête par la biodiversité ordinaire suppose :

  • le contrôle des réflexes interventionnistes, conditionnés par la pression culturelle et sociale,
  • un changement de point sur les « mauvaises » herbes et la flore sauvage, et,
  • la valorisation des économies de moyens ainsi réalisées, pour être complet sur le bilan écologique globale de l’incitation à l’objection à l’action écocide.

En matière de pratique professionnelle agricole, il s’agit d’une véritable révolution culturelle, dont l’acceptation même suscite, d’emblée, des réactions d’hostilité marquées.

Recréer des écosystèmes agricoles riches et résilients

Pablo Servigne et Gauthier Chapelle[6] expliquent qu’en définitive les systèmes agricoles résilients ont des caractéristiques diamétralement opposées aux systèmes agricoles industriels actuels et parfois mêmes ancestraux:

  • fondée sur l’observation des mécanismes naturels (bio mimétisme)
  • à faible taux de mécanisation (intensive en savoir faire), et,
  • plaçant l’arbre au centre du système productif (contrairement, à ce qui a été fait depuis le néolithique, dans les civilisations occidentales.)

Il se trouve aussi que, les pollinisateurs y renouant avec un contexte de développement favorable, de tels systèmes agricoles résilients mettent fait à l’accumulation des facteurs actuels précarisant à l’extrême leur existence et survie.

Promouvoir l’apiculture douce

Cette agriculture, plus intelligente et respectueuse de la nature, peut se concevoir, à nouveau, en synergie avec l’activité apicole. Celle-ci a aussi sa « révolution culturelle » a opérée, vis-à-vis des dérives du productivisme actuel:

  • sélection génétique outrancière, visant des résultats à trop courts termes,
  • déplacements continuels des ruches et nourrissage au sucre sans état d’âme[7], et,
  • retrait excessif de miel des colonies

Tout comme pour la permaculture, les petits porteurs de projets apicoles alternatifs, non dépendants des financements, et les amateurs sont les promoteurs de ces nouvelles pratiques. Ils apportent la preuve que la dégradation spectaculaire et silencieuse de la biodiversité et la disparition des pollinisateurs, ne sont pas une fatalité.

La dénonciation des méfaits de l’économie agricole de marché en sera d’autant accentuée. Les consommateurs avertis auront un rôle prépondérant dans la révolution agricole à venir,  absolument indispensable à la survie de la civilisation humaine de type occidentale.


  • [1] Allocution en mars 2019 de Nicolas Hulot, transmise sur Youtube, où il affirme, sans ambiguité, que le système économique actuel n’est pas la solution mais bien le problème.
  • [2] http://www.notre-planete.info/actualites/3116-forets_plaine_changement_climatique
  • [3] Avis de gros temps sur la pollinisation, François Villatte, revue « Abeilles en liberté » n°4 octobre 2019
  • [4] https://www.fondationbiodiversite.fr/la-biodiversite-favorise-t-elle-la-productivite-des-ecosystemes/
  • [5] uchesdebiodiversite.fr
  • [6] Agriculture post-carbone – Servigne/Chapelle – 2ème Congrès Interdisciplinaire du Développement Durable
  • [7] Nourrissement : du sucre sans état d’âme, dossier coordonné par Stéphane Bonnet, revue « Abeilles en liberté » n°4 octobre 2019
18
Sep
2019

« Continuer à nous mobiliser pour que perdure le miracle de la vie » – Article de Yves ROBERT (Apiculteur Un Toit Pour Les Abeilles)

Il existe des miracles de la vie auxquels nous ne prêtions peut-être pas suffisamment d’attention avant qu’ils ne soient en péril, menacés de destruction…

Telle est la situation des abeilles mellifères sur certains continents. La question de notre responsabilité se pose spontanément ; ainsi que la manière dont nous pouvons agir pour éviter l’irréparable.

Une place de choix

Privé de contact suffisamment intime avec elles, nous ne savons pas toujours précisément à quel point leur activité est merveilleusement intelligente et profitable à la vie : la nôtre, mais aussi celle d’une flore, dont la production et la pérennité dépend. Cependant, dans l’inconscient collectif, l’abeille mellifère s’est taillé une place de choix, durant le très long compagnonnage qu’elle a accepté de vivre avec l’espèce humaine. Le témoignage des découvertes archéologiques reculent toujours plus dans le temps le moment où ces deux espèces ont croisé leurs destinées.

Mais, voilà qu’un risque de rupture se fait jour avec de plus en plus d’évidence. Les abeilles ne sont plus les bienvenues dans notre monde  industrialisé, obnubilé par la mise en œuvre de  moyens de plus en plus destructeurs.

Ce n’est pas parce ces insectes ont une capacité extraordinaire d’adaptation à des crises ponctuelles qu’il est possible de pérenniser leur présence dans des zones qui leur sont devenues franchement hostiles.

Des rapports officiels

Depuis 2016, nous disposons d’une étude internationale menée par l’IPBES (souvent présenté comme le GIEC de la biodiversité) sur la situation critique des pollinisateurs. Dans un article, intitulé « Pollinisateurs : l’alerte de l’IPBES », le Journal de l’environnement commente ce rapport : « La production de culture dépendant des pollinisateurs (fruits et légumes) a augmenté de 300 % en volume au cours des dernières décennies », apportant du crédit à l’hypothèse de risque de rupture d’approvisionnement alimentaire avec la poursuite du déclin des pollinisateurs.

Dans les rapports officiels, les principales causes identifiées sont : « la perte et la fragmentation des habitats, les invasions biologiques, la surexploitation des espèces et le réchauffement climatique » (Source : conservation-nature.fr)

Les abeilles mellifères cumulent tous ces facteurs défavorables et aggravants, dont la cause est unique et pas assez courageusement dénoncée : la pression sans limite d’un système économique et social mortifère. Qui, non seulement, malmène le vivant jusqu’à provoquer la mort de nombreuses espèces; mais qui continue inexorablement à promouvoir un modèle hurlant de non-sens, et procèdent à des destructions pures et simples (de la flore, notamment), entretient une pollution généralisée (par les produits de synthèse) et provoque une exploitation sans frein.

Quitter une trajectoire suicidaire

Cette trajectoire suicidaire, délibérément conduite par l’industrialisation de l’agriculture et l’intensification des aménagements est une perspective scandaleuse avec laquelle la profession apicole aurait dû depuis longtemps renoncer à composer. Refuser de se compromettre dans la logique d’une agriculture qui violente la nature et accepte de compromettre son propre potentiel de production, présent et à venir

Cette saison apicole illustre la descente aux enfers d’une activité qui cumule toujours plus de facteurs défavorables.

Il a été notamment possible de mettre en évidence l’influence du réchauffement climatique sur la plus mauvaise des récoltes de miel encore enregistré en France : celle de cette année 2019. Or, il est malheureusement prévu que le réchauffement climatique accentue dans ses effets, comme malheureuse tous les autres facteurs défavorables (perte de la biodiversité florale, pollution par les pesticides) et ceci malgré les intentions affichées.

Parce que l’on refuse de s’attaquer à la cause commune, profonde et incontournable : notre modèle de civilisation.

Pour y parvenir, je propose de nous tourner vers la vie, vers ce miracle qu’elle constitue, et, qui vaut sans peine, toutes les remises en question de nos mauvaises habitudes et de la vision du monde manifestement erronée qui les justifient.

Invitation à partager une véritable intelligence collective

Grâce à votre vigilance et votre solidarité, des apiculteurs peuvent, malgré les pires difficultés, développer un savoir-faire permettant de maintenir une perspective d’avenir pour cette activité bénéfique.

Tisser de solides réseaux permet, à la fois, d’inviter toujours plus de personnes à participer à un mouvement émancipateur et, aussi, de peser plus significativement dans le choix d’une transition radicale, à la hauteur des enjeux, maintenant clairement affichés à la face de l’humanité.

Pour contenir le réchauffement climatique, sauvegarder notre capacité d’approvisionnement alimentaire.

Y parvenir, supposer de restaurer d’urgence nos écosystèmes et, réduire drastiquement notre consommation d’énergie et donc la mécanisation en agriculture, au profit de véritables savoir-faire.

S’il faut encore et toujours faire de la pédagogie, nous en ferons. S’il faut se battre, jour après jour, pour défendre la cause des abeilles ; nous le ferons. S’il faut affiner des perspectives viables d’avenir, nous ne nous lacerons pas de le faire…

Mais, nous ne le ferons pas sans votre participation active, de chaque jour, sans un mouvement collectif de grande ampleur… Sans cette intelligence collective, à laquelle nous sommes tous invités à nous joindre !

Annexe 1 : Paléontologie, préhistoire, abeilles et apiculture

La découverte, en octobre 2006, d’une abeille fossilisée âgée de cent millions d’années « fossilisée tend donc à confirmer que les abeilles ont, par leur rôle de pollinisation, permis la rapide expansion des angiospermes, les plantes à fleurs. La flore terrestre était auparavant dominée par les gymnospermes, une famille de plantes largement représentée par les conifères, qui dépendent du vent pour leur pollinisation. Or, le professeur Poinar relève dans cette étude que les premières angiospermes commencent à se répandre rapidement il y a un peu plus de cent millions d’années, phénomène concomitant de l’évolution des abeilles, comme en témoigne ce spécimen fossilisé. » (Source Le Monde 26 octobre 2006)

« Il n’est pas possible de dire exactement quand l’homme s’est intéressé à ce que l’abeille récolte et produit elle-même. Il est probable que, prenant modèle sur l’ours ou d’autres animaux friands de ce mets de choix (oiseaux, rongeurs, fourmis), l’homme a dû, depuis des temps préhistoriques reculés, utilisé au moins le miel et la cire des abeilles sauvages.

Les premiers témoignages iconographiques, quant à eux, remontent au mésolithique (-12000 à – 6500) et on les trouve dans des contrées aussi diverses que l’Espagne, le Sahara, l’île de Bornéo, l’Australie, l’Inde (Singanpur, Bhimbetka) ou la Chine. Il semblerait que l’abeille et le chien ont été dès cette époque les premières conquêtes de l’homme ».

(Source : Encyclopédie universelle de la langue française)

Annexe 2 : Rapport de l’IPBES sur les pollinisateurs

« La Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, ou IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services). Est un  réseau international de chercheurs, né en 2010 et officiellement créé en 2012 par 124 pays, est construit sur le modèle du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et, comme son nom l’indique, chargé de faire le point sur la biodiversité mondiale. Il en est à sa quatrième réunion plénière, à Kuala Lumpur, en Malaisie, et à la publication de son premier rapport. Il se concrétise aujourd’hui par une évaluation du rôle de la pollinisation dans la production agricole à but alimentaire.

Les résultats de cette étude de deux années menée par 80 scientifiques peuvent se résumer en chiffres et en conseils pour protéger les animaux, insectes, bien sûr, mais aussi vertébrés, qui sont utiles à la reproduction des plantes à fleurs, sauvages ou cultivées. Le constat est double : la pollinisation naturelle (qui peut aussi passer par le vent) est cruciale ou importante pour les trois quarts de l’agriculture mondiale et, d’autre part, les espèces pollinisatrices sont un peu partout en déclin. » (Source : Futura Planète)

Voilà les cinq chiffres mis en exergue par le rapport :

  • 20.000 : le nombre d’espèces d’abeilles sauvages qui participent à la pollinisation
  • 75 % : pourcentage des cultures mondiales pour l’alimentation qui dépendent, en partie, de la pollinisation.
  • 300 % : augmentation en cinquante ans de la production, en volume, dépendant de pollinisation.
  • Près de 90 % : pourcentage de plantes à fleurs sauvages qui dépendent, de la pollinisation par les animaux.
  • Plus de 40 % : pourcentage de pollinisateurs (surtout les abeilles et les papillons) en danger d’extinction.

Annexe 3 : Une année apicole 2019 gravement marquée par le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique qui provoqué par l’augmentation de la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre implique, globalement, une augmentation de la moyenne de température à la surface du globe terrestre. Il s’agit donc d’une tendance nette au réchauffement, comme en atteste les records de températures maximales enregistré dans de nombreuses régions de France au début de l’été 2019.

Mais cette évolution générale à des répercutions complexes, via la fonte des glaciers et la modification de trajectoire et d’amplitude des grands courants marins qui agissent de manière différentiée sur le climat des différentes régions du monde.

Aussi, avons-nous subi, cette année, un contraste saisissant, dans une grande partie du territoire, entre un mois de mai, le plus froid depuis 40 ans, et, un début d’été, comme indiqué précédemment, enregistrant des températures extrêmement hautes, encore jamais atteintes. La répercussion sur l’activité des colonies d’abeilles a été considérable, car cette évolution hiératique des températures a grandement entravée le développement, à la fois, des populations d’abeilles elles-mêmes ; mais aussi des floraisons dont dépend leur alimentation. L’effet conjugué est catastrophique. La production de miel, que ne cesse de décroitre, en France, depuis plusieurs décennies sera à son plus bas niveau historique, entrainant l’enracinement de la profession apicole dans une crise aigüe. Certains apiculteurs ont même été victime de vol de miel par d’autres professionnels… Si ne s’agit pas là, proprement, d’un point de rupture, à partir de quand considère-t-on que rien ne va plus ?..

Annexe 4 : Le piège de la rationalisation

Pris entre la nécessité morale de changer radicalement de cap et la poursuite dans les faits de la mauvaise trajectoire de notre civilisation, nous nous trouvons en pleine dissonance cognitive. Situation intolérable, de laquelle il nous faut sortir au plus vite en rejetant la situation de soumission induite qui est la nôtre aujourd’hui, et qui peut être décrite de la manière suivante :

« Dans la situation de soumission induite, les participants sont conduits à réaliser des actes allant à l’encontre de leurs attitudes ou opinions ou encore de leurs motivations (…) Des expérimentations montrent :

  • Qu’il est possible de modifier les attitudes d’un individu en l’amenant à réaliser un acte qu’il n’aurait pas réalisé spontanément et qui, par conséquent, peut être qualifié d’acte de soumission : défendre oralement ou par écrit un point de vue différent du sien.
  •  Que les modifications d’attitude consécutives à l’acte de soumission dépendent de la rémunération offerte.

La théorie de la dissonance décrit le processus par lequel un agent obéissant et déclaré libre rationalise ses comportements problématiques impliqués par son obéissance, c’est-à-dire finit par attribuer suffisamment de valeurs à ses comportements pour que leurs réalisations soient justifiées. Il s’agit de la rationalisation cognitive. » (Source : https://www.researchgate.net service d’accès à des textes scientifiques)

Article rédigé par Yves ROBERT – Apiculteur du Réseau Un Toit Pour Les Abeilles

14
Août
2019

Retour sur la saison Apicole 2019, avec Denis Apiculteur Un Toit Pour Les Abeilles…

C’est déjà le moment de dresser le bilan de la saison apicole 2019. Et même si les âmes restent positives, cette année aura été particulièrement compliquée pour la filière… Avec LA MÉTÉO jouant le rôle principal du « méchant » !
Le dérèglement climatique est bien réel, et l’apiculteur, comme les abeilles en ressentent les effets directs ! Car l’abeille suit la saison…
Elle réduit drastiquement son activité et la consommation de ses réserves en hiver. Elle butine à longueur de journée en été.
Mais lorsqu’il ne fait pas assez froid, ou au contraire trop chaud, elles s’y perdent un peu et leurs mécanismes internes sont chamboulés.
Pour mieux comprendre ce qui s’est passé, nous laissons la parole à Denis, qui a su retranscrire par écrit, merveilleusement bien, le déroulé de la saison.
Denis S., Apiculteur Un Toit Pour Les Abeilles en Charente s’exprime !

 » Chères marraines, chers parrains
Quelques mots, en cours de cette saison compliquée pour vous donner les nouvelles (printemps et été) des ruches depuis mon dernier message (automne, hiver).

Après le solstice d’été, l’apiculteur dresse le bilan du printemps.

Les colonies sont sorties d’hivernage très tôt grâce à l’étonnante chaleur du mois de Février. Les populations étaient rapidement très fortes et ont réalisé une bonne miellée en Avril, semblant annoncer une belle saison. Mais le froid, le vent et les tempêtes de Mai-Juin ont cantonné les abeilles dans les ruches et consommé le stock de miel. Pluies, grêles et vent ont rapidement dispersées les fleurs « d’Acacia »(Robinier).

Au final la récolte de printemps a été anecdotique. L’élevage et la production d’essaims ont été très compliqués à cause de la météo et j’ai perdu plusieurs reines et essaims…

(Et voilà l’été !) J’ai cependant réussi à développer mon cheptel et surtout, grâce au soutien d’Un toit pour les abeilles et de mes marraines et parrains, j’ai pu reprendre les ruches (55) d’apiculteurs bio prenant leur retraite (photos de l’expédition de retrait des ruches dans l’Héraut jointes – retour en Charente au petit matin). S’agissant des mêmes fournisseurs et souches (issues d’une sélection bio depuis plus de 35 ans !) que mes ruches précédentes, pas de surprise, la qualité est au rendez-vous (merci Dom et Rémy, du rucher de La Devèze !).

Ces nouveaux essaims m’ont permis de créer de nouveaux ruchers et de tester la production de nouveaux miels que j’ai hâte de vous faire goûter !

Un travail important de repérage de nouveaux ruchers, de transhumances a été (et est encore) nécessaire cette année pour faire face aux conditions météorologiques changeantes et à la tendance caniculaire.

Réactivité et travail continu sur les ruches sont nécessaires pour réussir à récolter un peu de miel. Bonne nouvelle, les frelons asiatiques ont également soufferts de ce printemps compliqué, il semble y avoir moins de nids et d’attaques cette année (mais ne nous réjouissons pas trop vite, les plus grosses attaques de ruches sont en Août et en automne) !

Les floraisons de tournesols conventionnels étant achevées, je suis actuellement en train de rapatrier mes ruches dans un vallon préservé entouré de boisements, bordé par un grand champ de Sarrasin Bio, j’attends beaucoup de cette récolte à venir déterminante pour le bilan de cette campagne 2019 (photo jointe).

Je vais commencer dans les jours à venir les mises en pots pour les envois de l’automne !

Et viendra bientôt l’automne ! je transhumerai alors mes ruches dans un rucher situé dans une forêt particulièrement riche en lierre afin que mes protégées récoltent de bonnes réserves de pollen pour passer l’hiver. D’ailleurs cette année, j’ai commencé à produire du pollen et leur en restituerait une grosse partie cet hiver dans mon candy-maison (à base d’infusion de plantes bio qu’elles apprécient particulièrement, de sucre bio, de miels de l’exploitation et de pollen).

L’année et la saison 2019 ont été particulièrement difficiles pour tous les apiculteurs (classée « année noire », sans précédent depuis 70 ans), les apiculteurs ont été mis à rude épreuve (psychologiquement autant que physiquement), certaines exploitations sont menacées économiquement. Mais en premier ce sont les abeilles qui ont été malmenées, beaucoup de colonies et d’essaims sont morts, et cette météo a dû leur paraître bien apocalyptique !

L’apiculteur devient nécessairement philosophe. Pour ma part, le bilan de cette année est positif.

J’ai décalé – pour cause de complexités et de retards administratifs

– mon installation agricole à l’année prochaine. Je suis donc toujours en test d’activité agricole avec l’association Champs du Partage. Je me dis donc que cette année noire faisait partie du test ! les abeilles et moi avons survécu au test d’une année noire et je suis plus convaincu que jamais dans mes choix et stratégies.

Le choix du cheptel bio, des ruchers (en zones protégées à biodiversité maximale, dans des espaces abrités) et de l’emplacement de mon exploitation permet d’amortir les difficultés et contraintes climatiques et de bénéficier d’une certaine résilience pour conserver mon cheptel et produire du miel malgré tout !

J’ai réussi à développer mon cheptel, et trouver des ruchers, à m’équiper mieux (finie l’extraction à la manivelle !), à me former à la transformation du miel et à mettre au point mes propres recettes.

J’ai aussi réussi à trouver la ferme à rénover de mes rêves, dans un environnement préservé et magnifique et qui deviendra le siège de mon exploitation. J’espère pouvoir vous en dire plus et vous envoyer des photos très bientôt !

Le partenariat avec Un toit pour les abeilles et vos parrainages sont aussi d’une grande aide et d’un grand soutien pour affronter cette année noire. Le devoir de vous satisfaire en retour m’a obligé à fixer des objectifs de production et à me battre pour les atteindre et les dépasser !

Chaque fois que je regarde couler le miel de l’extracteur (spectacle magnifique de ce ruban d’or au mouvement de pendule, qui forme une pyramide à la surface du récipient qui en même temps qu’elle s’enfonce dans le miel s’élargit à la base et se reconstitue par le haut), je vois le visage d’une marraine ou d’un parrain rencontré lors d’une visite de rucher (ou par hasard !) en pensant « ça y est, tu auras tes pots de miel à déguster ! ».

Un peu de frustration de ne pas avoir encore rencontré chaque marraine et parrain pour le remercier de vive voix et partager la passion de l’apiculture. Mais j’espère pouvoir organiser plus de visites de ruchers au printemps prochain (le meilleur moment pour découvrir une colonie d’abeille dans l’intimité de la ruche). Les visites de ruchers de ce printemps ont été très chaleureuses et se sont très bien déroulées (merci encore aux marraines et parrains qui ont « essuyés les plâtres » !). Pensez à surveillez vos mails d’Un toit pour les abeilles pour ne pas manquer les prochaines invitations en Mai et Juin !

Pour finir, j’en profite pour vous confier que cette année m’a permis d’initier de nouveaux projets qui ne manqueront pas d’intéresser les amateurs de miels et défenseurs des abeilles que vous êtes. Plusieurs aventures passionnantes sont en cours que je vous raconterai une prochaine fois. Pour bénéficier d’informations exclusives, n’hésitez pas à suivre sur Facebook la page LaRuche.Bio ! https://www.facebook.com/AgricultureBiologiqueFrance

Merci pour votre soutien ! Votre apiculteur dévoué, Denis

26
Juin
2019

Printemps 2019, une récolte de miel catastrophique !

Un printemps chaotique

« Arrivé au terme du printemps 2019, il n’y a eu, dans ma région, aucune période durable de temps véritablement printanier. Le printemps est, selon les termes mêmes des météorologues une période de «transition entre la saison froide et les chaleurs estivales », qui est « progressive et plus ou moins précoce selon les années. »
Cette année après un début de printemps précoce, début mars, le chaos météorologique a couvert les trois mois qui ont suivi. Trois mois sans aucune progressivité, mais des contrastes insupportables :

  • record de températures basses, après un début de printemps très doux,
  • tempêtes et vents volants, passant subitement du Sud au Nord et Nord Est, puis à l’Ouest.
    Ce sont des conditions extrêmement défavorables au butinage ; et complexes pour le développement des colonies, qui ont besoin d’une progressivité –celle normalement du printemps – dans l’augmentation des températures et de l’amélioration des conditions d’accès aux ressources.

Casse-tête climatique

Habitué aux casse-tête climatique, j’ai suivi de près les colonies.
Les plus fortes de mes colonies et les plus entourées de ressources précoces, en plaine, ont démarré en trombe. Mais a suivi de longues périodes de mauvais temps -vents et pluies se succédant.- Les colonies ont ponctionné dans leurs stocks de miel, leur effectif étant important. Certaines ont même mis dehors de la ruche les mâles, n’étant plus à même d’assurer leur subsistance.
Heureusement, que je ne me suis pas précipité à récolter. Un apiculteur du sud de la France, qui a transporté ses colonies en vallée de Saône pour la floraison l’acacia – miellée qui n’a rien fourni du fait de la météo déplorable – m’a appelé d’urgence pour que je lui indique un fournisseur de sirop apicole, car toutes ses colonies criaient famine !
Pour les colonies les moins fortes et moins entourées de ressources printanières, les effectifs n’ont eu énormément de mal à se développer significativement de tout le printemps.
C’est un euphémisme de considérer que « les miellées de printemps tant attendues ne feront pas que des heureux » (Propos de Frank Alétru, président du Syndicat National d’Apiculture, dans la revue « L’Abeille de France de juin 2019.)

Piégé par les perturbations climatiques

Mes colonies se sont adaptées en faisant profil bas. L’abeille noire a les capacités de le faire ; et je n’ai pas fait d’intervention contrecarrant cette stratégie. Le résultat est l’absence d’excédent de miel de printemps que je pourrais récolter…
Or, en plaine de Saône, c’est une première phase de récolte en générale significative. Des perturbations climatiques en 2013 (Météo France indique que « le mois de mai 2019 a été le plus frais depuis mai 2013 ») et en 2016 ont abouti à des récoltes de printemps très faibles.
Je peux témoigner du côté imprévisible de perturbations climatiques et de leur conséquence. Je suis bien au courant de ce risque, comme tout apiculteur ; mais j’en subis pourtant les effets inévitables.
Cette fois, un extrême a été atteint, rejoignant la liste des extrêmes qu’il faudra dorénavant considérer comme prévisibles…
J’ai préservé le potentiel pour la suite de la saison notamment avec un suivi de l’essaimage réussi.
Mais, je tremble à l’idée que les perturbations météorologiques persistent à saboter mes espoirs et mes résultats. Notamment, si la canicule venait à succéder à la froideur printanière ; aucun phénomène extrême n’étant à exclure…
Combien de fois, ce printemps, je me suis dit, que les perturbations allaient s’achever ; alors qu’elles devenaient de plus en plus extrêmes !…
C’est la plus longue période de perturbations printanières de mon expérience d’apiculteur. »

Yves ROBERT – Apiculteur du réseau Un Toit Pour Les Abeilles et Formateur en apiculture. Le Rucher de Sennecey (71)

15
Mai
2019

Prendre soin en commun des abeilles

Les abeilles appartiennent à elles-mêmes

Sauvages par nature, les abeilles appartiennent à notre environnement, dont elles subissent le sort : la dégradation accentuée de leurs conditions de vie, depuis seulement quelques décennies. Simplement parce qu’elles dépendent, dans les zones dominées par les modes de vie modernes, de ressources végétales raréfiées, chaotiques et contaminées.

Et leur sort ne fait qu’anticiper de très peu dans le temps le nôtre… Notamment parce qu’elles assurent la pollinisation, c’est-à-dire un processus crucial de notre production alimentaire. C’est le message de bon sens qui a permis d’attirer l’attention sur leur sort.

C’est une espèce sentinelle à plus d’un titre : illustrant le sort réservé à l’ensemble des espèces animales et permettant de saisir simplement notre folie collective destructrice.

Elles ne nous appartiennent pas, pas plus que l’ensemble des êtres vivants avec lesquels nous partageons si mal la cohabitation sur Terre.

Couper court aux efforts collectifs destructeurs

Voir la vidéo. Cliquez ici

L’orientation destructrice des projets collectifs contemporains est dorénavant un état de fait choquant mais commun.

Il n’y a plus guère de sophistes pour défendre l’idée que le progrès est dans la destruction. C’était faire l’apologie de l’ignorance et du non-respect du vivant autour de nous ; mais aussi –ce qui est non moins choquant – en nous-mêmes.

Monde intérieur et monde extérieur sont en continuité évidente, issus l’un de l’autre et en total interconnexion. Il serait bien temps de renoncer à maintenir nos efforts pour couper ce lien vital entre notre intériorité et nos actions. Et, ce faisant, rompre le consentement absurde autour de projets collectifs hyper nocifs dans lesquels nous nous trouvons tous incités à apporter notre contribution.

Le coût extérieur – la dégradation de notre environnement et de nos relations – a son pendant moral : le renoncement à une vie pleinement humaine.

Mettre des mots sur les maux… et renaitre à la conscience de ce qui vaut la peine d’être vécu

Privés d’un contact direct avec les abeilles, la plupart d’entre nous dépendons des témoignages de celles et ceux qui les côtoient plus régulièrement.

L’économie agricole cumule tous les paradoxes. Le non-sens de la pression économique y culmine, en exigeant une rentabilité qui détruit son propre « outil de production » ! C’est là où l’on comprend le plus simplement du monde comment l’économie précipite sa propre perte…

Il a fallu un long et cruel chemin d’insensibilisation pour y mener, exigeant la rupture consommée du lien intellectuel et sensible avec l’environnement. Il s’est trouvé que cela n’a pu se faire complètement en apiculture, notamment ; où ni la mécanisation, ni la financiarisation, ni la réglementation n’ont réussi à couper définitivement l’individu de la réalité vivante.

L’apiculture est aujourd’hui une économie paupérisée, – comme tout ce qu’il reste de l’agriculture paysanne – mais est, en même temps, un des symboles d’une certaine résistance. Et, le témoignage d’une responsabilité, notamment environnementale et sociétale, à laquelle plus personne ne peut échapper décemment.

Défendre un bien en commun

Les abeilles constituent un bien commun autour duquel la mobilisation se construit et s’organise. Sauvages et tellement sympathiques, les abeilles n’ont pas leur pareil pour nous faire voir le monde autrement !

D’abord, chacune et chacun d’entre nous peut devenir l’avocat de leur cause, en développant une plaidoirie appropriée au public auquel elle est destinée.

Trop de personne sont éduquées dans l’idée que l’on peut tout exiger des humains et le la nature. Le naufrage de notre environnement – mesuré objectivement – qui précipite celui des abeilles atteste qu’il n’en est rien. Il y a des principes à intégrer – notamment ceux du vivant – pour entreprendre des projets légitimement.

Cela veut clairement dire que nous nous en sommes bien éloignés. Respect, réciprocité, interaction intelligente sont de mise dans les relations humaines et avec l’ensemble des êtres vivants.  Porter de l’attention à ses valeurs universelles réveille notre sensibilité enquilosée, secoue notre intelligence arrogante et ravive nos espoirs.

Modestement ré-apprendre

Il s’agit d’abord de comprendre que la vie a de plus en plus de mal à s’épanouir dans les environnements hostiles que nous créons de toute pièce.

Avant de reconquérir un nouvel art de vivre, il y a une étape, qui est celle de la prise de conscience. Certains la disent douloureuse, moi je la vois plutôt bienfaisante !

Pour agir en faveur des abeilles, il convient d’abord de rechercher ou restaurer un coin tranquille, une zone moins perturbée. Cette quête est déjà une aventure en soi ! On la mène avec le regard d’une abeille. Je dois avouer que je trouve autrement plus « fun » le monde coloré, diversifié et débordant de vie qu’affectionnent les abeilles que celui morne et aseptisé des plaines industrieuses. Le monde des abeilles, c’est celui de la « Contrée » dans le « Seigneur des anneaux » …

Il s’agit ensuite de nous défaire de notre état d’esprit interventionniste, de savoir un peu (pas mal, même) lâcher prise. Une vraie thérapie !

Ce sont les abeilles qui mènent la danse. Mais, il faut bien finir par admettre qu’elles savent ce qu’elles font. Et, nous (ré)apprenons, grâce à elles.

En nous mettant à la place d’une abeille, cela devient très facile à comprendre. Le but est de réaliser que nous sommes tous, indirectement en interaction avec elles.

Cela devrait permettre de nous défaire, définitivement, de pratiques absurdes, comme tondre, faucher ou tailler une pelouse, une prairie ou une haie en pleine floraison…Bref, dépenser temps et énergie et détruire de la vie, alors qu’il serait tellement plus simple et agréable de nous en dispenser !

Petit Manuel d’apiculture en ruche Warré

Article rédigé par Yves ROBERT – Apiculteur du réseau Un Toit Pour Les Abeilles et Formateur en apiculture ( http://www.culturenature71.com)

Sortie de son livre : « Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré »
A découvrir sur la Boutique Terre Vivante – ici

13
Fév
2019

Protection des espèces : Un combat !

Un toit pour les abeilles, vous le savez, c’est avant tout, un soutien humain et financier, apporté à des apiculteurs courageux et passionnés, à travers le parrainage de ruches. Parrainages dont vous êtes, vous parrains, les premiers acteurs.

Le parrainage de ruches permet concrètement de créer de nouveaux ruchers ou de développer ou reconstituer des cheptels apicoles, partout en France. Il permet outre l’installation de nouvelles colonies d’abeilles, d’aider une filière en souffrance, qui apporte pourtant énormément à l’homme.
Quand on sait aujourd’hui que des études scientifiques annoncent l’extinction des insectes d’ici moins d’un siècle ! Et pourtant, si un seul des acteurs du cycle de notre biodiversité s’éteignait, aussi infime soit-il, c’est toute la vie terrestre qui risquerait de s’effondrer à son tour, tel un véritable château de cartes. Cette extinction annoncée, aurait des répercutions dramatiques à la fois pour les écosystèmes de la planète, mais aussi pour l’humanité.

Aujourd’hui le constat est très inquiétant : « 40 % des insectes sont en danger d’extinction » selon une étude scientifique qui compile plus de 70 travaux. Ce déclin s’est fortement accéléré depuis les années 50, jusqu’à atteindre aujourd’hui des proportions alarmantes.
En effet, le nombre total d’insectes diminue chaque année de plus de 2.5%.

« C’est très rapide, a déclaré Francisco Sanchez-Bayo, Chercheur à l’Université de Sydney.
… dans 50 ans, il ne restera plus que la moitié des insectes, et dans 100 ans, il n’y en aura plus aucun. » a-t-il déclaré dans « The Guardian ».

Pour Un toit pour les abeilles, qui milite depuis plus de 10 ans pour la sauvegarde des abeilles, cette annonce sonne comme un coup de massue ! Le combat est loin d’être terminé et il nous faut agir ENCORE PLUS FORT.

C’est le cas avec un nouveau projet qui a vu le jour il y a quelques mois, celui de repeupler nos ruchers avec l’Abeille Noire endémique. La sous-espèce locale de nos ruchers. Celle qui était présente, bien avant l’homme !
AUJOURD’HUI , IL EN RESTE EN FRANCE 10 % A PEINE. 
Vous pouvez découvrir le projet ici.

Un toit pour les abeilles compte à présent trois ruchers de repeuplement en Abeille Noire.
Déjà quelques 20 ruches sont ouvertes au parrainage, sur ces ruchers de protection de notre abeille endémique.
Vous pouvez les soutenir, vous aussi et devenir acteur de ce beau projet environnemental !

D’autres initiatives sont au cœur des valeurs et engagements d’Un toit pour les abeilles… Vous pouvez les découvrir ici.
Car qu’on se le dise :

« Qu’on les aime ou qu’on les déteste, les humains ne peuvent survivre sans les insectes. »

Dave Goulson, Chercheur à l’Université de Sussex

26
Juil
2018

Bilan fin de saison 2018

Yves et Chantal, vos apiculteurs du Rucher de Sennecey, en Bourgogne Franche Comté, vous dresse le bilan de cette saison 2018…


« C’est la première fois que deux années consécutives sont favorables pour l’apiculture en Bourgogne du Sud. Cela nous avait beaucoup manqué ces dernières années…
Ce n’est pas que les perturbations climatiques soient moindres. Il y a eu notamment, cet hiver, de très fortes crues en vallée de Saône ; mais cela n’a pas impacté notre activité.
Le début de printemps a été encore un peu hésitant, mais la suite s’est très bien déroulée, avec de belles périodes d’ensoleillement et des pluies régulières, maintenant une très belle végétation, jusqu’en été.

Notre activité pédagogique se renforce avec la publication, au printemps prochain d’un guide, sur « La conduite de ruches Warré » aux éditions Terre Vivantes, dans la collection Facile et Bio.
Il s’agira d’un livre pratique, généreusement et très élégamment illustré par les photographies d’Aurélie Jeannette, qui a fait un reportage en plusieurs étapes au cours de la saison.
En essayant de donner envie de mieux connaitre et d’élever des abeilles, sans en masquer, ni la richesse, ni peut-être les difficultés (!); et en présentant des solutions techniques simples, je raconte une histoire moderne de l’apiculture, à laquelle tout(e) amoureux(se) de la nature pourrait avoir envie de participer!
Parce qu’il y a des problèmes écologiques sévères (baisse en diversité des floraisons, pression des parasites exotiques; varroa, frelon…, intoxication par les pesticides), il y a des difficultés à élever des abeilles et par la suite à avoir un niveau d’activité économique suffisant; les impératifs économiques créant une pression supplémentaire.
Pour rompre ce cercle dépriment, il faut pourvoir consacrer de la disponibilité d’esprit et des moyens pour envisager de bonnes issues.
Celles-ci reposent dans le fait d’installer des ruches seulement dans les environnements les moins perturbés et de conduire avec lucidité les colonies. Il n’est pas raisonnable de demander aux colonies d’abeilles de produire au-delà de ce qui est écologiquement soutenables, de priver les abeilles de leur propre alimentation en miel et de les déranger en permanence.

Le miel, comme toute l’alimentation devrait être de la meilleure qualité et vendu avec un bon rapport qualité-prix. La baisse des prix induit une chute de qualité dont nous payons en réalité, le prix, mais en différé, avec les désordres écologiques et sanitaires, dont personne ne s’aventure à chiffrer l’addition mirobolante. (Pour exemple, le coût de la dépollution de l’eau dépasserait le montant du budget de l’État…)
L’externalisation des contraintes écologiques et sociales, qui est la grande tentation, que l’on voudrait même présenter comme une vertu économique, est sans devenir. Nous sommes et vous êtes de elles et ceux qui ont le courage d’envisager les choses autrement, en revendiquant et soutenant une démarche solidaire, décroissante et durable. »

Yves et Chantal

22
Jan
2018

L’Exposition des abeilles aux pesticides

Cet article a été écrit par Yves ROBERT, apiculteur, arboriculteur et formateur en agroécologie, membre du réseau Un toit pour les abeilles.

 » Chers parrains, j’ai souhaité, avec Chantal, vous rédiger quelques lignes sur l’exposition des abeilles aux pesticides et vous donner mon témoignage en tant qu’apiculteur…
Car le sujet est particulièrement grave qu’il faut en parler et en parler encore pour sensibiliser ! D’avance merci pour votre lecture et votre écoute…
L’exposition des abeilles aux pesticides

Dans ma pratique apicole, je me sens prioritairement concerné par les enjeux du développement de la biodiversité, qui consiste en grande partie, actuellement, à alerter sans relâche sur les dangers extrêmes de la destruction du vivant par des modes de production, de consommation et de pensée inappropriés.
Dans son livre aux éditions Rustica : « Un petit rucher bio. Tous les conseils pour débuter » Jérôme Alphonse, apiculteur dans le Vercors explique posément :

« Des milliers d’apiculteurs ont cessé leur activité ces dernières années , ne comprenant pas pourquoi ce qui avait toujours fonctionné conduisait à la mort de leurs chères protégées (…) Le réflexe est de penser que tout cela n’est sûrement pas si compliqué et qu’il suffit de revenir à des pratiques plus naturelles (…) Malheureusement, c’est oublier que les marais riches de biodiversité, les grandes prairies emplies de fleurs et fauchées lentement , les fermes plantées de multitudes de fruitiers, de tilleul et autres framboisiers, ont été remplacés dans bien des régions par de grandes surfaces agricoles de monocultures dopées aux traitements chimiques dévastateurs. »

L’indifférence impensable à l’égard de l’effondrement biologique de notre environnement et l’usage des pesticides vont de pair.
Il y a déjà quelques années, je me suis procuré un ouvrage de référence sur les pesticides : « Enjeux phytosatinaires pour l’agriculture et l’environnement » aux éditions Lavoisier.
« L’arrivée des néonicotinoïdes sur le marché est considérée comme l’évènement le plus important des trois dernières décennies dans le domaine des insecticides organiques de synthèse. »
, ai-je pu lire à la page 31 de cet ouvrage… Cela m’a véritablement glacé le dos. Il est clairement expliqué : « les néonicotinoïdes sont des insecticides systémiques, de contact et par ingestion ». C’est une redoutable invention, qui a fait des ravages considérables dans toutes les populations d’insectes non visés, dont les polinisateurs. On compte, dans cette famille infernale de molécules tueuses, le thiamethoxam.

Des informations précises sur les pesticides se trouvent aussi aisément en recherchant sur internet . Sur Wikipedia vous trouvez l’explication suivante: « Le thiaméthoxame ou thiamétoxam (ISO) est une molécule chimique de la famille des néonicotinoïdes (une famille d’insecticides neurotoxique pour les invertébrés, tout comme la clothianidine et l’imidaclopride). Il est utilisé comme pesticide (insecticide systémique) en agriculture. Uniquement fabriqué par le groupe agrochimique suisse Syngenta et vendu sous le nom de Cruiser et Actara ; il est abondamment utilisé en agriculture intensive comme produit phytosanitaire ciblant les insectes suceurs de sève ou consommant les plantes cultivées. »

Les abeilles se sont trouvées concernées, certes non volontairement (?) par ces molécules destructives, alors même qu’elles contribuent très significativement à la pollinisation des cultures des oléagineux, comme le colza ou le tournesol. Faut-il en conclure que des experts, inventeurs et hommes d’affaire seraient en sérieux déficit de connaissances en matière de biologie et d’expérience du vivant ?… En tout cas, il me parait évident que beaucoup de chemin est à faire pour réintégrer, dans nos préoccupations humaines prioritaires, la compréhension de la réalité de la vie sur Terre, dont notre avenir dépend pourtant.

Le Cruiser a été retiré du marché en France en 2012, au début de notre installation en apiculture. Un article publié à l’époque commente : « Après l’annonce d’une probable interdiction du Cruiser OSR utilisé en enrobage de semence du colza, faite durant les élections présidentielles, la LPO (La Ligue de Protection des Oiseaux) se réjouit de constater que Le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, ait annoncé le 29 juin le retrait de son autorisation de mise sur le marché. La LPO rappelle que la matière active concernée est le Thiaméthoxame (Cruiser), substance appartenant à la famille des néonicotinoïdes, tout comme l’imidaclopride (Gaucho).

La LPO regrette en conséquence que ce ne soit pas la famille des néonicotinoïdes, présentant une toxicité semblable, qui soit en totalité retirée du marché. L’imidaclopride, par exemple, possède une toxicité équivalente à 7297 fois celle du DDT interdit en 1972 ! On trouvera par ailleurs, ci-joint, la carte de la contamination des eaux de surface par cette molécule (…)» (www.lpo.fr)
L’enlisement dans la problématique des pesticides, qui a culminé durant ces dernières décennies persiste le début de l’ère industrielle. En touchant, au passage, bien d’autres aspects que le maintien des pollinisateurs.

Une étude menée par Pierre Duclos, vétérinaire conseil du Groupement de défense sanitaire de notre département de Saône-et-Loire vient d’être publiée dans le magazine professionnel « La santé de l’abeille » de décembre 2017 page 485. Elle met en évidence, à qualité de soin égal, l’influence considérable de l’exposition des abeilles aux pesticides sur le taux de mortalité durant l’hiver 2016-2017.

Entre la zone la moins exposée aux pesticides que constitue le Charolais, à l’ouest du département, et la zone la plus exposée, la Bresse à l’est, le taux moyen de mortalité hivernale des colonies d’abeilles passe de 11 % à 35%. (35%, c’est une colonie sur trois qui meurt en hiver…)

Nos propres ruchers se trouvent dans la zone géographique intermédiaire que constitue la Vallée de la Saône bordées par les monts du Mâconnais. Il est difficile d’y éviter complétement l’exposition aux pesticides, du fait de la présence de cultures de colza, dont les abeilles raffolent.

Nous avons notamment constaté, Chantal et moi, des anomalies fréquentes du développement des abeilles à l’état larvaire ; et, seulement dans des ruchers où l’exposition aux pesticides est malheureusement possible avec les cultures de colza.

Elles ne sont pas folles, les abeilles : le pollen de colza est l’un des rares pollens de plantes à contenir la totalité des acides aminés nécessaires à leur développement ! J‘estime que les abeilles ne sont « scientifiquement » pas folles ; selon moi, ce sont les êtres humains qui déraisonnent « scientifiquement » !

Les abeilles ne sont pas équipées biologiquement pour détecter la dangerosité des molécules de synthèse produites pas le génie (?!) de notre science. Elles n’ont probablement jamais croisé pareille incongruité depuis leur existence sur Terre, légèrement antérieure à la nôtre…

Yves et Chantal »

06
Déc
2017

Notre Cabane aux abeilles a été vandalisée

VANDALISME
Car oui c’est comme cela que ça se nomme.
C’est ce dimanche, en se rendant à la Cabane aux abeilles, que Régis a découvert le Rucher dévasté !

Une ou des personne(s) irresponsables et inconscientes ont pulvérisé la Cabane aux abeilles, s’amusant à jeter de grosses pierres sur les ruches et leur abri !
Les ruches les plus petites n’ont pas résisté et sont tombées, laissant les colonies qui été à l’intérieur mourir de froid. Pour les autres ruches plus populeuses, la propolis a permis de les consolider. Elles n’ont pas bougé, mais les chocs générés par les jets de pierres répétés ont probablement cassé les grappes d’hiver.
Hélas impossible d’ouvrir les ruches pour vérifier car cela mettrait en péril les colonies. Il fait déjà trop froid.

Voici les tristes photos du délit qui nous chagrinent tout autant qu’elles nous choquent : Tuiles arrachées et cassées, ruches tombées, autres ruches malmenées. Pourquoi ?
Nous aimions vous partager la vie de nos petites abeilles jour après jour ; Partager avec vous l’activité de nos ruches paille, argile, tronc…

Tout est à reconstruire 😥

Ces personnes malveillantes ont-elles juste conscience qu’elles ont attaqué des insectes sans défense et que l’ont sait en voie de disparition.
Savent-elles que sans les abeilles, l’humanité toute entière pourrait disparaître. Honte à ceux qui ont fait cela !
Et merci à vous pour sensibiliser autour de vous sur la situation critique des abeilles.

06
Mar
2017

La vie de la ruche en mars

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Le réveil des colonies ne devrait plus tarder à présent. Mais il fait encore un peu froid dehors. Alors les abeilles restent blotties, bien au chaud, dans la ruche en attendant des températures un peu plus clémentes.
En cette première semaine de mars, les prévisions météorologiques annoncent des températures encore basses, ne permettant pas un réveil actif des colonies. Les prévisions pour cette première semaine de mars annoncent une moyenne l’après-midi de 9 ou 10°C sur la grande majorité du territoire. Les abeilles, elles ont besoin de températures avoisinant les 12 ou 13°C pour commencer à sortir.

Les prochaines semaines devraient voir les températures se réchauffer sur toute la France, et avec elles la reprise d’activité des abeilles.
Il va être grand temps, pour les abeilles, cloisonnées tout l’hiver de repartir dans la nature, à la recherche des premiers nectars et pollens de printemps pour venir étoffer des réserves bien diminuées durant l’hivernage.
Dès que le ciel est suffisamment dégagé et que les températures le permettent, il n’est pas rare de voir quelques abeilles, parties en éclaireuses à la recherche de ressources proches de la ruche. Elles s’en retourneront prévenir leurs acolytes par le biais d’une « danse en huit » particulière aux abeilles et qui permet de situer l’emplacement des fleurs ou plantes mellifères repérées.

Zoom sur …
La Reine
Avec le retour des quelques nectars et pollens dans la ruche, la Reine va également pouvoir intensifier la ponte. Ce sont en effet avec ces mêmes ressources que les larves seront nourries. A l’aube du printemps, la Reine accélère son rythme de ponte, avec près de 1000 œufs pondus par jour. En pleine activité elle pourra pondre jusque 2000 œufs par jour.
Voici à gauche, une photo de Reine en train de pondre, et à droite une photo d’œufs et de larves abeilles.

De son côté, l’apiculteur …
Nous y sommes… L’apiculteur va pouvoir très bientôt ouvrir les ruches. Un moment stressant pour les « bergers des abeilles » qui ont vécu dans le doute tout l’hiver. Il y a eu, ici où là quelques indices évocateurs, permettant de savoir comment se portent les ruches. Le poids par exemple, mais aussi et plus tristement les cadavres d’abeilles retrouvés au pied de certaines ruches. Mais rien d’autre. Les apiculteurs n’ont pas pu ouvrir les ruches durant l’hivernage de peur de mettre en péril les colonies. C’est cette fin mars, que l’ouverture des ruches va nous en dire davantage sur le pourcentage de mortalité des abeilles et surtout sur la santé des colonies de printemps.

Nota Bene

Avec la ponte de la Reine, le varroa reprend son activité. Il s’agit d’un acarien parasite de 1.5mm à peine, originaire d’Asie, et qui fait grand mal à nos colonies d’abeilles. Le Varroa vient en effet se greffer sur les abeilles, les larves et les nymphes qu’il pique pour en boire le sang. Les femelles varroa profitent de la reprise de la ponte par la Reine abeille, pour pondre à leur tour directement dans les cellules occupées par des larves d’abeilles. Il est donc particulièrement difficile de s’attaquer à ce parasite destructeur.

Le Saviez – vous ?
La reine ne quittera la ruche qu’une seule fois. Vierge, elle s’envolera pour ce que l’on nomme communément le « Vol Nuptial », durant lequel elle sera fécondée par plusieurs mâles qui mourront après fécondation. Cette dernière, une fois sa spermathèque bien remplie, s’en retournera à la ruche pour ne plus jamais la quitter (sauf contrainte ou chassée par une nouvelle Reine).

Un peu de poésie … La citation du mois !
« Abeilles sans Reine, ruche perdue » Proverbe russe

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