05
Avr
2017

La vie de la ruche en avril

Nous sommes en avril. Le mois du réveil de la Nature et de sa Biodiversité…
Le soleil est de retour, et avec lui la chaleur des premiers beaux jours de printemps.
Bien que les températures soient encore douces dans certaines régions, elles sont suffisamment élevées pour déclencher les premières floraisons.
Et qui dit fleurs, dit abeilles, de plus en plus nombreuses à quitter la ruche, dès que les températures avoisinent les 12/13°C, à la recherche des tous premiers nectars et pollens de printemps.
Comme cette image d’abeille butinant une fleur de cerisier.
Elles peuvent ainsi parcourir de longues distances sur un rayon de 3 km environ, parfois un peu plus lorsqu’il n’y a pas suffisamment à butiner aux abords du rucher.
Ainsi vont leurs « vas et viens » incessants, de la ruche vers les champs et des champs vers la ruche !

Pendant ce temps, la Reine abeille reprend activement la ponte. Elle peut ainsi pondre entre 1500 et 2000 œufs par jour, donnant naissance aux nouvelles générations d’abeilles, qui prendront le relai de celles d’hiver.
Zoom sur …L’Essaimage
Durant le mois d’avril, tout s’accélère… La population de la ruche s’accroit rapidement, pour atteindre entre 40 000 et 50 000 locataires. L’organisation au sein de la colonie s’en ressent. De nouvelles générations d’abeilles et de petites « princesses » voient le jour. Elles vont petit à petit pousser l’ancienne Reine à quitter la ruche avec une partie de ses sujets. C’est ce que l’on nomme l’essaimage.
Ils partent se regrouper ainsi sur la branche d’un arbre, ou encore dans le cadre d’une porte de garage par exemple ou dans le coin d’une fenêtre, ou encore dans les cheminées.
On les voit également parfois se loger dans des lieux beaucoup plus insolites encore…
Sachez que les abeilles en essaimages sont gorgées de réserves et le plus souvent inoffensives bien que la grappe formée puisse paraître particulièrement impressionnante.
Nous vous partageons un article de notre blog très intéressant sur le sujet : www.untoitpourlesabeilles.fr/blog/essaimage-naturel/

De son côté, l’apiculteur …
L’apiculteur, comme les abeilles, s’active en avril et entre en pleine « saison apicole ».  Dans certaines régions déjà, une première récolte pourra avoir lieu durant ce mois. L’apiculteur devra alors réaliser toute une série d’opérations sur sa ruche, dont notamment la pose et le retrait de hausses (partie supérieure de la ruche dans lequel le miel est récolté).
L’apiculteur peut également être amené à diviser une ruche en deux, dans le cas d’un développement trop important, et pour éviter l’essaimage (On dit alors de la ruche qu’elle « fait la barbe »). Il peut aussi récupérer des cadres de couvain et de réserves pour les nouveaux essaims…
Bref il n’arrête pas !

Le Saviez – vous ?
C’est durant le mois d’avril que s’effectuent les vols nuptiaux. La jeune reine s’est accouplée avec une douzaine de mâles et a gardé dans sa « spermathèque » le sperme de chacun d’eux. Elle puisera tout au long de sa vie (pendant 5 à 6 ans si sa longévité le permet) dans cette réserve chaque fois qu’elle voudra féconder un de ses ovules.

Un peu de poésie … La citation du mois !
« Le premier baiser, c’est l’union de deux fleurs parfumées afin que leurs senteurs mêlées appellent l’abeille à butiner »
Khalil Gibran

03
Avr
2017

Première récolte d’abeilles

Nous vous partageons quelques photos de notre première récolte d’abeilles qui à eu lieu ce dimanche 2 avril… Rien de bien grand. On ne peut pas associer cela à un véritable essaim composé de quelques milliers d’abeilles… Toutefois ce premier regroupement d’abeilles est annonciateur des essaimages de printemps.
Et puis ce n’est pas tous les jours qu’on voit des abeilles s’installer ainsi dans un compteur électrique !

Qu’est-ce que l’Essaimage ?

Durant le mois d’avril, tout s’accélère…
La population de la ruche s’accroit rapidement, pour atteindre entre 40 000 et 50 000 locataires. L’organisation au sein de la colonie s’en ressent. De nouvelles générations d’abeilles et de petites « princesses » voient le jour. Elles vont petit à petit pousser l’ancienne Reine à quitter la ruche avec une partie de ses sujets. C’est ce que l’on nomme l’essaimage.
Ils partent se regrouper ainsi sur la branche d’un arbre, ou encore dans le cadre d’une porte de garage par exemple ou dans le coin d’une fenêtre, ou encore dans les cheminées.
On les voit également parfois se loger dans des lieux beaucoup plus insolites encore…
Sachez que les abeilles en essaimages sont gorgées de réserves et le plus souvent inoffensives, bien que la grappe formée puisse paraître particulièrement impressionnante.
Nous vous partageons un article de notre blog très intéressant sur le sujet :

Bonne lecture à toutes et tous,

BZzz !

27
Mar
2017

Les abeilles vous partagent un peu de leur trésor

Chères marraines, chers parrains d’abeilles…
Vous allez tout prochainement recevoir vos pots de miel « cadeaux des abeilles » pour vous remercier de votre soutien inestimable


Nous espérons que ce « petit bonheur partagé » vous montrera combien votre engagement nous est précieux, dans le projet que nous menons au quotidien, pour soutenir les apiculteurs au sein de notre réseau et sauvegarder les abeilles, essentielles à la vie !

Déjà certains apiculteurs ont envoyé les premiers colis aux parrains. Nous vous partageons avec une immense joie la toute première photo reçue sur nos réseaux sociaux par l’une de nos marraines pour ce printemps 2017…


Pour les autres parrains qui attendent, les premiers envois ne devraient plus tarder, rassurez-vous ! Probablement dans les quelques semaines à venir.
Pas d’inquiétude surtout, vos pots de miel arrivent. Vous êtes de plus en plus nombreux à recevoir vos « petites douceurs » des abeilles et les apiculteurs, dans leur grande majorité travaillent de manière artisanale…
Il faut leur laisser le temps de prendre soin de vos abeilles et de vos pots de miel…
Quoiqu’il en soit, tous les parrains concernés par cette campagne recevront leurs pots de miel prochainement.
Pour rappel les parrains concernés par cet envoi sont ceux qui ont réglé leur parrainage entre le 15/08/16 et le 14/01/17.

N’hésitez pas, vous aussi, à nous partager les photos de vos petits pots de miel en situation… Dans votre jardin, au milieu des plantes et fleurs, ou sur la table de votre cuisine par exemple. Et n’hésitez pas non plus à nous faire part de vos messages de soutien aux apiculteurs et à Un toit pour les abeilles…

Toutes vos photos et vos messages sont pour nous de véritables « cadeaux » qui nous font beaucoup de bien et nous rendent chaque jour un peu plus fiers de ce que nous contribuons à faire pour préserver notre biodiversité…

Nous avons reçu toute fin de semaine dernière notre premier message de parrains ayant reçu ses pots de miel pour cette campagne de printemps qui démarre :

« Bonjour, le bonheur en pot ; Voilà ce que je viens vous dire, merci.
Un délice de goûter ce miel. Mes petits enfants se sont régalés. Je vais bien sûr en faire profiter ma famille, et chercher des recettes de pâtisserie ou autre.
Bonne continuation, amicalement Simone »

Quelle joie, quel immense bonheur de voir ainsi se concrétiser le cycle du parrainage

Vous participez au financement de l’installation de ruches et au développement de colonies d’abeilles. Vous les laissez se développer naturellement en les suivant d’un œil protecteur en recevant des nouvelles et des photos de votre ruche…
Et enfin, une fois vos butineuses bien gorgées en miel, elles vous en offrent un peu pour vous dire « merci », tout en conservant à la ruche suffisamment de réserves pour la colonie…


Alors, nous vous souhaitons par avance une mielleuse dégustation et espérons recevoir des centaines de photos de vos pots de miel sur nos réseaux sociaux :

Facebook Un toit pour les abeilles
Twitter Un toit pour les abeilles
Instagram Un toit pour les abeilles

20
Mar
2017

C’est aussi ça le parrainage de ruches !

Au-delà du soutien même que vous apportez aux apiculteurs du réseau Un toit pour les abeilles, par le biais du parrainage de ruches, vous permettez la multiplication d’actions concrètes pour la sauvegarde des abeilles.
Le parrainage permet, outre le financement partiel de l’outil de travail de l’apiculteur et l’achat du miel, de donner ponctuellement des « coups de pouces » aux apiculteurs du réseau ! Et ils sont nombreux…Amoureux et passionnés par leur métier et les abeilles…

Alain, Sarah, Wilfrid, Jérôme, Céline, Yvon, Christian, Grégoire, Manuel, Baptiste, Renald, Frédéric, Evelyne, David, Karine, Claude, Sébastien, Philippe, Isabelle, Patrice, Thierry et pleins d’autres encore…

Cette année encore nous avons pu, grâce à vous, intensifier nos aides aux apiculteurs pour les soutenir dans le développement de leur activité.
C’est ainsi, que vous avez notamment permis à Eric, votre apiculteur du Rucher de Saint Just, au nord de l’Oise, d’acquérir un lève ruches…

« Je vous remercie beaucoup, ainsi qu’Un toit pour les abeilles pour cette aide financière qui me permettra d’acquérir le lève ruche. Cet outil m’aidera énormément pour l’entretien et les différentes interventions sur les ruches sans perturber les abeilles. Je vous renouvelle mes remerciements. Eric ».

Nous avons en outre communiqué sur le projet de développement du rucher de Wilfrid, votre apiculteur du Marais Vernier en Normandie. Et là aussi, beaucoup de parrains ont participé spontanément à la cagnotte mise en place, pour rendre possible ce beau projet ! Wilfrid, a en effet décidé de passer professionnel avec 200 ruches. Cette cagnotte lui permettra notamment de lancer les investissements liés au développement de son rucher avec les achats :

  • d’un extracteur 39 cadres pour remplacer son petit extracteur,
  • d’un désoperculateur qui soulagera grandement son travail. Cela lui évitera de passer des journées entières dans la miellerie à désoperculer les cadres au couteau
  • d’une pompe à miel avec son bac de pompage qui lui permettra de diriger le miel vers les tonnelets ou les fûts
  • d’une doseuse à miel pour remplacer le remplissage manuel des pots

Bref, un véritable « bon en avant » rendu possible grâce à vous et Un toit pour les abeilles !

Enfin, et plus triste, vos parrainages nous permettent de soutenir les réinvestissements nécessaires sur certains ruchers après des « coups durs » souvent liés à la Nature !
Cette année nous avons pu aider, entre autres, Stéphane, votre apiculteur du Rucher du Vexin, très durement touché par les tempêtes de tout début d’année 2017.

Pascale, votre apicultrice vendéenne a également vu 24 de ses ruches totalement décimées suite à l’attaque d’un animal.

Pour quelques autres, c’est la mauvaise météo qui aura été à l’origine de fortes mortalités (supérieures à la moyenne nationale de 30%) et que nous avons aidé pour relancer l’activité au sein de leur cheptel.

Sarah, votre apicultrice vosgienne, Philippe au rucher d’Entraigues (proche d’Avignon), Jérôme et Céline au Rucher du Golfe de Royans dans le Parc Naturel Régional du Vercors. Mais aussi Pascal votre apiculteur de Checy dans le Loiret, ou encore Chantal et Yves au rucher de Sennecey-le-Grand en Saône-et-Loire et Frédéric et Evelyne au Rucher du Médoc…

Sans vous, tout ceci nous serait impossible. Vous nous permettez concrètement d’agir pour la sauvegarde des abeilles et de soutenir activement la filière apicole au sein de notre réseau.
Et toujours aussi important pour nous, tous vos messages d’espoir et de réconfort que vous nous adressez ainsi qu’à vos apiculteurs tout au long de l’année…

Vous donnez du souffle à l’action environnementale menée par un toit pour les abeilles et plus que jamais, nous vous en remercions.

Nous vous remettons quelques liens d’actions concrètes mises en place « pour sauver les abeilles »… Et merci encore pour tout !

Folies Royales : Une Gamme de Cosmétiques Bio et Engagée
Le rucher de Fouras (apiculture d’autrefois)
Récolte d’essaims « sauvages »
Des Fleurs Dans la Vallée
Accueil sur les ruchers

et pleins d’autres actions encore à découvrir ici

06
Mar
2017

Mars… Le réveil des colonies

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Le réveil des colonies ne devrait plus tarder à présent. Mais il fait encore un peu froid dehors. Alors les abeilles restent blotties, bien au chaud, dans la ruche en attendant des températures un peu plus clémentes.
En cette première semaine de mars, les prévisions météorologiques annoncent des températures encore basses, ne permettant pas un réveil actif des colonies. Les prévisions pour cette première semaine de mars annoncent une moyenne l’après-midi de 9 ou 10°C sur la grande majorité du territoire. Les abeilles, elles ont besoin de températures avoisinant les 12 ou 13°C pour commencer à sortir.

Les prochaines semaines devraient voir les températures se réchauffer sur toute la France, et avec elles la reprise d’activité des abeilles.
Il va être grand temps, pour les abeilles, cloisonnées tout l’hiver de repartir dans la nature, à la recherche des premiers nectars et pollens de printemps pour venir étoffer des réserves bien diminuées durant l’hivernage.
Dès que le ciel est suffisamment dégagé et que les températures le permettent, il n’est pas rare de voir quelques abeilles, parties en éclaireuses à la recherche de ressources proches de la ruche. Elles s’en retourneront prévenir leurs acolytes par le biais d’une « danse en huit » particulière aux abeilles et qui permet de situer l’emplacement des fleurs ou plantes mellifères repérées.

Zoom sur …
La Reine
Avec le retour des quelques nectars et pollens dans la ruche, la Reine va également pouvoir intensifier la ponte. Ce sont en effet avec ces mêmes ressources que les larves seront nourries. A l’aube du printemps, la Reine accélère son rythme de ponte, avec près de 1000 œufs pondus par jour. En pleine activité elle pourra pondre jusque 2000 œufs par jour.
Voici à gauche, une photo de Reine en train de pondre, et à droite une photo d’œufs et de larves abeilles.

De son côté, l’apiculteur …
Nous y sommes… L’apiculteur va pouvoir très bientôt ouvrir les ruches. Un moment stressant pour les « bergers des abeilles » qui ont vécu dans le doute tout l’hiver. Il y a eu, ici où là quelques indices évocateurs, permettant de savoir comment se portent les ruches. Le poids par exemple, mais aussi et plus tristement les cadavres d’abeilles retrouvés au pied de certaines ruches. Mais rien d’autre. Les apiculteurs n’ont pas pu ouvrir les ruches durant l’hivernage de peur de mettre en péril les colonies. C’est cette fin mars, que l’ouverture des ruches va nous en dire davantage sur le pourcentage de mortalité des abeilles et surtout sur la santé des colonies de printemps.

Nota Bene

Avec la ponte de la Reine, le varroa reprend son activité. Il s’agit d’un acarien parasite de 1.5mm à peine, originaire d’Asie, et qui fait grand mal à nos colonies d’abeilles. Le Varroa vient en effet se greffer sur les abeilles, les larves et les nymphes qu’il pique pour en boire le sang. Les femelles varroa profitent de la reprise de la ponte par la Reine abeille, pour pondre à leur tour directement dans les cellules occupées par des larves d’abeilles. Il est donc particulièrement difficile de s’attaquer à ce parasite destructeur.

Le Saviez – vous ?
La reine ne quittera la ruche qu’une seule fois. Vierge, elle s’envolera pour ce que l’on nomme communément le « Vol Nuptial », durant lequel elle sera fécondée par plusieurs mâles qui mourront après fécondation. Cette dernière, une fois sa spermathèque bien remplie, s’en retournera à la ruche pour ne plus jamais la quitter (sauf contrainte ou chassée par une nouvelle Reine).

Un peu de poésie … La citation du mois !
« Abeilles sans Reine, ruche perdue » Proverbe russe

14
Fév
2017

Réveil des colonies …

Ça y est, nous y sommes…

Nous arrivons à la mi-février période stratégique où l’on assiste au « Réveil des colonies ». C’est une période de tous les enjeux pour les apiculteurs qui vont pouvoir démarrer très bientôt les premières visites des ruchers après la pause hivernale.

C’est un moment crucial et stressant qui va littéralement donner le ton pour le début de la nouvelle saison.
C’est notamment à cette période que les apiculteurs vont avoir une idée claire de leurs pertes d’essaims (en moyenne 30% en France depuis quelques années déjà).
Déjà durant l’hiver, les quelques abeilles mortes au pied de la ruche sont annonciatrices d’une ruche décimée ou mal en point…

C’est donc une période importante durant laquelle les apiculteurs vont devoir reconstituer leurs cheptels pour les prochaines récoltes et donc durant laquelle les installations de nouvelles ruches ont une véritable importance.

C’est le moment clé où vous pouvez agir concrètement pour la sauvegarde des abeilles et le soutien à la filière apicole en participant au développement de nouveaux essaims…

Alors n’hésitez pas à vous lancer et à parrainer votre ruche, directement sur notre site www.untoitpourlesabeilles.fr

Découvrez tous nos apiculteurs en cliquant sur la carte ci-dessous :

Encore MERCI pour votre engagement et votre soutien !

09
Fév
2017

Gazette des abeilles n° 1

Chères marraines, chers parrains,

Nous sommes ravis de vous présenter votre première gazette.
Notre volonté : Partager avec vous nos actions grâce au soutien qui est le vôtre, renforcer le lien entre
parrains et apiculteurs et  vous informer de l’actualité majeure concernant les abeilles.

Certains d’entre vous l’ont peut être reçue dans leur colis de miel en Novembre dernier.
Pour les autres, vous y découvrirez le bilan 2016, les nouveaux apiculteurs, un origami…
Nous préparons déjà l’édition numéro 2.

Cliquez sur la Gazette pour l’ouvrir
Bonne lecture !
03
Fév
2017

La vie de la ruche en Février…

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Même s’il fait encore froid en ce début de mois de février, nous sommes bien loin des températures glaciales de ces dernières semaines. Partout en France les prévisions météorologiques annoncent le redoux. Quoiqu’il en soit, et même si par endroit il fait encore froid, l’essaim va reprendre son activité. Il est l’heure du réveil de la colonie ! La grappe qui avait permis de conserver des températures élevées au sein de la ruche, va tout doucement se disloquer. La reine va reprendre la ponte. D’une petite rondelle sur un cadre, elle va remplir plusieurs cadres de couvain, en fonction des provisions en pollen.

La population au sein de la ruche va grossir rapidement. Cette période durant laquelle les abeilles passent d’une situation de repos hivernal, à une reprise d’activité pour la reine et la colonie, est particulièrement importante. Elle est également facteur de stress pour l’apiculteur car déterminante pour les mois à venir.
La population se développe rapidement et les réserves s’épuisent aussi vite, sans que les abeilles ne puissent encore sortir pour butiner et ramener de nouvelles provisions.

Zoom sur …
Le Cycle de la vie de l’abeille

A partir de l’œuf pondu dans son alvéole, la future abeille va passer par quatre stades différents, jusqu’à l’abeille adulte…

Au départ il y a l’œuf de la Reine. En fonction de son statut « fécondé » ou non, et de l’alimentation, l’œuf deviendra une nouvelle reine ou une ouvrière (oeuf fécondé), ou un faux-bourdon (oeuf non fécondé). L’œuf est déposé verticalement au fond de l’alvéole. Au bout de trois jours à peine, l’œuf devient larve. Semblable à un ver blanc, il va muer et grossir pendant 4 jours au sein de l’alvéole où il est nourri par les abeilles. Au neuvième jour, le nourrissage est arrêté et l’alvéole operculée avec de la cire, pour laisser la larve évoluer doucement en Nymphe (pupe). On voit notamment à ce stade se dessiner les antennes, les yeux, la bouche, les pattes ou encore les ailes. C’est une abeille adulte ou imago qui sortira de l’alvéole au vingtième jour. Elle deviendra par la suite une ouvrière.

De son côté, l’apiculteur …
Dernière ligne droite pour l’apiculteur avant le retour des beaux jours. Février est une période de tous les dangers. Les contrôles demeurent visuels principalement car le froid demeure. La pesée des ruches reste également importante pour estimer les réserves encore disponibles au sein de la ruche.

Le Saviez – vous ? Comment reconnait-on la Reine ?
Sa taille tout d’abord… La Reine mesure en moyenne 20mm lorsque l’ouvrière en fait 15. Sa couleur avec reflets chauds ou bronzés est également un signe distinctif. Son abdomen est plus long et n’est pas entièrement recouvert par ses ailes, comme pour les ouvrières. Les yeux de la Reine ont moins de facettes que l’ouvrière. Son dard est plus lisse et elle pourra le retirer et piquer de nouveau. L’ouvrière en revanche meurt une fois son dard retiré. Elle n’a pas de glandes cirières et sa démarche est beaucoup plus lente.

Un peu de poésie … La citation du mois !
« Abeilles sans reine, ruche perdue. » Proverbes Russes

16
Jan
2017

Les abeilles, un enjeu environnemental !

En 2016, Un toit pour les abeilles aura cherché plus que jamais à « essaimer » autour d’elle, sur l’importance de sauvegarder les abeilles, gardiennes de notre environnement !

Après des saisons apicoles de plus en plus difficiles, qui se suivent et se ressemblent chaque année, il devient primordial de faire « résonner » au plus grand nombre, l’écho du drame écologique qui se trame si nous n’agissons pas, pour faire changer les choses.

Sans abeilles, c’est l’humanité toute entière qui serait mise en péril…

Et bien que cette phrase soit présentée au conditionnel, elle n’en demeure pas moins d’actualité. Après avoir déclaré certaines espèces d’abeilles en voie de disparition, les États-Unis, viennent tout juste d’annoncer que les bourdons sont également menacés.

Allons nous attendre que l’onde de choc résonne jusqu’en France pour réagir ?

Aujourd’hui plus que jamais nous devons éveiller les consciences pour que l’abeille, et les autres insectes pollinisateurs soient placés au cœur des discussions et des débats politiques autour de la préservation de la Biodiversité.

Nous devons, chacun à notre niveau et selon nos possibilités, agir concrètement pour préserver les abeilles :

  • planter et semer dans les jardins des espèces mellifères qui offriront aux abeilles des nectars et pollens
  • installer des hôtels à insectes
  • bannir les produits phytosanitaires types herbicides et autres Roundup qui détruisent notre biodiversité
  • consommer local et solidaire
  • parrainer des abeilles avec Un toit pour les abeilles

Nous vous publions ci-dessous quelques vidéos et articles phares de l’année 2016 sur les enjeux réels autour de la préservation des abeilles et l’action d’Un toit pour les abeilles.

N’hésitez pas à partager autour de vous, sur les réseaux sociaux, à vos contacts et familles…

Créons ensemble une chaine solidaire pour aider les abeilles…

MERCI à tous !

Le journal télévisé de TF1

Article Le Figaro : ici                                                                                                      Reportage RTL : ici

Reportage BFM Business

Reportage France 3 Éditions Régionale et Nationale

France 3 Alpes : ici                                                 France 3 Aquitaine : ici                                            France 3 Bourgogne : ici

09
Jan
2017

Bilan apicole 2016

Voici quelques nouvelles de vos apiculteurs vendéens Claude et Pascale qui vous dressent le bilan régional et national de cette saison 2016 qui s’achève… Au niveau national…

 » L’hiver 2015/2016 a été particulièrement doux, suivi d’un printemps très pluvieux puis un été très sec et chaud. Ajoutons à cela une pression de plus en plus forte des pesticides, avec des frelons asiatiques en recrudescence à l’automne, et nous nous retrouvons dans une situation désastreuse.
La récolte de miel la plus faible au niveau national jamais enregistrée. A peine 9000 tonnes de miel récoltées en France en 2016 alors que les français en consomment plus de 40 000 tonnes chaque année.
7 français sur 10 consomment du miel !
Alors attention aux contrefaçons de plus en plus présentes sur le marché national. Vérifiez toujours l’origine des produits que vous consommez. Plus de 10% du miel consommé en France serait du « faux miel » (ajout d’eau, de sirop, de sucre ou encore d’autres ingrédients…).

Nous espérons une meilleure année apicole en 2017. Après avoir vécu coup sur coup deux années noires, il devient particulièrement difficile d’accomplir notre métier au quotidien…
Nous vous remercions d’autant plus pour vos parrainages et vos nombreux soutiens dans ces moments difficiles que nous traversons. « 

Au niveau régional…

 » En cette période hivernale nous commençons à préparer notre prochaine saison.
Au programme : réparer les ruches, cirer les cadres, nettoyer les hausses et trappes à pollen etc…
C’est aussi le temps de la réflexion sur les projets à venir :
Faire du miel avec de nouveaux ruchers, récolter du pollen, élever des reines… Il va falloir réfléchir aux priorités de cette nouvelle saison apicole.
Dès que nous aurons un créneau météo favorable, nous irons vérifier l’état des provisions des abeilles. Une colonie d’abeilles consomme 1 à 2 kilos de miel par mois pendant l’hiver. Il ne faut pas qu’elle manque de nourriture, avant l’arrivée des beaux jours.
C’est aussi la période des réunions, bientôt nous allons avoir l’Assemblée Générale de notre Syndicat (en Vendée), moment important de rencontre et d’échanges entre apiculteurs.
Certes on ne peut pas agir sur le climat, espérons juste que l’année 2017 soit plus clémente pour nos abeilles.

Vous souhaitant une heureuse année 2017 !

Pascale et Claude »

04
Nov
2016

L’Abeille, nouvelle espèce en voie de disparition

Pour ceux d’entre vous qui nous suivent sur les réseaux sociaux, ou notre blog, ou encore pour ceux qui suivent l’actualité des abeilles, la nouvelle est tombée tout récemment, comme un véritable coup de massue :

L’abeille devient officiellement « nouvelle espèce en voie de disparition » …

abeille

Un véritable drame écologique lorsque l’on sait le rôle essentiel de pollinisateur qu’elle joue dans la nature.

Depuis déjà quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) : subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité.

Les pesticides, insecticides, herbicides et autres produits phytosanitaires en tous genres utilisés dans l’agriculture intensive, expliquent bien entendu pour beaucoup ce syndrome.

Mais pas que… La monoculture, le varroa, le frelon asiatique ou encore les conditions climatiques viennent accentuer depuis quelques années ce phénomène.

pesticides

Aujourd’hui chaque année un apiculteur perd entre 30 et jusque 50% de ses colonies et doit reconstituer son cheptel pour poursuivre son activité. Les récoltes de miel ne cessent de chuter et le taux d’importation n’a jamais été aussi élevé, sans que l’on ne puisse pour autant s’assurer de l’origine du miel consommé.

Cette situation autour de l’abeille « en voie de disparition » est très préoccupante en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice.

Malgré cette triste nouvelle et plus que jamais, Un toit pour les abeilles poursuit son action environnementale pour préserver cette espèce essentielle à la vie. Grâce à votre soutien, nous avons installé et nous installons chaque année des milliers de ruches partout en France, et contribuons, à notre échelle à la sauvegarde de millions d’abeilles.

Nous avons le devoir d’agir…

 

 « Et un jour les abeilles mourront. Et le miel, ce vieux compagnon d’Abel, disparaîtra. Ce sera l’annonce de la fin de l’histoire humaine des hommes. Caïn et Abel de Martin Gray

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29
Sep
2016

Évolution de la récolte de Miel en France

Comme vous l’avez probablement lu dans la presse ou au travers des nouvelles de vos apiculteurs, nous sommes en train de vivre notre pire saison apicole !

Nous pensions le désastre de 2014 derrière nous. Souvenez-vous, une année particulièrement difficile ou nous avions dû décaler de quelques mois les livraisons aux parrains pour profiter de l’arrière-saison.

Et bien 2016 a détrôné le triste record de 2014 avec une récolte au niveau national inférieure cette année à 10 000 tonnes. A peine 9000 tonnes récoltés contre 35 000 dans les années 90. Les importations quant à elles ne cessent d’augmenter !

Voici un tableau avec l’évolution de la récolte nationale et des importations de Miel des années 90 à aujourd’hui…

Voilà de quoi alerter sur la situation désastreuse que nous sommes en train de vivre.

tableau recolte et import miel

Nous avons tenté de comprendre pourquoi, après un léger regain en 2015, le monde apicole a de nouveau sombré cette année.

Pour nombres d’apiculteurs les pesticides, toujours utilisés en masse, sont bien entendus les premiers responsables de ce chaos écologique.

La loi Biodiversité, après de nombreux reculs a finalement voté l’arrêt de l’utilisation des pesticides de la famille des néonicotinoïdes. Mais cette loi ne sera applicable qu’à compter de 2018 avec des dérogations jusque 2020. Nos colonies s’affaiblissent chaque jour et ne tiendront pas jusque là…

pesticides

Outre les pesticides c’est l’addition de deux facteurs qui expliquent la très mauvaise récolte de cette année.

Les conditions météos qui ont été similaires finalement à 2014. Il ne faut plus se voiler la face : le dérèglement climatique est bien là…

Le temps joue un grand rôle dans le développement et l’équilibre des colonies. Le froid d’hiver incite les abeilles à l’hivernage. Le retour du printemps influe sur les floraisons et sur les récoltes. Il suffit alors que la météo n’ait pas joué son rôle de « modérateur » pour que les colonies soient perturbées. Ça été le cas cette année :

  • L’hiver a été particulièrement doux et les abeilles n’ont pas eu de réelle « pause hivernale ». Elles ont puisé dans leurs réserves.
  • S’en est suivi beaucoup trop de pluie au printemps ne permettant pas aux abeilles de sortir de la ruche pour butiner.
  • Et puis l’été est arrivé, tellement vite et tellement sec qu’il a asséché la flore à peine éclos…

Réchauffement-climatique-public-domain

Un deuxième facteur explique la très mauvaise récolte enregistrée cette année : l’érosion de la Biodiversité

Les cultures sont pauvres, on privilégie les monocultures au détriment d’une grande biodiversité. Pas de place pour les « mauvaises herbes », mêmes si ces dernières sont bénéfiques aux abeilles.

Les champs son cultivés de manière « anarchique », c’est à dire sans réelle réflexion sur la continuité des floraisons. Les abeilles peuvent puiser quelques ressources mais une fois la floraison terminée, il n’y a plus rien. Elles puisent alors dans leurs réserves quelques temps avoir de pouvoir profiter d’une nouvelle floraison. Il peut ainsi se passer un ou deux mois avant que de nouvelles cultures prennent le relais des premières. Les apiculteurs n’ont d’autres choix que de transhumer…

Dure dure la vie d’abeilles !

cac

Aujourd’hui, au-delà de la maigre récolte, c’est le désastre écologique qui se trame qui nous inquiète, si nous ne faisons rien.

Beaucoup d’apiculteurs ont réclamé la « calamité apicole » et d’autres ont décidé de jeter l’éponge.

Nos apiculteurs, soutenus par les parrains poursuivent l’aventure, même si ce n’est pas de tout repos. Mais certains réfléchissent déjà à reprendre une activité en parallèle. C’est pourtant un si beau métier que celui d’apiculteur !

La bonne nouvelle pour vous parrains, c’est que l’ensemble de nos apiculteurs ont quand même pu récolter suffisamment de miel pour vous et pour les abeilles qui vont bientôt rentrer en hivernage.

Nous vous remercions donc pour votre soutien précieux et espérons que la grande famille Un toit pour les abeilles s’agrandira bientôt avec la participation de nouveaux parrains.

Nous avons plus que jamais besoin de vous…

Un toit pour les abeilles : parrainez une ruche pour sauver les abeilles !

28
Sep
2016

Renald, notre nouvel apiculteur normand !

Nous vous présentons Renald, notre nouvel apiculteur en Normandie !

dscf9233Renald, paysan bio depuis plus d’une dizaine d’années et ancien éleveur laitier a décidé de se diversifier dans l’apiculture biologique en 2012 (certification Ecocert).
Amoureux de la nature depuis son enfance, Renald a pour éthique le respect de l’environnement et une démarche respectueuse de l’homme et des générations futures.

Il élève lui-même ses reines et ses essaims, ayant suivi une formation spécifique d’élevage.
Ses ruches sont des dadants comportant chacune 10 cadres, elles sont fabriquées en pin douglas provenant de la forêt voisine, la peinture de protection des ruches dite Suédoise est faite par ses soins, avec de la farine, de l’huile de lin et de l’ocre.

Il cultive ses terres et plante sur plusieurs dizaines d’hectares les fleurs qui permettront à ses abeilles de s’épanouir.
Les miels produits par Renald n’ont subi aucune transformation (non chauffés), ne contiennent aucun additif.
Ils gardent ainsi toutes leurs propriétés gustatives et bienfaits pour la santé.

Son objectif est d’atteindre 250 ruches pour vivre de l’apiculture.

Il a décidé de rejoindre le réseau d’apiculteurs Un toit pour les abeilles, et vous propose de parrainer ses ruches !

Entreprises comme particuliers vous pouvez participer au développement du Rucher de Renald et participer à la grande aventure qu’il vous propose.

Nous vous partageons les premières photos de ses ruches peintes…

Et il a même une carte de visite, réalisée par ses soins 😉 Un vrai professionnel !

IMG_0938Souhaitons la Bienvenue à Renald !

28
Sep
2016

La première récolte de notre apiculteur Corse !

Voici quelques mots et photos partagés par votre apiculteur Corse, Benjamin…

 » Voilà qui est fait! Mon miel est récolté et décante tranquillement dans son maturateur. L’aboutissement d’une année de travail! Et bien que la récolte soit un peu maigre, cela reste un moment de bonheur et de satisfaction.

Comme je vous l’avais expliqué dans mon précédent message, j’ai donc mis en place mes « chasses abeilles » sur mes ruches la veille de la récolte. Cela s’est avéré plutôt positif. Lorsque je suis allé récupérer les hausses le lendemain, seulement quelques abeilles étaient restées sur les cadres.

La récolte s’est donc faite en douceur et sans aucun stress pour les abeilles, ni pour l’apiculteur ! Une fois toutes les hausses chargées dans mon véhicule, direction la miellerie pour extraire le fameux nectar. La première étape consiste à désoperculer les cadres, c’est à dire enlever la pellicule de cire qui recouvre les alvéoles à l’aide d’un couteau ou d’une griffe.

Une fois les cadres désoperculés, on les met dans une machine appelée extracteur, qui est un fut en inox, avec un tambour qui tourne sur lui même. C’est donc la force centrifuge qui permet au miel d’être extrait des cadres.

On récupère le miel et on le verse dans un maturateur (fut métallique) en le filtrant à l’aide d’un tamis, pour retenir des restes de cires ou autres impuretés. S’en suit une période de maturation qui varie selon la consistance du miel (d’une semaine à un mois), où les derniers résidus de cire remonteront à la surface, formant une sorte de mousse que l’on écume. Ensuite, c’est la mise en pot, l’étiquetage et l’expédition à nos chers parrains concernés par la Campagne d’automne !

Les cadres qui sortent de l’extracteur sont encore collant de miel, et il est important de les laisser dehors avant de les stocker. Les abeilles se feront un plaisir de le récupérer jusqu’à la dernière goutte. C’est impressionnant comme en une dizaine de minutes, des milliers d’abeilles arrivent de toutes parts et s’agglutinent sur les cadres collant pour récupérer les restes de miel. Trop occupées à « lécher » le nectar, elles sont totalement inoffensives et je me suis amusé à m’approcher très près pour faire quelques clichés à quelques centimètres!

Voilà, je joins donc à ce message quelques photos pour illustrer et mieux comprendre.

A bientôt et merci pour votre aide !

Benjamin »

16
Sep
2016

Merci pour vos messages …

Face à une saison apicole 2016 catastrophique qui a fragilisé les cheptels de nos apiculteurs, nous avons reçu des centaines de messages de soutien et d’encouragement.

Nous les accueillons comme une véritable « bouffée d’oxygène » !

Tous vos messages débordent de gentillesse, compassion et nous rappellent combien le combat que nous menons est important, bien que difficile parfois.

Nous vous partageons avec émotion quelques messages de solidarité reçus de nos parrains…

« Merci beaucoup, Yvon, de votre message. Ce n’est pas pour le miel en soi que nous vous soutenons, mais justement parce que nous sommes sensibles aux dangers et aux défis croissants auxquels les abeilles et leurs amis apiculteurs sont confrontés.
Vous avez notre soutien et notre sympathie, donc!
Bon courage 😊 » Message de Carmen et Carlo, italiens de Bruxelles à Yvon leur apiculteur

« Merci pour ces quelques mots, malheureusement assez pessimistes.
La nature souffre et les animaux aussi. Cette terrible sécheresse les éprouve durement. Chouchoutez bien ces demoiselles, elles le méritent. »  Message de Claudine F. à son apiculteur

« Je voudrais par votre intermédiaire féliciter Grégoire, son miel est exquis.
je voudrais saluer tout son travail …
Merci encore de nous faire partager votre passion et si nous pouvons continuer à parrainer une de vos ruches nous en serons ravis au plaisir de vous rencontrer » Francoise P. marraine de Grégoire

« Merci de prendre le temps de donner des nouvelles. Quel coup dur. Courage à vous ! »0
Hélène L. marraine d’une ruche chez Philippe

Nous avons ainsi reçu beaucoup de messages de soutien que nous avons relayé aux apiculteurs de notre réseau. Nous sommes touchés par l’empathie que vous nous témoignez face à cette année apicole noire. Un grand merci pour votre solidarité.

En retour nous vous partageons ces quelques photos « miracles de la Nature » qui nous l’espérons, embelliront votre journée !

www.untoitpourlesabeilles.fr : Parrainez une ruche pour sauver les abeilles

Source : Photos d’abeilles au Rucher de Wintershouse chez Thierry COLIN, apiculteur Un toit pour les abeilles

Photographe Philippe BULOT

 

05
Sep
2016

Saison apicole 2016 : Une Annus Horribilis

Comme vous le savez, après une année de répit en 2015, la saison 2016 s’oriente  vers une année noire… La pire pour un grand nombre d’apiculteurs dont ceux que vous soutenez au travers d’Un toit pour les abeilles.

Certains sont déjà en train d’engager des démarches pour déclarer la calamité apicole… Bref une annus horribilis pour les apiculteurs.

Les abeilles n’ont pas suffisamment récolté  et ont dû puiser sur leurs réserves. Les essaims se portent mal… En France, un apiculteur qui ne renouvelle pas ses colonies est voué à cesser son activité en quelques années à peine. Chaque année 30% des colonies disparaissent du fait de l’addition de nombreux facteurs (pesticides, infections parasitaires, prédateurs comme le frelon asiatique et dérèglement climatique ayant un impact direct sur les conditions météos…)! Cette année ce taux devrait être porté à 50%, peut-être davantage encore.

Nous vous partageons ci-dessous quelques bilans dressés par nos apiculteurs en cette fin de saison apicole 2016…

Sarah Holtzmann – Le Rucher la Reine des Vosges (Moussey – 88) :

Sarah » Chers parrains, Le soleil est bien là, enfin…
Il y a quelques semaines encore je me plaignais des conditions météos déplorables qui empêchaient nos abeilles de quitter la ruche. Trop de pluie !
A présent que le soleil est là, il fait beaucoup trop chaud… On est passé de la pluie à un état de quasi canicule.
Les abeilles ventilent et vont à l’eau mais il n’y a pas suffisamment de nectar pour produire du miel. L’extracteur de la Miellerie n’a pas encore tourné.
Les champs s’assèchent trop vite. Il reste encore un peu de reine des près, balsamine et ronces mais les floraisons sont timides et surtout éphémères.
Je crois que de mémoire d’apiculteur je n’ai jamais vécu une si piètre année.
Pire encore que 2014 avec ses 10 000 tonnes de miel récolté au niveau national contre 17 000 en moyenne. Le Syndicat apicole des Vosges a d’ores et déjà demandé la reconnaissance du statut de « calamité apicole » auprès de l’État.
Malgré ce tableau un peu noir, je reste optimiste. Les abeilles ont tenu le coup et ont repris des forces.  » le 28/07/16

Chantal JACQUOT et Yves ROBERT – Le Rucher de Sennecey (Sennecey le Grand – 71) :

chantal et yves » Chers parrains, voici quelques lignes pour vous présenter le bilan apicole de cette saison 2016…

La météo printanière, extrêmement maussade, a amplifié l’essaimage, et lessivé toutes les fleurs de fin de printemps dont l’acacia. La fécondation des jeunes reines a été aussi perturbée par ce très mauvais temps. Or une colonie ou un essaim sans reine bien fécondée est condamnée. Le taux de réussite des essaims s’en est ressenti ainsi que les pertes par défaut de remplacement de la reine.

Il y a eu un laps de temps encore jamais enregistré entre la fin des floraisons printanières précoces et les floraisons d’été ; ce qui a entrainé la réduction de population dans les colonies. Celles-ci sont arrivées en été avec des effectifs trop restreints pour la production de miel à récolter par l’apiculteur. Notre volume de récolte par ruche est le tiers de celui de l’an dernier. Notre cheptel est en diminution.

Les effets sur l’environnement des activités humaines ont atteint une capacité de perturbation impressionnante. Nous avons beaucoup de travail pour convaincre de rétablir un équilibre naturel aujourd’hui rompu par une emprise écologique non maitrisée. «  le 5/09/16

David et Karine DEVERGNE – Le Rucher du Lac de Ribou (Cholet – 49) :

David » La saison va bientôt s’achever. Le Châtaignier est passé et n’a pas énormément miellé cette année. De même nous arrivons au terme des floraisons de ronces, qui sont en fleurs en ce moment. Je ne crois pas que le tournesol nous apportera beaucoup de miellée supplémentaire. Non pas que je sois pessimiste mais l’an dernier, le tournesol n’avait pas beaucoup miellé.
Je n’ai pas encore terminé toutes les récoltes mais je peux vous l’annoncer par avance, cette année aura été pour moi la pire saison apicole depuis 5 ans.
Un seul facteur aura déséquilibré l’ensemble de mes colonies : la météo.
Trop de pluie, pas assez de soleil… les abeilles sont restées enfermées dans les ruches. Les reines ont été mal fécondées ou trop tardivement. Les colonies ont dû puiser dans les réserves.  »  le 15/07/16

Voici quelques exemples de bilans apicoles qui reflètent la tendance générale de cette année apicole au niveau national. Tous les apiculteurs ont été touchés et vont devoir essayer de rebondir face à une nouvelle année noire, après 2014.

Plus que jamais nous avons besoin de vous !

Un toit pour les abeilles permet de reconstituer et développer les cheptels des apiculteurs. Aujourd’hui Un toit pour les abeilles ce sont plus de 2200 ruches installées sur les ruchers de nos 40 apiculteurs partout en France ou sur les sites des entreprises. Nous comptons plus de 15000 parrains particuliers et près de 750 entreprises marraines engagées à nos côtés.

Un toit pour les abeilles permet concrètement, grâce au soutien de ses parrains de financer une partie de l’outil de travail de l’apiculteur, sa ruche, et d’acheter le miel récolté à un prix moyen permettant à l’apiculteur de vivre décemment de son métier ancestral et artisanal. Le parrain reçoit en contrepartie de son engagement des nouvelles régulières ainsi que les photos de sa ruche. Il peut en outre venir rencontrer son apiculteur lors des journées portes ouvertes que nous organisons chaque année. Ces immersions au rucher sont le trait d’union qui existe entre le parrain, l’apiculteur et les abeilles. Elles concrétisent l’engagement des parrains.

Les parrains reçoivent enfin en remerciement de leur soutien des pots de miel personnalisés (avec le nom du parrain ou le logo de l’entreprise par exemple).

Encore merci à toutes celles et ceux qui soutiennent activement l’action d’Un toit pour les abeilles au travers du parrainage…

Et la bienvenue à toutes celles et ceux qui souhaitent nous rejoindre…

UnToitPourLesAbeilles.fr : parrainez une ruche pour sauver les abeilles !

04
Août
2016

2016 : Une année difficile pour les abeilles

Après 2014, 2016 marquera les esprits de nombreux apiculteurs qui ont vécu une saison apicole particulièrement difficile…

Les conditions météos ont déréglé tout le développement naturel des abeilles.

L’humidité a intensifié la présence et la prolifération des frelons asiatiques, prédateurs sanguinaires capables de détruire une colonie entière d’abeilles en quelques heures.

– La pluie incessante n’a pas permis aux abeilles de sortir de la ruche et récolter suffisamment de nectar et pollen.
Les abeilles ont du puiser dans leurs réserves.

Les reines, ont quand à elles été mal fécondées ou trop tardivement dans la saison. En résulte l’apparition de ruches bourdonneuses ou de colonies encore trop fragiles.

– Enfin, les fortes chaleurs, qui ont pris le relais de la pluie et du froid ont accéléré et asséché les floraisons… Les abeilles n’ont pas assez à butiner !

S’ajoute à cela bien sur, le report à 2018 de la Loi Biodiversité visant à interdire l’utilisation des pesticides de la famille des néonicotinoïdes. Sans parler des dérogations possibles jusqu’en 2020…

Bref 2016 aura vu s’accumuler de nombreux facteurs ayant contribué à déstabiliser les colonies.

En proposant le parrainage, nous agissons, à notre humble échelle pour sauvegarder ces abeilles malmenées et soutenir une filière apicole qui chaque année perd en moyenne 30% de son cheptel. Nous aidons et œuvrons à la reconstitution et au développement de nouvelles colonies.
L’engagement des parrains est primordial dans l’action que nous menons.

« Leur soutien et la commercialisation du miel, c’est ce qui m’aide à survivre depuis 6 ans. »
Sarah Holtzmann, apicultrice dans les Vosges.

Nous vous partageons ce reportage diffusé le 4/08/2016 par France 3 Lorraine au Rucher de notre apicultrice vosgienne, Sarah Holtzmann et qui explique pourquoi le soutien des parrains est important…

 

 

Moussey : parrainage de ruches

04
Juil
2016

Quelques inquiétudes au Rucher

Nous vous partageons les quelques inquiétudes de Pascal, notre apiculteur de Chécy, qui reflètent malheureusement très bien la conjoncture apicole du moment :

5849873_pluie-matin « Chers parrains,

Hier (dimanche 3 juillet 2016) j’ai passé mon après-midi à faire le tour des ruches. Je suis passé de désillusion en désillusion. La situation est très difficile. Les réserves abondantes laissées aux abeilles ont été consommées en quelques jours à peine. Les colonies ont déjà consommé les ¾ des réserves et le soleil quant à lui tarde à revenir.
Ce confinement trop long les rend même agressives. Elles attendent désespérément le soleil pour sortir des ruches. Elles en ont besoin !

Souvenez-vous, je vous avais évoqué lors de précédentes nouvelles, avoir placé des hausses, il y a quelques semaines pour récolter du Colza. Et bien impossible de les récupérer car il s’en est suivi 10 jours de pluies « non-stop ». Je n’allais pas ouvrir et mettre en péril mes colonies pour récupérer des hausses de miel ! Et ma visite d’hier m’a conforté, car je me suis aperçu que les abeilles ont commencé à désoperculer les hausses pour récupérer le miel et le consommer. Elles puisent sur leurs dernières réserves en ce moment…

La météo nous annonce deux très belles journées jeudi et vendredi avec des températures avoisinant les 32°. Voilà qui devrait leur donner un peu de souffle… Mais je ne me réjouis pas trop vite, car cette même météo annonce des orages samedi et dimanche prochain.
Et dire qu’on annonçait une belle année de récolte. Les conditions climatiques ont tout remis en cause.

J’en discute beaucoup autour de moi avec des apiculteurs et pour les plus anciens, ils me racontent que ce phénomène de très mauvaise météo s’est produit la dernière fois il y a 25 ans !
Plus de 40 % des ruches ont essaimé entre fin avril et le 15 mai, bizarrement juste avant cette saison chaotique ! Elles avaient senti ou pressenti que le temps allait fortement se dégrader. Les abeilles paraissent plus fiables que les prévisions de météo France ! Nous devrions plus observer la nature.

Sans alerte ou pessimisme, la récolte 2016 devrait être très réduite.

Je vous donnerai des nouvelles très prochainement. Merci à tous pour votre soutien
Pascal »

 

21
Juin
2016

La sauvegarde des abeilles… L’Affaire de tous !

Sale temps pour les abeilles…

Elles sont malmenées chaque jour un peu plus par de nombreux facteurs que sont les pesticides, les infections parasitaires, les nouveaux prédateurs comme le frelon asiatique apparu en France en 2004.

Chaque année nous apporte son lot de nouveaux dangers pour l’abeille… Depuis quelques temps le dérèglement climatique est entré en scène. Nous sommes aujourd’hui le premier jour de l’été et le temps demeure gris, humide et même pluvieux dans certaines régions.

2016 marquera le pire printemps depuis 150 ans !

Les abeilles ne sortent plus, le cycle naturel des floraisons est totalement perturbé.  Mais où va t’on ?

En parallèle, le projet de loi visant à interdire l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes, tueurs d’abeilles n’a toujours pas été statué de manière concrète. Les hautes autorités de l’État, Sénat et Assemblée Nationale n’arrivent pas à se mettre d’accord… En attendant les pesticides n’ont jamais été autant utilisés et la mortalité des abeilles, en conséquence n’a jamais été aussi élevée.
L’année dernière, 300 000 colonies d’abeilles ont été décimées…
Cette semaine, mardi 21 et mercredi 22 juin 2016, l’Assemblée Nationale examine en nouvelle lecture le projet de loi, adopté par le Sénat, en deuxième lecture, pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Nous espérons que ces deux jours de réflexion se clôtureront par une décision collégiale et unanime d’interdire les pesticides néocicotinoïdes dans les meilleurs délais.
En attendant nous gardons espoir car de plus en plus de personnes nous soutiennent au travers des pétitions que nous relayons ou du  parrainage de ruches. Nous avons créé, et ce grâce à vous, une communauté solidaire et engagée autour de la préservation des abeilles.
Jeudi dernier une pétition de près de 700 000 signataires souhaitant l’interdiction des pesticides a été remise à Ségolène Royal pour appuyer notre action !
Remise_pétition_Royal_Néonicotinoïdes_160616-k64-U10294723260oR-860x420@lafranceagricole.fr
La sensibilisation autour de ce drame écologique n’est plus l’histoire d’une poignée de personnes mais bien celle de milliers d’individus convaincus que nous pouvons agir concrètement pour la protection des abeilles. Et c‘est aussi pour cela que nous sommes fiers de la démarche que nous menons chez Un toit pour les abeilles !
Aujourd’hui les dangers autour de l’abeille sont devenus l’affaire de Tous… Petits et grands
Nous vous partageons avec une vive émotion et une grande fierté la photo de la classe de CM2 de l’école Louis Ravet de St-Laurent-du-Var. Les élèves ont parrainé durant une année l’apiculteur François Gros au rucher du Gapeau et ont reçu le cadeau des abeilles !
Un grand Bravo à leur maîtresse Lydie qui a mis en place ce beau projet de sensibilisation autour de l’abeille, sentinelle de notre environnement. Pour que nos enfants ne reproduisent pas les mêmes erreurs…
Photo classe Louis ravet - distribution du miel
24
Mai
2016

Loi Biodiversité : recul sur la loi contre les pesticides

Les rebondissements de ces dernières semaines autour de la loi visant à interdire les pesticides de la famille des néonicotinoïdes, a provoqué l’appel à soutien de centaines d’apiculteurs sentant leur activité en danger et souhaitant intégrer notre réseau.

Aujourd’hui plus qu’hier, la filière apicole française a besoin de soutien. De 35 000 tonnes de miel récoltés dans les années 90, nous sommes passés à 10 000 tonnes en 2014 (la pire année apicole jamais vécue en France), pour remonter légèrement en 2015 avec 17 000 tonnes.

Malgré cela, le texte de loi qui avait été voté à la mi-mars dans le cadre de la loi Biodiversité par l’Assemblée Nationale, interdisant l’utilisation des néonicotinoïdes au 1er septembre 2018 semble de nouveau compromis.

Logo-Biodiversite_poitou
Après la lettre ouverte distribuée par Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture à l’ensemble des députés, les appelant à ne pas prendre de « décision brutale » au niveau national…

Stephane-le-foll
Après de nombreuses vidéos de Syngenta diffusées sur les réseaux sociaux mettant en avant les témoignages d’agriculteurs évoquant un pseudo retour en arrière « de l’iPad vers le Minitel « …

indexVidéo à découvrir ici.

A présent, c’est au tour du Sénat de faire marche arrière en votant le retour au texte initial voté en première lecture et qui prévoit qu’un arrêté du ministre de l’Agriculture, définisse les conditions d’utilisation de ces produits. Bref plus de mention « d’interdiction » !
L’interdiction, si elle était confirmée, se verrait appliquée quant à elle non plus en 2018 mais en 2020… Encore un recul !

senat-610
Devant autant d’actions mises en place pour ne pas interdire l’utilisation de ces produits tueurs d’abeilles Un toit pour les abeilles milite chaque jour activement à éviter l’extinction pure et simple de cet insecte qu’est l’abeille, pourtant essentiel à l’humanité.

« Sans les abeilles, l’homme ne pourrait vivre que 4 ans! « 

Cette citation prêtée à Albert Einstein » et qui ne cesse d’être clamée à qui veut l’entendre, ne semble pas éveiller les consciences…
Un toit pour les abeilles à l’ambition, d’agir, à son niveau, et grâce au soutien de milliers de parrains à la sauvegarde des abeilles et au soutien à la filière apicole française en difficulté. Un apiculteur qui ne renouvelle pas ses colonies cessera son activité en quelques années à peine…

A ce jour, un toit pour les abeilles compte plus de 2030 ruches installées partout en France, chez les 50 apiculteurs qui ont intégré le réseau.
Près de 14000 particuliers et 700 entreprises sont devenus des parrains actifs et engagés qui soutiennent la démarche environnementale d’un toit pour les abeilles !

www.untoitpourlesabeilles.fr : parrainez une ruche pour sauver les abeilles !

27
Avr
2016

Ruche Connectée… Le monde apicole à l’air du numérique

Il est de coutume de dire que chaque « Révolution » petite ou grande, apporte son lot d’évolutions positives aux hommes, mais avec elles, son lot de contraintes et de limites.

A l’air du numérique, c’est une petite révolution qui secoue depuis quelques semaines déjà le monde apicole et qui promet de révolutionner ce dernier sur bien des points !

Cette révolution porte un nom : La ruche connectée !

Nous vous proposons de découvrir Beezbee ce nouveau concept de ruche intelligente qui fait du bruit. Nous mettrons en lumière les atouts concrets qu’apporte ce nouvel outil informatique et nous ferons un parallèle avec le monde agricole qui a déjà amorcé son évolution vers le numérique. Nous évoquerons ensuite les contraintes mais aussi les limites d’un tel projet, en nous appuyant sur les arguments et avis des apiculteurs de notre réseau.

A vous ensuite de vous faire un avis…

Beezbee la ruche connectée

beezbee la ruche connectée

On sait les abeilles intelligentes, c’est maintenant la ruche qui se veut « smart » et connectée…

L’entreprise Green & Connect a déjà vendu plus d’une centaine de balances. Ces dernières installées sous les ruches permettent aux apiculteurs de les gérer à distance via une application.

Si au lancement du concept il s’agissait pour Green & Connect de mettre en place un système d’alerte permettant aux apiculteurs de se prémunir des essaimages potentiels de printemps, aujourd’hui la balance connectée permet de répertorier sur les ruches, des informations stratégiques permettant à l’apiculteur de savoir si les ruches se portent bien ou si une intervention est nécessaire.

Ce sont autant d’indicateurs concernant le poids des ruches, la température ou encore l’hygrométrie (humidité).

Les atouts concrets d’un tel outil sont nombreux et permettent notamment d’optimiser les interventions sur les ruches et d’économiser ainsi temps de trajets et gazole pour se rendre sur les ruchers (souvent situés sur des zones éloignées).

Autre atout, l’apiculteur qui saura lire les indices reçus par sms de sa balance connectée, pourra notamment estimer la période de début de miellée. Il pourra également anticiper l’ajout des hausses en cas de forte miellée etc…

Les apiculteurs qui transhument peuvent grâce à ces indicateurs transhumer au bon moment sur les zones de fortes floraisons pour obtenir un miel de cru par exemple…

Bref la balance connectée promet un gain concret de temps et de productivité sur les ruches.

Prix moyen 300€, auquel il faut ajouter l’abonnement mensuel aux réseaux de transmission longue distance (LoRa ou Sigfox).

Le monde agricole déjà en marche vers le numérique

La révolution est déjà en marche dans le monde agricole !

Les agriculteurs doivent concilier rendement, qualité et traçabilité…
Nombre d’entre eux ont déjà pris la vague internet de plein fouet et profite des leviers associés au numérique dans leur activité.

agriculture connectéeParmi ces leviers de croissance :

Le développement des circuits-courts : Aujourd’hui plus qu’hier, les habitudes des consommateurs évoluent vers de l’achat en local. On privilégie la relation directe avec l’agriculteur. « La Ruche qui dit oui » s’est développée de manière considérable ces derniers mois. Il existe aujourd’hui également des drive-fermiers etc…

Plus de 20% des ventes des agriculteurs se font en circuits cours. Aujourd’hui beaucoup de cantines scolaires par exemple souhaitent être fournies par des partenaires locaux « Du champs à l’assiette ».

Le numérique permet outre un développement en local, de mieux tracer l’alimentation dans nos assiettes. Des capteurs permettent de tracer l’origine mais aussi la composition et le bilan écologique des aliments qui nous consommons. Des applications existent déjà « Open food facts », « Notéo » entres autres…

Enfin les systèmes de financement participatifs se développent de plus en plus et permettent aux agriculteurs de développer leur activité. Ces plateformes de « cross founding » trouvent un bel écho notamment sur les réseaux sociaux. Internet là encore est un levier d’accroissement direct pour le monde agricole.

Les limites de la ruche connectée et du numérique

Faire du métier ancestral d’apiculteur un nouvel enjeu de rentabilité et d’accroissement de la production à tout prix, met en péril l’essence même du métier à savoir : L’amour et le Respect des abeilles.

Attention à ne pas se retrouver dans le schéma de ces vidéos qu’on voit tourner sur internet de ces « pseudos apiculteurs américains » qui ont oublié l’essence même de ce métier artisanal et ancestral et qui tout au long de la journée appliquent des gestes quasi industriels de divisions de colonies et récolte de miel dans l’irrespect total de l’équilibre de celles-ci…

Il ne s’agit pas d’objets ou de matériels mais bien d’être vivants fragilisés par un monde extérieur rude et que l’apiculteur, par sa relation étroite et par sa connaissance du métier protège…

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Malgré les apports concrets d’un tel système, il n’en reste pas moins que le métier d’apiculteur c’est avant tout une étroite relation entre les abeilles et l’homme…

Poussons encore plus loin l’image autour de ces « indicateurs intelligents » et imaginons un système d’alerte similaire sur les nourrissons par exemple. Un schéma monstrueux où les parents seraient alertés qu’il est l’heure de nourrir l’enfant ou encore de le changer ou de lui donner le bain…

Plus de contacts intermédiaires, plus de relations affectives « inutiles »…

Le risque finalement n’est-il pas de briser ce lien fort entre l’abeille et l’apiculteur ?

Abeille doigt_1

Outre ce point, nous n’avons pas encore de recul suffisant nous permettant de juger des risques concrets sur les colonies qu’engendre l’intégration d’un système informatique nécessitant notamment une portabilité wifi. Qu’en est-il des ondes sur la ruche ?

On sait de source sure que les ondes à fortes doses sont nocives pour les hommes…

A connecter les abeilles, l’homme ne prend-il pas le risque d’ajouter encore un facteur d’affaiblissement des colonies ?

wifiEnfin On connait l’enjeux des « BIG DATA » (croisement de données météos, agronomiques, …) couplée à des objets connectés (capteurs de surveillance des cultures et des élevages) et leurs actions directes sur les rendements agricoles notamment.

Il suffirait que ces éléments de BIG DATA passent sous les mains de grands groupes comme Monsanto pour accroître sa maîtrise sur le monde agricole ! Monsanto a déjà racheté pour des montants exorbitants plusieurs sociétés de datas climatologiques …

Pourquoi ? Accroitre encore la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des solutions MONSANTO !

Attention qu’il n’en soit pas de même pour les abeilles et le monde apicole !

 

Finalement la ruche connectée comme les évolutions numériques dans le monde agricole peut apporter ses solutions d’aide au métier d’apiculteur. Il n’en reste pas moins, qu’encore une fois c’est l’utilisation qu’en fera l’homme qui déterminera si c’est un bien ou un mal pour les abeilles…

Source :

www.lesechos.fr/beezbee-la-ruche-connectee-1212236.php

magazine.laruchequiditoui.fr/faut-il-avoir-peur-de-lagriculture-connectee/

 

11
Avr
2016

Bilan apicole National et Régional

Vos apiculteurs Vendéens, Claude POIROT et Pascale LEROY-AILLERIE, vous ont dressé un bilan national et régional de l’activité apicole en 2015, que nous vous partageons ci-dessous :

Au niveau National …

La saison redémarre pour de nouvelles aventures en 2016 !
Après un hiver d’une douceur exceptionnelle, nous avons eu un mois de mars des plus difficiles pour les abeilles, avec des vents tournés au Nord Est, ce qui n’a pas facilité le développement des colonies.
Grâce à cette douceur, les mortalités hivernales sont de l’ordre de 5 à 10%, avec sur certains secteurs de grandes disparités. Ainsi lorsque nous aurons fait le cumul sur l’année, nous serons toujours et malheureusement dans la moyenne nationale des 30% de pertes sur les cheptels. Ce sont 300 000 colonies d’abeilles décimées partout en France et qu’il nous faudra reconstituer. Qui peut accepter de travailler dur en sachant déjà à l’avance, qu’au terme de l’année il aura perdu 30% de son cheptel… C’est décourageant pour nous. On essaie de limiter la casse tout en sachant qu’autour de nous rien est fait pour nous aider ! Pesticides, dérèglements climatiques, parasites, prédateurs etc… sont autant de facteurs qui participent à la disparition des abeilles.

capture-d-e-cran-2016-02-07-a-20.32.34Nous pouvons toutefois saluer le courage de nos députés qui ont su une nouvelle fois voter en faveur de l’interdiction des pesticides de la famille des néonicotinoïdes. On peut bien entendu regretter la date de mise en application reportée à septembre 2018, mais on se doit d’apprécier cet acte concret en faveur de la protection des abeilles… Depuis le temps qu’on l’attendait !

assemblée-vote-contre-neonicotinoidesCes produits (pesticides néonicotinoïdes), si on les compare au DDT (qui a été interdit), sont 10 000 fois plus toxiques et peuvent persister pour certains jusqu’à 30 ans dans les sols. Il n’y a vraiment plus de temps à perdre et plus tôt ces molécules disparaîtront, plus vite les abeilles pourront recommencer à « respirer un peu ».

Pour l’instant, rien a changé, et avec les premières journées de soleil, les tracteurs équipés de pulvérisateurs réapparaissent. Pas un jour sans rencontrer un à plusieurs pulvérisateurs, fongicides, insecticides, herbicides…..

faucheuseQuelle chance de survie pour nos abeilles ?… Et pour nous ? Qu’en est-il ? Les années se suivent et se ressemblent.

Déjà au printemps 2015, nous vous alertions sur notre page Facebook « Zapis contre Pestis » sur les épandages intempestifs de produis toxiques pour les abeilles, et pour nous consommateurs !

Au niveau de la Région…

C’est le début de printemps. Les abeilles ont plutôt bien passé l’hiver ; Un hiver doux et humide.

Peu de colonies sont mortes. Nous voilà rassurés ! Quand en effet nous descendions à pied, cet hiver, jusqu’au rucher de la Cabane, nous avions toujours une sourde inquiétude dans le silence du rucher, devant les boites muettes.

Que se passe t il à l’intérieur ? Une souris est-elle entrée ? a-t-elle fait son nid douillet de feuilles mortes dans le centre de deux ou trois cadres ? a-t-elle mangé tout le miel et le pollen ?

Dans le cœur de l’hiver, lorsqu’elles sont toutes agglutinées en grappe pour se tenir au chaud, les abeilles ne peuvent lutter contre cet envahisseur…
Alors, lorsque le soleil et un peu de chaleur sont enfin revenus, nous y sommes retournés… Quel véritable bonheur ce premier retour au rucher ; L’odeur de l’enfumoir, l’odeur des ruches, juste à l’ouverture. Cette odeur chaude, douce et épicée à la fois, mélange de propolis, de miel et de cire.

3-ruche-bouvreuil_39_2014-11-19_21-42-31Les abeilles ont déjà repris le chemin des fleurs, et elles reviennent bourdonnantes, du pollen plein les pattes. Déjà, à l’intérieur, de jeunes abeilles sont nées, toutes grises, ébouriffée, nous y avons même vu un ou deux jeunes mâles… Le cycle reprend !
abeille-ramenant-du-pollen1Nous remercions tous nos parrains qui nous suivent depuis des années, ainsi que les nouveaux venus. Nous avons vraiment apprécié le partage lors de nos journées Portes Ouvertes en 2015. Nous vous espérons nombreux cette année, pour des échanges très fructueux !

Claude et Pascale

16
Mar
2016

Forte mortalité des abeilles malgré une meilleure récolte !

Malgré une meilleure production en 2015 avec 17 000 tonnes de miel récolté contre 10 000 tonnes l’an passé, il n’en reste pas moins que la production demeure faible. 2014 a été la pire année apicole jamais enregistrée par la filière en France et ne permet pas une véritable comparaison.

La récolte de cette année s’inscrit finalement dans la moyenne des 15 000 à 17 000 tonnes récoltées au niveau national chaque année. On reste bien loin des 35 000 tonnes qu’on récoltait jadis, dans les années 90.

Cette éclaircie dans la récolte de miel en France demeure positive et permet aux apiculteurs de « souffler un peu  » après une année 2014 catastrophique.

La mortalité des abeilles, quant à elle, demeure très élevée avec une moyenne de 30% à 50% des ruches décimées chaque année.

Dérèglement climatique, parasites type varroa, frelon asiatique, pesticides… sont autant de prédateurs pour nos abeilles ! C’est beaucoup plus qu’elles n’en peuvent supporter.

« Chaque année, ce sont 300 000 colonies d’abeilles qui meurent et qui doivent être reconstituées. Aucune filière n’accepterait de perdre 30% de son cheptel », déplore Henri Clément, Porte parole de l’UNAF (Union Nationale de l’Apiculture Française), dans Le Figaro du 12 mars dernier.

Un toit pour les abeilles continue son action en permettant aux particuliers et aux entreprises de développer de nouvelles colonies d’abeilles et soutenir une filière apicole en souffrance.

Bientot 75 000 000 d’abeilles parrainées partout en France avec plus de 1900 ruches installées sur les ruchers de nos 40 apiculteurs Un toit pour les abeilles !

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Nous vous partageons le reportage réalisé par Var Matin (15/03/16) chez notre apiculteur du Rucher du Gapeau François Gros,  évoquant la démarche Un toit pour les abeilles.

Un grand merci à Var Matin, Sophie Donsey et Guillaume Aubertin pour ce beau reportage !

Vidéo Var Matin

Sources :

Var Matin : video-var-matin-un-toit-pour-les-abeilles

www.varmatin.com/video-et-si-vous-parrainiez-une-ruche-varoise-pour-sauver-les-abeilles

LeFigaro.fr : www.lefigaro.fr/malgre-une-forte-mortalite-les-abeilles-produisent-un-peu-plus-de-miel

19
Mar
2015

Ruche Robinet ou « Flow Hive » : Pour ou contre ?

Vous en avez probablement entendu parler et nous avons posté sur nos pages Facebook et Twitter plusieurs articles relatant cette invention révolutionnaire :

La Ruche Robinet ou « Flow Hive » vient de voir le jour…

 

Un concept original et novateur qui permet d’extraire le miel des ruches sans intervention humaine !

Il y a deux types de réaction totalement divergentes face au Flow Hive : Ceux qui approuvent et disent « Bravo » et ceux qui au contraire contestent et disent « Attention »!

Pour ce qui est d’Un Toit Pour Les Abeilles… Nous préférons vous exposer les 2 opinions qui émargent de cette nouvelle invention et vous laissons seuls jugent.

 

Comment est née la Ruche Robinet ?

Cette idée prend sa source en Australie où 2 apiculteurs, Cedar Anderson et son fils Stuart ont étudié et mis une dizaine d’année, à mettre en place ce prototype révolutionnaire permettant de récolter du miel facilement et de façon automatique sans intervention humaine.

Pour ceux qui approuvent :

La Ruche Robinet permet d’extraire de manière très facile le miel des ruches, sans avoir à passer par le procédé classique d’extraction très long et difficile pour les apiculteurs. Un procédé archaïque qui demande un outillage particulier et beaucoup de patience pour l’apiculteur qui doit réaliser différentes manipulations. Sans omettre le fait que les abeilles se trouvent perturbées et stressées par l’intervention de ce dernier et certaines mêmes peuvent mourir écrasées durant les manipulations.

Ce nouveau concept de ruche dite « intelligente » permet de réduire toutes ces interventions. Les abeilles terminent la fabrication des alvéoles de cire (partiellement construites de manière artificielles) et y placent le miel avant de les operculer. Jusqu’ici rien de nouveau. C’est ensuite que le procédé de « Robinet » intervient.  Les alvéoles artificielles se retrouvent partiellement décalées verticalement de manière à ce que, par un système mécanique se rapprochant du système de robinet, le miel s’écoule naturellement vers le bas. En refermant le robinet le miel s’arrête de couler et les alvéoles artificielles se repositionnent à leur place initiale. Les abeilles, tout naturellement iront de nouveau remplir les alvéoles qui se sont vidées et les refermeront avec un bouchon de cire.

Pour mettre en place cette ruche, les 2 apiculteurs ont lancé une Campagne de financement participatif  à échelle planétaire et ont récolté près de 4 millions de dollars en quelques jours…

 

Pour ceux qui désapprouvent ce nouveau système de ruche

Si certains saluent cette initiative innovante, d’autres au contraires pointent les inconvénients et risques du « Flow Hive ».

Le premier élément pointé par les scientifiques et les apiculteurs est tout simplement le fait que la « ruche robinet » va à l’encontre même de l’action naturelle des abeilles. Une abeille au sein de la ruche va jouer tout au long de son évolution plusieurs rôles, passant du rôle de gardienne à celui d’ouvrière, ventileuse etc… La Ruche Robinet va à l’encontre même de ces rôles différents joués par les abeilles, et va ainsi perturber leur métabolisme et raccourcir leur durée de vie.

Autre point négatif, le manque de place. Le système de « ruche robinet », avec le positionnement à la vertical des alvéoles ne permet pas aux abeilles d’avoir suffisamment d’espace au sein de la ruche, notamment pour les  fonctions cirières. Le manque de place peut alors provoquer des essaimages avec le départ d’une partie de la ruche avec l’ancienne reine. Pour l’apiculteur l’essaimage revient à la perte partielle de sa colonie dont la reine.

Les apiculteurs s’insurgent également sur l’un des arguments des défenseurs du « Flow Hive », évoquant le stress des abeilles.

En effet les apiculteurs s’accordent à dire que les manipulations qu’ils effectuent au sein de la ruche sont toujours réalisées de manière douce et non intrusive pour les abeilles. Stresser les abeilles n’apporterait rien de bien aux apiculteurs. Raison pour laquelle il existe divers moyens utilisés quotidiennement par les apiculteurs pour ne pas stresser les butineuses (chasse-abeilles), périodes stratégiques pour les visites et ouvertures de ruches etc…

Autre point, la « ruche robinet »  propose une récolte « en continue ». Impossible dans les faits car les nectars récoltés doivent subir un processus de séchage long avant l’obtention du miel qui sera operculé dans l’alvéole via un bouchon de cire… La nature est ainsi faite que le miel ne se récolte pas en un jour… Quant à la consistance de ce dernier, comment savoir à l’avance si le miel récolté sera liquide ou épais. Et dans le cas d’un miel épais, comment le récolter ?

Enfin, chercher à démocratiser l’installation de ruche auprès du grand public reste potentiellement dangereux, car même si les interventions sont plus que limitées  dans la ruche dite « robinet », il n’en reste pas moins que cette même ruche abrite  en moyenne 40 000 abeilles qui restent dangereuses pour les non avisés.

Vous reste à vous faire votre propre opinion sur la ruche « Flow Hive »…

09
Sep
2014

2014, année noire pour les producteurs de miel

L’année 2014 représentera la pire récolte de miel depuis au moins 30 ans. C’est l’UNAF, l’union nationale de l’apiculture française qui l’affirme. Son communiqué évoque moins de 10 000 tonnes récoltées cette année, c’est 50% de moins qu’en 2013 et 3 fois moins qu’il y a 20 ans.

© F3 Centre

A peine 20% de la production habituelle et des abeilles qui meurent de faim dès le début septembre. Ce sont les conséquences d’un été frais et pluvieux, venu accentuer un phénomène, hélas, beaucoup moins conjoncturel.  Car selon Alain Marchais, producteur-Récoltant de miel à Veignié en Indre-et-Loire, ce qui menace l’apiculture française, c’est la « monoculture » autrement dit l’hyperspécialisation des productions agricoles.

Alain Marchais Producteur-Récoltant de miel Veigné (Indre-et-Loire)
Les grandes étendues céréalières font reculer la biodiversité et présentent des taux de pollution, aux pesticides et insecticides qui provoquent la surmortalité des abeilles.Ce constat n’est en rien novateur, il était déjà au coeur de la plus grande manifestation des apiculteurs européens, en 1992 à Bruxelles. Alain Marchais y était et n’a jamais abandonné le combat. Aujourdhui, il porte tous ses espoirs sur la nouvelle génération d’agriculteurs qui prône le développement d’une agriculture moins intensive, tournée vers l’économie locale.L’hiver prochain, la pénurie de miel français obligera les consommateurs à se tourner vers des produits d’importation, très souvent de moins bonne qualité.Source : francetvinfo.fr/2014-annee-noire-pour-les-producteurs-de-miel

05
Sep
2014

Les récoltes de miel en forte baisse dans plusieurs régions

 

Un rayon de ruche dans les environs de Colmar, en octobre 2012.

Un rayon de ruche dans les environs de Colmar, en octobre 2012. (Photo Vincent Kessler. Reuters)

Intoxications des abeilles, météo défavorable… La filière apicole a subi une année difficile et demande des aides publiques.

 

Les apiculteurs ont enregistré cette année une baisse des récoltes de 50 à 80% dans plusieurs régions, alertent jeudi l’Union nationale des apiculteurs français qui appelle à «des aides financières exceptionnelles» pour assurer «la survie de la filière».

«Pire que les années 2012 et 2013 déjà extrêmement difficiles pour les apiculteurs français, la production nationale est cette année la plus faible de notre histoire», indique l’Unaf dans un communiqué. «A l’exception de l’Ouest qui semble quelque peu épargné, dans toutes les régions de France et en particulier dans les grandes régions de production comme Paca, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, les récoltes sont en baisse de 50 à 80%», rapporte l’organisation professionnelle.

«Aux intoxications récurrentes qui déciment le cheptel, viennent se surajouter cette année des conditions météorologiques catastrophiques pour les abeilles et l’activité apicole», explique l’Unaf. Face à cette situation exceptionnelle, l’Unaf estime qu’«il en va de la survie de la filière» et «demande au ministre de l’Agriculture que soit mises en place sans tarder des mesures d’aides financières»«Les apiculteurs français ne se satisferont en aucune manière de mesurettes dérisoires et insultantes comme en 2013, ni de simples déclarations d’intention», conclut l’Unaf.

La filière apicole française est confrontée depuis plusieurs années à une baisse des récoltes de miel, passées de 32 000 tonnes en 1995 à moins de 15 000 tonnes en 2013 pour un nombre de ruches similaire. Du coup, les importations sont en forte hausse, afin de faire face à la demande hexagonale. Les colonies d’abeille sont frappées par un taux de mortalité très élevé, lié à l’usage de pesticides, ainsi qu’à la présence de frelons asiatiques, de parasites comme le varroa et à une moindre diversité de cultures.

Source AFP : www.liberation.fr/les-recoltes-de-miel-en-forte-baisse-dans-plusieurs-regions

Ecrit par Flavie dans : Actualités apicole | Tags : Commenter cet article
09
Mai
2014

Atelier Découverte – Miellerie des Fontenelles

 

Atelier découverte du miel et du pollen chez Claude et Pascale, apiculteurs Un Toit Pour Les Abeilles, situés en plein cœur du Marais Poitevin!

 

coupon de Miellerie des Fontenelles La Rochelle

 

Thématique :

Le pollen, se présente sous la forme de minuscules grains jaunes. Pour germer, le grain doit atterrir sur une fleur et son transport se fait grâce au vent ou aux insectes. Miellerie des Fontenelles convie les curieux à redécouvrir le pollen. Tenue d’apiculteur, l’enfumoir à la main, possibilité d’ouvrir une ruche, et récolter soi-même le pollen tout frais. Un atelier des plus enrichissants pour 2 ou 4 personnes le vendredi ou samedi.

 

Miellerie des Fontenelles :

En plein cœur du marais poitevin se trouve une ferme apicole : Claude et Pascale ont chacun leur exploitation apicole, mais exercent sur le même site : la Miellerie des Fontenelles.

L’exploitation de Pascale s’appelle « Les butinades de Pacalou », elle est en conversion bio, avec 200 ruches, elle produit du miel, du pollen et des confimiels.

Claude a 700 ruches, il produit du miel et des colonies d’abeilles. Tous les deux proposent des animations, des visites de l’exploitation et des pauses gourmandes à la ferme.

La médaille de bronze des produits innovants a été obtenue par « Les butinades de Pacalou » au Concours des Produits de Vendée en 2011.

Pour participer :  www.groupon.fr/deals/la-rochelle/miellerie-des-fontenelles

 

09
Mai
2014

Stages et Formations Apiculture – Chantal et Yves

Chantal Jacquot et Yves Robert, Apiculteurs Un Toit Pour les Abeilles, vous proposent des Stages et Formations apicoles.

« Devenons acteurs d’une nouvelle relation avec la Nature »

Pour une agriculture respectueuse de la Nature… et des Etres humains

Contact : 06 87 14 90 66     Pour nous contacter

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Stage d’apiculture: initiation
« Les abeilles sont fascinantes et très attachantes »
Installer une ruche permet d’améliorer la pollinisation, de récolter du bon miel et d’agir concrètement en faveur de l’écologie. 

week-end Initiation à l’apiculture Bio

 

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24 et 25 mai 2014

21 et 22 juin 2014

5 et 6 juillet 2014

Thèmes abordés : connaissance de la colonie d’abeilles et de son fonctionnement, les principes de base de l’apiculture bio, caractéristiques de la ruche warré, principales interventions au rucher. Mise en pratique : découverte des abeilles, observations et ouverture d’une ruche, découverte de la flore mellifère.

Mode de participation : Réservation: 0687149066

Stage arboriculture et biodiversité
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20 septembre 2014 : quand et comment tailler les arbres fruitiers?
11 octobre 2014: Comment choisir les arbres fruitiers et les planter?
Mode de participation:
Réservation: 0687149066Yves Robert développe ce programme de formation au sein de la Coopérative d’activité L’Envol
Siret: 4802111920020
Agrément formation: 26210228121

Pour en savoir plus : www.culturenature71.com
07
Mai
2014

Une charte pour sauver les abeilles

Laurent Bourdil, un président heureux, lors de la signature en présence du ministre de l'Agriculture/ Photo DDM

Laurent Bourdil, un président heureux, lors de la signature en présence du ministre de l’Agriculture

Quatre années de travail, douze versions dont huit en quelques mois seulement et une vingtaine de personnes pour «plancher» sur le dossier…

La première charte entre professionnels de l’apiculture et des semences oléagineuses vient enfin d’être signée. Un gros, gros travail dans lequel s’est impliqué sans compter Laurent Bourdil, président national de l’ANAMSO (agriculteurs multiplicateurs de semences oléagineuses). L’agriculteur de Villasavary ne cache pas sa satisfaction tout en rendant hommage au travail commun et à la collaboration historique des apiculteurs, agriculteurs multiplicateurs et semenciers.

«Nous avons besoin les uns des autres. Les premiers pour la pollinisation de nos cultures, les seconds pour avoir des lieux où poser leur ruche».

Tout ce petit monde est désormais lié par des engagements réciproques. L’agriculteur pour l’emplacement de la ruche, l’accessibilité des parcelles, le volet – primordial – phytosanitaire ; l’apiculteur, lui, dans l’état, la préparation des ruches avant la pollinisation… C’est par Bewappi, le site de rencontre apiculteurs-agriculteurs de l’Anamso que cela va se passer puisqu’avec la mise en relation des uns avec les autres, chacun s’engagera sur des bonnes pratiques.

«Tout ce qui est écrit sera réactualisé chaque année et mis à jour immédiatement en cas de nouvelle réglementation», explique Laurent.

Un engagement qui vaudra, en cas de litige, une assurance donc pour les deux parties et pour l’apiculteur, en plus, la certitude d’être payé dans des délais contractualisés tout en laissant les négociations entre apiculteurs et agriculteurs totalement libres…

«À terme, nous comptons travailler à mettre en place un paiement en ligne».

La charte signée va donc vers une totale transparence et a un but, le professionnalisme agricole et apicole. Sur ce dernier point, cela va dans le sens de la volonté du ministre qui veut doubler la production de miel.

La charte, applicable aux oléagineux, devrait s’ouvrir, dans le temps, à toutes les productions pour un meilleur service de pollinisation.

Une belle avancée dont se félicitent tous les acteurs -GNIS, groupement national interprofessionnel des semences, Anamso, UFS, l’union fédération des semenciers, ITSAP, l’institut de l’Abeille, d’autant que le ministère de l’Agriculture Stéphane Le Foll était présent à la signature — a reconnu le caractère exemplaire de leur initiative dans le cadre du plan de développement durable des abeilles.

Source : www.ladepeche.fr/une-charte-pour-sauver-les-abeilles

30
Avr
2014

Traiter « au coucher du soleil ou après »

Une abeille butinant une fleur de colza. © Watier
Un arrêté, qui sera publié « d’ici trois à quatre mois », imposera de traiter les cultures en floraison au « coucher du soleil et durant les trois heures après le coucher du soleil », a déclaré Stéphane Le Foll à l’occasion de la signature, lundi au ministère de l’Agriculture, d’une charte de bonnes pratiques agricoles et apicoles en pollinisation.

 Le futur arrêté viendra préciser l’arrêté du 28 novembre 2003 relatif aux conditions d’utilisation des insecticides et acaricides à usage agricole en vue de protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs.

Stéphane Le Foll a indiqué qu’une étude de l’Anses venait de démontrer la sensibilité des abeilles à la lumière. « La luminosité fait sortir les abeilles », a-t-il souligné, ce qui devrait au minimum conduire à éviter les épandages en matinée.

La charte de bonnes pratiques agricoles et apicoles en pollinisation, cosignée par les semenciers (Gnis, UFS, Anamso), l’Institut de l’abeille (Itsap) et les réseaux de développement apicole (ADA France), énonce une série d’engagements réciproques des apiculteurs et des agriculteurs-multiplicateurs.

Elle dispose notamment que « le multiplicateur […] se montrera extrêmement vigilant sur les conditions de traitement, notamment en période de floraison ». Ainsi est-il « recommandé » au multiplicateur « de n’opérer de traitement sur fleurs pendant le butinage des abeilles, que lorsque les abeilles sont absentes, à la tombée de la nuit ou lorsque d’autres conditions (température, hygrométrie) sont réalisées », par référence au plan de développement durable de l’apiculture.

Source : www.lafranceagricole.fr/abeilles-phytosanitaires-traiter-au-coucher-du-soleil-ou-apres

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