18
Sep
2019

« Continuer à nous mobiliser pour que perdure le miracle de la vie » – Article de Yves ROBERT (Apiculteur Un Toit Pour Les Abeilles)

Il existe des miracles de la vie auxquels nous ne prêtions peut-être pas suffisamment d’attention avant qu’ils ne soient en péril, menacés de destruction…

Telle est la situation des abeilles mellifères sur certains continents. La question de notre responsabilité se pose spontanément ; ainsi que la manière dont nous pouvons agir pour éviter l’irréparable.

Une place de choix

Privé de contact suffisamment intime avec elles, nous ne savons pas toujours précisément à quel point leur activité est merveilleusement intelligente et profitable à la vie : la nôtre, mais aussi celle d’une flore, dont la production et la pérennité dépend. Cependant, dans l’inconscient collectif, l’abeille mellifère s’est taillé une place de choix, durant le très long compagnonnage qu’elle a accepté de vivre avec l’espèce humaine. Le témoignage des découvertes archéologiques reculent toujours plus dans le temps le moment où ces deux espèces ont croisé leurs destinées.

Mais, voilà qu’un risque de rupture se fait jour avec de plus en plus d’évidence. Les abeilles ne sont plus les bienvenues dans notre monde  industrialisé, obnubilé par la mise en œuvre de  moyens de plus en plus destructeurs.

Ce n’est pas parce ces insectes ont une capacité extraordinaire d’adaptation à des crises ponctuelles qu’il est possible de pérenniser leur présence dans des zones qui leur sont devenues franchement hostiles.

Des rapports officiels

Depuis 2016, nous disposons d’une étude internationale menée par l’IPBES (souvent présenté comme le GIEC de la biodiversité) sur la situation critique des pollinisateurs. Dans un article, intitulé « Pollinisateurs : l’alerte de l’IPBES », le Journal de l’environnement commente ce rapport : « La production de culture dépendant des pollinisateurs (fruits et légumes) a augmenté de 300 % en volume au cours des dernières décennies », apportant du crédit à l’hypothèse de risque de rupture d’approvisionnement alimentaire avec la poursuite du déclin des pollinisateurs.

Dans les rapports officiels, les principales causes identifiées sont : « la perte et la fragmentation des habitats, les invasions biologiques, la surexploitation des espèces et le réchauffement climatique » (Source : conservation-nature.fr)

Les abeilles mellifères cumulent tous ces facteurs défavorables et aggravants, dont la cause est unique et pas assez courageusement dénoncée : la pression sans limite d’un système économique et social mortifère. Qui, non seulement, malmène le vivant jusqu’à provoquer la mort de nombreuses espèces; mais qui continue inexorablement à promouvoir un modèle hurlant de non-sens, et procèdent à des destructions pures et simples (de la flore, notamment), entretient une pollution généralisée (par les produits de synthèse) et provoque une exploitation sans frein.

Quitter une trajectoire suicidaire

Cette trajectoire suicidaire, délibérément conduite par l’industrialisation de l’agriculture et l’intensification des aménagements est une perspective scandaleuse avec laquelle la profession apicole aurait dû depuis longtemps renoncer à composer. Refuser de se compromettre dans la logique d’une agriculture qui violente la nature et accepte de compromettre son propre potentiel de production, présent et à venir

Cette saison apicole illustre la descente aux enfers d’une activité qui cumule toujours plus de facteurs défavorables.

Il a été notamment possible de mettre en évidence l’influence du réchauffement climatique sur la plus mauvaise des récoltes de miel encore enregistré en France : celle de cette année 2019. Or, il est malheureusement prévu que le réchauffement climatique accentue dans ses effets, comme malheureuse tous les autres facteurs défavorables (perte de la biodiversité florale, pollution par les pesticides) et ceci malgré les intentions affichées.

Parce que l’on refuse de s’attaquer à la cause commune, profonde et incontournable : notre modèle de civilisation.

Pour y parvenir, je propose de nous tourner vers la vie, vers ce miracle qu’elle constitue, et, qui vaut sans peine, toutes les remises en question de nos mauvaises habitudes et de la vision du monde manifestement erronée qui les justifient.

Invitation à partager une véritable intelligence collective

Grâce à votre vigilance et votre solidarité, des apiculteurs peuvent, malgré les pires difficultés, développer un savoir-faire permettant de maintenir une perspective d’avenir pour cette activité bénéfique.

Tisser de solides réseaux permet, à la fois, d’inviter toujours plus de personnes à participer à un mouvement émancipateur et, aussi, de peser plus significativement dans le choix d’une transition radicale, à la hauteur des enjeux, maintenant clairement affichés à la face de l’humanité.

Pour contenir le réchauffement climatique, sauvegarder notre capacité d’approvisionnement alimentaire.

Y parvenir, supposer de restaurer d’urgence nos écosystèmes et, réduire drastiquement notre consommation d’énergie et donc la mécanisation en agriculture, au profit de véritables savoir-faire.

S’il faut encore et toujours faire de la pédagogie, nous en ferons. S’il faut se battre, jour après jour, pour défendre la cause des abeilles ; nous le ferons. S’il faut affiner des perspectives viables d’avenir, nous ne nous lacerons pas de le faire…

Mais, nous ne le ferons pas sans votre participation active, de chaque jour, sans un mouvement collectif de grande ampleur… Sans cette intelligence collective, à laquelle nous sommes tous invités à nous joindre !

Annexe 1 : Paléontologie, préhistoire, abeilles et apiculture

La découverte, en octobre 2006, d’une abeille fossilisée âgée de cent millions d’années « fossilisée tend donc à confirmer que les abeilles ont, par leur rôle de pollinisation, permis la rapide expansion des angiospermes, les plantes à fleurs. La flore terrestre était auparavant dominée par les gymnospermes, une famille de plantes largement représentée par les conifères, qui dépendent du vent pour leur pollinisation. Or, le professeur Poinar relève dans cette étude que les premières angiospermes commencent à se répandre rapidement il y a un peu plus de cent millions d’années, phénomène concomitant de l’évolution des abeilles, comme en témoigne ce spécimen fossilisé. » (Source Le Monde 26 octobre 2006)

« Il n’est pas possible de dire exactement quand l’homme s’est intéressé à ce que l’abeille récolte et produit elle-même. Il est probable que, prenant modèle sur l’ours ou d’autres animaux friands de ce mets de choix (oiseaux, rongeurs, fourmis), l’homme a dû, depuis des temps préhistoriques reculés, utilisé au moins le miel et la cire des abeilles sauvages.

Les premiers témoignages iconographiques, quant à eux, remontent au mésolithique (-12000 à – 6500) et on les trouve dans des contrées aussi diverses que l’Espagne, le Sahara, l’île de Bornéo, l’Australie, l’Inde (Singanpur, Bhimbetka) ou la Chine. Il semblerait que l’abeille et le chien ont été dès cette époque les premières conquêtes de l’homme ».

(Source : Encyclopédie universelle de la langue française)

Annexe 2 : Rapport de l’IPBES sur les pollinisateurs

« La Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, ou IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services). Est un  réseau international de chercheurs, né en 2010 et officiellement créé en 2012 par 124 pays, est construit sur le modèle du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et, comme son nom l’indique, chargé de faire le point sur la biodiversité mondiale. Il en est à sa quatrième réunion plénière, à Kuala Lumpur, en Malaisie, et à la publication de son premier rapport. Il se concrétise aujourd’hui par une évaluation du rôle de la pollinisation dans la production agricole à but alimentaire.

Les résultats de cette étude de deux années menée par 80 scientifiques peuvent se résumer en chiffres et en conseils pour protéger les animaux, insectes, bien sûr, mais aussi vertébrés, qui sont utiles à la reproduction des plantes à fleurs, sauvages ou cultivées. Le constat est double : la pollinisation naturelle (qui peut aussi passer par le vent) est cruciale ou importante pour les trois quarts de l’agriculture mondiale et, d’autre part, les espèces pollinisatrices sont un peu partout en déclin. » (Source : Futura Planète)

Voilà les cinq chiffres mis en exergue par le rapport :

  • 20.000 : le nombre d’espèces d’abeilles sauvages qui participent à la pollinisation
  • 75 % : pourcentage des cultures mondiales pour l’alimentation qui dépendent, en partie, de la pollinisation.
  • 300 % : augmentation en cinquante ans de la production, en volume, dépendant de pollinisation.
  • Près de 90 % : pourcentage de plantes à fleurs sauvages qui dépendent, de la pollinisation par les animaux.
  • Plus de 40 % : pourcentage de pollinisateurs (surtout les abeilles et les papillons) en danger d’extinction.

Annexe 3 : Une année apicole 2019 gravement marquée par le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique qui provoqué par l’augmentation de la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre implique, globalement, une augmentation de la moyenne de température à la surface du globe terrestre. Il s’agit donc d’une tendance nette au réchauffement, comme en atteste les records de températures maximales enregistré dans de nombreuses régions de France au début de l’été 2019.

Mais cette évolution générale à des répercutions complexes, via la fonte des glaciers et la modification de trajectoire et d’amplitude des grands courants marins qui agissent de manière différentiée sur le climat des différentes régions du monde.

Aussi, avons-nous subi, cette année, un contraste saisissant, dans une grande partie du territoire, entre un mois de mai, le plus froid depuis 40 ans, et, un début d’été, comme indiqué précédemment, enregistrant des températures extrêmement hautes, encore jamais atteintes. La répercussion sur l’activité des colonies d’abeilles a été considérable, car cette évolution hiératique des températures a grandement entravée le développement, à la fois, des populations d’abeilles elles-mêmes ; mais aussi des floraisons dont dépend leur alimentation. L’effet conjugué est catastrophique. La production de miel, que ne cesse de décroitre, en France, depuis plusieurs décennies sera à son plus bas niveau historique, entrainant l’enracinement de la profession apicole dans une crise aigüe. Certains apiculteurs ont même été victime de vol de miel par d’autres professionnels… Si ne s’agit pas là, proprement, d’un point de rupture, à partir de quand considère-t-on que rien ne va plus ?..

Annexe 4 : Le piège de la rationalisation

Pris entre la nécessité morale de changer radicalement de cap et la poursuite dans les faits de la mauvaise trajectoire de notre civilisation, nous nous trouvons en pleine dissonance cognitive. Situation intolérable, de laquelle il nous faut sortir au plus vite en rejetant la situation de soumission induite qui est la nôtre aujourd’hui, et qui peut être décrite de la manière suivante :

« Dans la situation de soumission induite, les participants sont conduits à réaliser des actes allant à l’encontre de leurs attitudes ou opinions ou encore de leurs motivations (…) Des expérimentations montrent :

  • Qu’il est possible de modifier les attitudes d’un individu en l’amenant à réaliser un acte qu’il n’aurait pas réalisé spontanément et qui, par conséquent, peut être qualifié d’acte de soumission : défendre oralement ou par écrit un point de vue différent du sien.
  •  Que les modifications d’attitude consécutives à l’acte de soumission dépendent de la rémunération offerte.

La théorie de la dissonance décrit le processus par lequel un agent obéissant et déclaré libre rationalise ses comportements problématiques impliqués par son obéissance, c’est-à-dire finit par attribuer suffisamment de valeurs à ses comportements pour que leurs réalisations soient justifiées. Il s’agit de la rationalisation cognitive. » (Source : https://www.researchgate.net service d’accès à des textes scientifiques)

Article rédigé par Yves ROBERT – Apiculteur du Réseau Un Toit Pour Les Abeilles

14
Août
2019

Retour sur la saison Apicole 2019, avec Denis Apiculteur Un Toit Pour Les Abeilles…

C’est déjà le moment de dresser le bilan de la saison apicole 2019. Et même si les âmes restent positives, cette année aura été particulièrement compliquée pour la filière… Avec LA MÉTÉO jouant le rôle principal du « méchant » !
Le dérèglement climatique est bien réel, et l’apiculteur, comme les abeilles en ressentent les effets directs ! Car l’abeille suit la saison…
Elle réduit drastiquement son activité et la consommation de ses réserves en hiver. Elle butine à longueur de journée en été.
Mais lorsqu’il ne fait pas assez froid, ou au contraire trop chaud, elles s’y perdent un peu et leurs mécanismes internes sont chamboulés.
Pour mieux comprendre ce qui s’est passé, nous laissons la parole à Denis, qui a su retranscrire par écrit, merveilleusement bien, le déroulé de la saison.
Denis S., Apiculteur Un Toit Pour Les Abeilles en Charente s’exprime !

 » Chères marraines, chers parrains
Quelques mots, en cours de cette saison compliquée pour vous donner les nouvelles (printemps et été) des ruches depuis mon dernier message (automne, hiver).

Après le solstice d’été, l’apiculteur dresse le bilan du printemps.

Les colonies sont sorties d’hivernage très tôt grâce à l’étonnante chaleur du mois de Février. Les populations étaient rapidement très fortes et ont réalisé une bonne miellée en Avril, semblant annoncer une belle saison. Mais le froid, le vent et les tempêtes de Mai-Juin ont cantonné les abeilles dans les ruches et consommé le stock de miel. Pluies, grêles et vent ont rapidement dispersées les fleurs « d’Acacia »(Robinier).

Au final la récolte de printemps a été anecdotique. L’élevage et la production d’essaims ont été très compliqués à cause de la météo et j’ai perdu plusieurs reines et essaims…

(Et voilà l’été !) J’ai cependant réussi à développer mon cheptel et surtout, grâce au soutien d’Un toit pour les abeilles et de mes marraines et parrains, j’ai pu reprendre les ruches (55) d’apiculteurs bio prenant leur retraite (photos de l’expédition de retrait des ruches dans l’Héraut jointes – retour en Charente au petit matin). S’agissant des mêmes fournisseurs et souches (issues d’une sélection bio depuis plus de 35 ans !) que mes ruches précédentes, pas de surprise, la qualité est au rendez-vous (merci Dom et Rémy, du rucher de La Devèze !).

Ces nouveaux essaims m’ont permis de créer de nouveaux ruchers et de tester la production de nouveaux miels que j’ai hâte de vous faire goûter !

Un travail important de repérage de nouveaux ruchers, de transhumances a été (et est encore) nécessaire cette année pour faire face aux conditions météorologiques changeantes et à la tendance caniculaire.

Réactivité et travail continu sur les ruches sont nécessaires pour réussir à récolter un peu de miel. Bonne nouvelle, les frelons asiatiques ont également soufferts de ce printemps compliqué, il semble y avoir moins de nids et d’attaques cette année (mais ne nous réjouissons pas trop vite, les plus grosses attaques de ruches sont en Août et en automne) !

Les floraisons de tournesols conventionnels étant achevées, je suis actuellement en train de rapatrier mes ruches dans un vallon préservé entouré de boisements, bordé par un grand champ de Sarrasin Bio, j’attends beaucoup de cette récolte à venir déterminante pour le bilan de cette campagne 2019 (photo jointe).

Je vais commencer dans les jours à venir les mises en pots pour les envois de l’automne !

Et viendra bientôt l’automne ! je transhumerai alors mes ruches dans un rucher situé dans une forêt particulièrement riche en lierre afin que mes protégées récoltent de bonnes réserves de pollen pour passer l’hiver. D’ailleurs cette année, j’ai commencé à produire du pollen et leur en restituerait une grosse partie cet hiver dans mon candy-maison (à base d’infusion de plantes bio qu’elles apprécient particulièrement, de sucre bio, de miels de l’exploitation et de pollen).

L’année et la saison 2019 ont été particulièrement difficiles pour tous les apiculteurs (classée « année noire », sans précédent depuis 70 ans), les apiculteurs ont été mis à rude épreuve (psychologiquement autant que physiquement), certaines exploitations sont menacées économiquement. Mais en premier ce sont les abeilles qui ont été malmenées, beaucoup de colonies et d’essaims sont morts, et cette météo a dû leur paraître bien apocalyptique !

L’apiculteur devient nécessairement philosophe. Pour ma part, le bilan de cette année est positif.

J’ai décalé – pour cause de complexités et de retards administratifs

– mon installation agricole à l’année prochaine. Je suis donc toujours en test d’activité agricole avec l’association Champs du Partage. Je me dis donc que cette année noire faisait partie du test ! les abeilles et moi avons survécu au test d’une année noire et je suis plus convaincu que jamais dans mes choix et stratégies.

Le choix du cheptel bio, des ruchers (en zones protégées à biodiversité maximale, dans des espaces abrités) et de l’emplacement de mon exploitation permet d’amortir les difficultés et contraintes climatiques et de bénéficier d’une certaine résilience pour conserver mon cheptel et produire du miel malgré tout !

J’ai réussi à développer mon cheptel, et trouver des ruchers, à m’équiper mieux (finie l’extraction à la manivelle !), à me former à la transformation du miel et à mettre au point mes propres recettes.

J’ai aussi réussi à trouver la ferme à rénover de mes rêves, dans un environnement préservé et magnifique et qui deviendra le siège de mon exploitation. J’espère pouvoir vous en dire plus et vous envoyer des photos très bientôt !

Le partenariat avec Un toit pour les abeilles et vos parrainages sont aussi d’une grande aide et d’un grand soutien pour affronter cette année noire. Le devoir de vous satisfaire en retour m’a obligé à fixer des objectifs de production et à me battre pour les atteindre et les dépasser !

Chaque fois que je regarde couler le miel de l’extracteur (spectacle magnifique de ce ruban d’or au mouvement de pendule, qui forme une pyramide à la surface du récipient qui en même temps qu’elle s’enfonce dans le miel s’élargit à la base et se reconstitue par le haut), je vois le visage d’une marraine ou d’un parrain rencontré lors d’une visite de rucher (ou par hasard !) en pensant « ça y est, tu auras tes pots de miel à déguster ! ».

Un peu de frustration de ne pas avoir encore rencontré chaque marraine et parrain pour le remercier de vive voix et partager la passion de l’apiculture. Mais j’espère pouvoir organiser plus de visites de ruchers au printemps prochain (le meilleur moment pour découvrir une colonie d’abeille dans l’intimité de la ruche). Les visites de ruchers de ce printemps ont été très chaleureuses et se sont très bien déroulées (merci encore aux marraines et parrains qui ont « essuyés les plâtres » !). Pensez à surveillez vos mails d’Un toit pour les abeilles pour ne pas manquer les prochaines invitations en Mai et Juin !

Pour finir, j’en profite pour vous confier que cette année m’a permis d’initier de nouveaux projets qui ne manqueront pas d’intéresser les amateurs de miels et défenseurs des abeilles que vous êtes. Plusieurs aventures passionnantes sont en cours que je vous raconterai une prochaine fois. Pour bénéficier d’informations exclusives, n’hésitez pas à suivre sur Facebook la page LaRuche.Bio ! https://www.facebook.com/AgricultureBiologiqueFrance

Merci pour votre soutien ! Votre apiculteur dévoué, Denis

26
Juin
2019

Printemps 2019, une récolte de miel catastrophique !

Un printemps chaotique

« Arrivé au terme du printemps 2019, il n’y a eu, dans ma région, aucune période durable de temps véritablement printanier. Le printemps est, selon les termes mêmes des météorologues une période de «transition entre la saison froide et les chaleurs estivales », qui est « progressive et plus ou moins précoce selon les années. »
Cette année après un début de printemps précoce, début mars, le chaos météorologique a couvert les trois mois qui ont suivi. Trois mois sans aucune progressivité, mais des contrastes insupportables :

  • record de températures basses, après un début de printemps très doux,
  • tempêtes et vents volants, passant subitement du Sud au Nord et Nord Est, puis à l’Ouest.
    Ce sont des conditions extrêmement défavorables au butinage ; et complexes pour le développement des colonies, qui ont besoin d’une progressivité –celle normalement du printemps – dans l’augmentation des températures et de l’amélioration des conditions d’accès aux ressources.

Casse-tête climatique

Habitué aux casse-tête climatique, j’ai suivi de près les colonies.
Les plus fortes de mes colonies et les plus entourées de ressources précoces, en plaine, ont démarré en trombe. Mais a suivi de longues périodes de mauvais temps -vents et pluies se succédant.- Les colonies ont ponctionné dans leurs stocks de miel, leur effectif étant important. Certaines ont même mis dehors de la ruche les mâles, n’étant plus à même d’assurer leur subsistance.
Heureusement, que je ne me suis pas précipité à récolter. Un apiculteur du sud de la France, qui a transporté ses colonies en vallée de Saône pour la floraison l’acacia – miellée qui n’a rien fourni du fait de la météo déplorable – m’a appelé d’urgence pour que je lui indique un fournisseur de sirop apicole, car toutes ses colonies criaient famine !
Pour les colonies les moins fortes et moins entourées de ressources printanières, les effectifs n’ont eu énormément de mal à se développer significativement de tout le printemps.
C’est un euphémisme de considérer que « les miellées de printemps tant attendues ne feront pas que des heureux » (Propos de Frank Alétru, président du Syndicat National d’Apiculture, dans la revue « L’Abeille de France de juin 2019.)

Piégé par les perturbations climatiques

Mes colonies se sont adaptées en faisant profil bas. L’abeille noire a les capacités de le faire ; et je n’ai pas fait d’intervention contrecarrant cette stratégie. Le résultat est l’absence d’excédent de miel de printemps que je pourrais récolter…
Or, en plaine de Saône, c’est une première phase de récolte en générale significative. Des perturbations climatiques en 2013 (Météo France indique que « le mois de mai 2019 a été le plus frais depuis mai 2013 ») et en 2016 ont abouti à des récoltes de printemps très faibles.
Je peux témoigner du côté imprévisible de perturbations climatiques et de leur conséquence. Je suis bien au courant de ce risque, comme tout apiculteur ; mais j’en subis pourtant les effets inévitables.
Cette fois, un extrême a été atteint, rejoignant la liste des extrêmes qu’il faudra dorénavant considérer comme prévisibles…
J’ai préservé le potentiel pour la suite de la saison notamment avec un suivi de l’essaimage réussi.
Mais, je tremble à l’idée que les perturbations météorologiques persistent à saboter mes espoirs et mes résultats. Notamment, si la canicule venait à succéder à la froideur printanière ; aucun phénomène extrême n’étant à exclure…
Combien de fois, ce printemps, je me suis dit, que les perturbations allaient s’achever ; alors qu’elles devenaient de plus en plus extrêmes !…
C’est la plus longue période de perturbations printanières de mon expérience d’apiculteur. »

Yves ROBERT – Apiculteur du réseau Un Toit Pour Les Abeilles et Formateur en apiculture. Le Rucher de Sennecey (71)

15
Mai
2019

Prendre soin en commun des abeilles

Les abeilles appartiennent à elles-mêmes

Sauvages par nature, les abeilles appartiennent à notre environnement, dont elles subissent le sort : la dégradation accentuée de leurs conditions de vie, depuis seulement quelques décennies. Simplement parce qu’elles dépendent, dans les zones dominées par les modes de vie modernes, de ressources végétales raréfiées, chaotiques et contaminées.

Et leur sort ne fait qu’anticiper de très peu dans le temps le nôtre… Notamment parce qu’elles assurent la pollinisation, c’est-à-dire un processus crucial de notre production alimentaire. C’est le message de bon sens qui a permis d’attirer l’attention sur leur sort.

C’est une espèce sentinelle à plus d’un titre : illustrant le sort réservé à l’ensemble des espèces animales et permettant de saisir simplement notre folie collective destructrice.

Elles ne nous appartiennent pas, pas plus que l’ensemble des êtres vivants avec lesquels nous partageons si mal la cohabitation sur Terre.

Couper court aux efforts collectifs destructeurs

Voir la vidéo. Cliquez ici

L’orientation destructrice des projets collectifs contemporains est dorénavant un état de fait choquant mais commun.

Il n’y a plus guère de sophistes pour défendre l’idée que le progrès est dans la destruction. C’était faire l’apologie de l’ignorance et du non-respect du vivant autour de nous ; mais aussi –ce qui est non moins choquant – en nous-mêmes.

Monde intérieur et monde extérieur sont en continuité évidente, issus l’un de l’autre et en total interconnexion. Il serait bien temps de renoncer à maintenir nos efforts pour couper ce lien vital entre notre intériorité et nos actions. Et, ce faisant, rompre le consentement absurde autour de projets collectifs hyper nocifs dans lesquels nous nous trouvons tous incités à apporter notre contribution.

Le coût extérieur – la dégradation de notre environnement et de nos relations – a son pendant moral : le renoncement à une vie pleinement humaine.

Mettre des mots sur les maux… et renaitre à la conscience de ce qui vaut la peine d’être vécu

Privés d’un contact direct avec les abeilles, la plupart d’entre nous dépendons des témoignages de celles et ceux qui les côtoient plus régulièrement.

L’économie agricole cumule tous les paradoxes. Le non-sens de la pression économique y culmine, en exigeant une rentabilité qui détruit son propre « outil de production » ! C’est là où l’on comprend le plus simplement du monde comment l’économie précipite sa propre perte…

Il a fallu un long et cruel chemin d’insensibilisation pour y mener, exigeant la rupture consommée du lien intellectuel et sensible avec l’environnement. Il s’est trouvé que cela n’a pu se faire complètement en apiculture, notamment ; où ni la mécanisation, ni la financiarisation, ni la réglementation n’ont réussi à couper définitivement l’individu de la réalité vivante.

L’apiculture est aujourd’hui une économie paupérisée, – comme tout ce qu’il reste de l’agriculture paysanne – mais est, en même temps, un des symboles d’une certaine résistance. Et, le témoignage d’une responsabilité, notamment environnementale et sociétale, à laquelle plus personne ne peut échapper décemment.

Défendre un bien en commun

Les abeilles constituent un bien commun autour duquel la mobilisation se construit et s’organise. Sauvages et tellement sympathiques, les abeilles n’ont pas leur pareil pour nous faire voir le monde autrement !

D’abord, chacune et chacun d’entre nous peut devenir l’avocat de leur cause, en développant une plaidoirie appropriée au public auquel elle est destinée.

Trop de personne sont éduquées dans l’idée que l’on peut tout exiger des humains et le la nature. Le naufrage de notre environnement – mesuré objectivement – qui précipite celui des abeilles atteste qu’il n’en est rien. Il y a des principes à intégrer – notamment ceux du vivant – pour entreprendre des projets légitimement.

Cela veut clairement dire que nous nous en sommes bien éloignés. Respect, réciprocité, interaction intelligente sont de mise dans les relations humaines et avec l’ensemble des êtres vivants.  Porter de l’attention à ses valeurs universelles réveille notre sensibilité enquilosée, secoue notre intelligence arrogante et ravive nos espoirs.

Modestement ré-apprendre

Il s’agit d’abord de comprendre que la vie a de plus en plus de mal à s’épanouir dans les environnements hostiles que nous créons de toute pièce.

Avant de reconquérir un nouvel art de vivre, il y a une étape, qui est celle de la prise de conscience. Certains la disent douloureuse, moi je la vois plutôt bienfaisante !

Pour agir en faveur des abeilles, il convient d’abord de rechercher ou restaurer un coin tranquille, une zone moins perturbée. Cette quête est déjà une aventure en soi ! On la mène avec le regard d’une abeille. Je dois avouer que je trouve autrement plus « fun » le monde coloré, diversifié et débordant de vie qu’affectionnent les abeilles que celui morne et aseptisé des plaines industrieuses. Le monde des abeilles, c’est celui de la « Contrée » dans le « Seigneur des anneaux » …

Il s’agit ensuite de nous défaire de notre état d’esprit interventionniste, de savoir un peu (pas mal, même) lâcher prise. Une vraie thérapie !

Ce sont les abeilles qui mènent la danse. Mais, il faut bien finir par admettre qu’elles savent ce qu’elles font. Et, nous (ré)apprenons, grâce à elles.

En nous mettant à la place d’une abeille, cela devient très facile à comprendre. Le but est de réaliser que nous sommes tous, indirectement en interaction avec elles.

Cela devrait permettre de nous défaire, définitivement, de pratiques absurdes, comme tondre, faucher ou tailler une pelouse, une prairie ou une haie en pleine floraison…Bref, dépenser temps et énergie et détruire de la vie, alors qu’il serait tellement plus simple et agréable de nous en dispenser !

Petit Manuel d’apiculture en ruche Warré

Article rédigé par Yves ROBERT – Apiculteur du réseau Un Toit Pour Les Abeilles et Formateur en apiculture ( http://www.culturenature71.com)

Sortie de son livre : « Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré »
A découvrir sur la Boutique Terre Vivante – ici

20
Fév
2014

Apiculture – Une filière en péril

En 2013, la production française de miel a atteint son niveau historique le plus bas. Une fois de plus, les apiculteurs pointent du doigt la toxicité des insecticides néonicotinoïdes.

 Apiculture en péril
 Le constat est sans équivoque : depuis 1995, la production de miel en France n’a cessé de décliner pour atteindre 15 000 tonnes l’an dernier. « C’est la récolte la plus faible jamais connue »,constatait Henri Clément, porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) au cours d’une conférence de presse à Paris le 11 février 2014. Pour expliquer ce triste record, la profession met en avant la conjonction de conditions météorologiques particulièrement défavorables en 2013 avec les effets récurrents des insecticides dans les zones de grandes cultures de colza et de tournesol. Comme dans d’autres pays d’Europe ou aux États-Unis, l’apiculture française est confrontée à une augmentation record de la surmortalité des abeilles qui avoisine aujourd’hui 30 % en moyenne par an (au lieu de 5 % en temps « normal »). Autrement dit, une ruche sur trois disparaît chaque année. Ce  phénomène, connu sous le nom de « syndrome d’effondrement des colonies » ou CCD (Colony Collapse Disorder), coïncide avec l’apparition en France des insecticides nicotinoïdes au milieu des années 90. Très largement utilisés dans l’agriculture, ces produits neurotoxiques enrobent la semence et libèrent leurs principes actifs dans la sève, y compris des fleurs dans lesquelles les abeilles vont puiser le nectar et le pollen.

Les apiculteurs constatent alors des troubles de comportements dans leurs colonies d’abeilles. Parce que ces produits perturbent leur système nerveux, les butineuses ne retrouvent plus le chemin de la ruche. Leur système immunitaire étant affaibli, elles peuvent aussi développer des maladies neuro-végétatives qui entraînent la mort à plus ou moins long terme.

Bien que les fabricants aient nié dès le départ les effets délétères de ces nouveaux insecticides, de plus en plus d’études scientifiques sont venues confirmer les observations des apiculteurs. C’est ainsi qu’en 2003 et en 2004, un Comité scientifique et technique composé d’experts créé par les pouvoirs publics français concluait que l’imidaclopride (présent dans le Gaucho) ou le fipronil (utilisé dans le Régent) posaient des « risques préoccupants pour les abeilles ». Il faudra pourtant attendre le 1er décembre 2013 avant que l’Union européenne retire partiellement du marché les produits (Gaucho, Cruiser, Poncho, Régent, etc.) dérivés de quatre molécules reconnues dangereuses pour les abeilles.

« Cette décision est un premier pas important mais il n’est malheureusement pas suffisant » selon l’Unaf qui demande l’extension de l’interdiction sur toutes les cultures, notamment les céréales à paille semées en hiver, les betteraves et les traitements en forêt. Au nom du principe de précaution, le syndicat des apiculteurs demande également le retrait du marché d’autres produits (Sonido, Protéus, Suprême, etc.) dont les molécules actives font partie de la famille des néonicotinoïdes et sont tout aussi nocives pour les abeilles. Jacques Freney, un apiculteur de la région Rhône-Alpes, était venu apporter son témoignage. Constatant le dépérissement de ses colonies qui butinent au printemps sur les arbres fruitiers, il a fait analyser des échantillons de pollens prélevés à l’entrée des ruches et constaté qu’ils contenaient de l’acétamipride, un insecticide néonicotinoïde qui a obtenu une dérogation à l’interdiction de traitement en période de floraison.

« La France, qui a joué un rôle important dans la décision de Bruxelles, doit retirer du marché cette famille d’insecticides et renforcer les conditions d’épandage », estime Olivier Belval, le président de l’Unaf. Et de souligner l’incohérence du plan abeilles mis en place il y a un an par le gouvernement qui prévoit d’augmenter de 50 % le nombre d’apiculteurs professionnels, sans garantir au préalable un environnement favorable à un développement pérenne des ruchers. « Le premier objectif, c’est de sauver la production », souligne Olivier Belval. Conséquence de la pénurie de produits français, plus des deux tiers du miel consommés dans l’hexagone vient d’Argentine, d’Europe de l’Est et du Sud-Est asiatique, dont les prix de revient sont bien inférieurs. Une situation qui menace directement la viabilité économique de la filière. Mais il y a encore plus grave. Au-delà de la production de miel, le rôle premier de l’abeille réside dans la pollinisation des plantes à fleurs. Un service essentiel dont dépendent 35 % des ressources alimentaires de la planète et 60 % de la diversité de l’alimentation. Malheureusement, lorsque les dégâts seront devenus irréversibles, il sera bien trop tard pour réagir !

www.quechoisir.org/apiculture-une-filiere-en-peril

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24
Juin
2013

Philippe ouvre ses portes

Chaque année les apiculteurs du réseau « Un Toit Pour Les Abeilles » vous accueillent pour des journées de découverte auprès des ruches. Samedi dernier, l’apiculteur Philippe a reçu un groupe dans son exploitation située dans les Alpes Maritimes au nord de Nice. Au programme, visite des ruches, initiation à l’apiculture, découverte de la vie des abeilles et bien entendu dégustation des produits de la ruche.

Ces journées sont ouvertes à tous, que vous soyez déjà parrain ou non. Pour découvrir les prochaines dates proches de votre domicile, consulter la liste des « journées découverte« .

Merci à Martine de l’hôtel Marriot Cap D’ail, pour ses photos et sa participation à cette journée.

03
Nov
2010

Formation apiculture MAroc

‎18-20 octobre 2010 Formation apiculture pour les pêcheurs de Dikky, au Maroc.

Dans le cadre du développement d’activités de diversification, des pêcheurs
de la communauté de Dikky au Maroc, ont reçu une formation en apiculture durant
la semaine du 18 au 22 d’octobre.
Grâce à cette formation organisée et financée par le projet ArtFiMed, les
pêcheurs vont apprendre un nouveau métier qui va leur permettre de
progressivement disposer de revenus complémentaires à ceux générés par la
pêche.

Pour ce faire et pour faciliter le developpement de cette activité, le
Projet va, durant les prochains mois, organiser un encadrement technique et appuyer
les pêcheurs à s’organiser.

ArtFiMed remercie Monsieur C.Poirot et « Un toit pour les abeilles » pour
l’assistance apportée pour l’organisation et la réussite de cette
formation.

http://www.faoartfimed.org/

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20
Mai
2010

Apiculture dans la région de Zagora : ruches mobiles en terre cuite

Ibrahim est notamment apiculteur. Il nous fait découvrir ses ruches peuplées d’abeilles sahariennes. Cette abeille est jaune et de petite taille. Le grand savoir faire de l’apiculteur et la douceur des abeilles nous ont permis de passer une demi-journée à ouvrir les ruches sans aucune piqure (à l’inverse des abeilles noires de l’Atlas qui plus agressives ont parfois attaquées à plus de 30 mètres de la ruche). Les colonies sont assez petites. La récolte se fait en cassant quelques rayons de miel si la vitalité de la colonie le permet. En cas de récolte, une ruche donne environ 6 kg de miel par an. La récupération du miel se fait à la main en pressant les rayons. Le miel obtenu est de couleur ambré avec la consistance d’un sirop épais. Son gout particulier en fait un miel réputé.

L’étanchéité entre la ruche et son « couvercle » se fait avec de la bouse de vache qui en séchant assure l’étanchéité. Elle a aussi un rôle bénéfique sur la colonie et permet d’éviter certaines maladies.

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19
Mai
2010

Un Toit Pour Les Abeilles au Maroc – 18 mai – Moyen Atlas

Nous sommes aujourd’hui à Ahermoumou qui se situe dans la zone montagneuse du moyen Atlas à 2 heures de voiture de Fès.

On trouve sur ce territoire préservé de nombreuse plantes mellifères et aromatiques tels que le thym ou le romarin.

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Les habitations sont réalisées avec des matériaux locaux (terre/ paille).

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18
Mai
2010

Un Toit Pour Les Abeilles au Maroc – 18 mai – Réunion (création d’une coopérative de femmes)

Rencontre avec les élus locaux et les futures apicultrices à Ahermoumou (Ribat El Keir). Tous les acteurs sont ici très motivés par le projet qui représente la possibilité d’apprendre un nouveau métier  et de générer une nouvelle source de revenu. Peu de personne parlent ici le français aussi la traduction a été assurée par Hamid HOUACHE.

Cette journée a été fantastique, et nous a permis de constater que la tradition d’accueil des Marocains ainsi que la qualité (et la quantité !) de leur cuisine ne sont pas des légendes.

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18
Mai
2010

Un Toit Pour Les Abeilles au Maroc – 18 mai.

A Rabat et Salé sur la côte Atlantique du Maroc.

Nous avons rencontré aujourd’hui M’Hamed Aboulal apiculteur au Maroc depuis 1986. Monsieur Aboulal est notamment engagé dans un programme de protection de l’abeille saharienne et a reçu cette année le prix du meilleur apiculteur marocain, remis par le Roi Mohammed VI.

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Abeille saharienne

17
Mai
2010

Un Toit Pour Les Abeilles au Maroc – journée du 17 mai.

Cette première journée à Casablanca a été l’occasion de rencontrer le président du Forum Averroès et de définir les grandes lignes du projet ainsi que les bases d’une convention de partenariat. Le président Abderrahmane Mekkaoui nous a présenté les principaux acteurs du projet : Hamid HOUACHE et Fatima JAMOUR. Le soir nous sommes chaleureusement accueillis dans la famille de Monsieur ZANA, autre membre du Forum.

Durant cette semaine, nous visiterons deux sites possibles d’installation de la coopérative : l’un se situant dans les montagne du  moyen Atlas (abeilles noires), l’autre dans une oasis saharienne (abeilles sahariennes). Le séjour sera aussi l’occasion de rencontrer les apiculteurs locaux et d’échanger sur les différentes pratiques.

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16
Mai
2010

Un Toit Pour Les Abeilles au Maroc

Du 16 au 23 mai, « Un Toit Pour Les Abeilles » est au Maroc.

Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec le « Forum Euroméditerranéen Averroès pour la Paix, la Citoyenneté et le Développement ». Depuis des années, cette association marocaine ne cesse de créer et d’inventer des activités génératrices de revenus pour les populations les plus pauvres.

Il s’agit ici de rencontrer une trentaine de femmes venant de milieux défavorisés et de créer une coopérative d’apicultrices. Les futures apicultrices seront formées par nos soins. Tout le matériel d’apiculture leur sera offert et une miellerie leur appartenant sera installée sur place. D’ici peu, nous vous proposerons de parrainer ces nouvelles ruches et de soutenir ces femmes dans leur recherche d’indépendance.

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