07
Avr
2021
0

DOSSIER ESSAIMAGE

Quand les abeilles « se font la malle » !

L’essaimage est un phénomène naturel très impressionnant qui se passe souvent au printemps et à l’approche de l’été. On vous l’explique en images et vidéo.

 QU’EST-CE QUE L’ESSAIMAGE ?

Pour expliquer l’essaimage il faut commencer par évoquer le rôle de la colonie.

Comme pour beaucoup d’autres insectes et animaux, vivants seuls ou en groupes, la colonie d’abeilles constitue un « organisme vivant » dont le rôle est d’assurer son renouvellement. L’Essaimage est donc un phénomène naturel de reproduction.

 POURQUOI LES ABEILLES ESSAIMENT-ELLES ?

« Un sixième sens » qui pousse à essaimer.

Juste avant la première miellée de printemps, l’essaim va commencer à préparer la nouvelle génération d’abeilles en construisant de nouvelles cellules royales. Elles seront alimentées avec de la gelée royale et donneront naissance à la future reine.

Le couvain (avec les futures abeilles) est plein, et la place vient à manquer dans la ruche. Et puis, l’ancienne reine prend de l’âge. Les ouvrières vont réduire son alimentation pour que sa masse corporelle diminue et qu’elle soit bientôt en capacité de voler.
Une fois la nouvelle reine prête à prendre la relève, l’ancienne quitte la ruche !

COMMENT SE DÉROULE L’ESSAIMAGE ?

« Qui m’aime me suive ! »

L’ancienne reine prend son envol et quitte la ruche pour s’installer dans la nature. Elle est suivie de près par des milliers d’ouvrières. Souvent, la moitié de la ruche suit la reine. Une fois posée, les abeilles l’encerclent pour la protéger de la chaleur et de tout danger.

« La Phéromone de Nassanov »

Quand les abeilles ont trouvé le lieu idéal où s’installer définitivement, les abeilles éclaireuses, postées devant l’essaim se mettent à frétiller du postérieur bien en l’air pour dégager la phéromone de « Nassanov ». C’est une phéromone  de cohésion qui va permettre à l’essaim d’aller rejoindre son nouvel habitat.

 EST-CE DANGEREUX & QUE FAIRE ?

Calme et observation sont de rigueur !

Surtout pas de panique. Les abeilles qui essaiment n’ont qu’un objectif en tête : trouver un nouvel habitat. Elles sont gorgées de miel qui constitue leur réserve. Quoi faire ?

Attendre : Les abeilles peuvent rapidement quitter l’endroit colonisé si ce dernier n’est pas adapté. il faut attendre au moins une demi-heure pour s’assurer que l’essaim s’installe.
Observer: A distance, vérifiez qu’il s’agisse bien d’abeilles et non de guêpes ou de frelons.    
Contacter: Un apiculteur de votre secteur qui sera ravi de pouvoir récupérer cet essaim.

Cette plateforme recuperation-essaim met en lien les particuliers qui ont un essaim chez eux, et un apiculteur proche qui pourra venir le récupérer dans les meilleures conditions.

 QUEL EST LE RÔLE DE L’APICULTEUR ?

Apiculteur, le gardien des abeilles !

Il peut intervenir de différentes façons : soit par l’ajout d’une hausse à miel, si la miellée est en cours et que la colonie a juste besoin d’un peu de place complémentaire.
Soit par division anticipée de la colonie si l’essaimage est nécessaire.
On parle alors d’essaim artificiel.

 ESSAIMAGE EN VIDÉO

Pour le plaisir des yeux…

31
Mai
2017
1

Encore des essaimages…

Les fortes chaleurs du week end dernier ont permis de beaux essaimages.
Voici donc de quoi occuper une belle ruche en terre cuite qui ira rejoindre la Cabane Aux Abeilles, après 24 heures en cave pour apaiser un peu tout le monde.

02
Juin
2016
0

Essaimage dans un jardin

Ce jour-là toutes les ruchettes étaient occupées par les essaims récoltés. Nous avons donc fait « grimper » les abeilles dans une poterie disponible, pour les installer ensuite…dans une autre poterie un peu plus grande. Merci au propriétaire pour leur bouteille de champagne !

Ecrit par Régis dans : récolte essaim | Tags :
20
Mai
2016
0

Essaimage de pentecôte

C’est le soleil magnifique de ce lundi de pentecôte qui a incité les abeilles à quitter leur ruche d’origine pour fonder une nouvelle colonie. Un grand merci aux propriétaires qui nous ont contacté pour récolter ce bel essaim.

Ecrit par Régis dans : récolte essaim | Tags :
11
Mai
2016
2

L’Essaimage naturel

Le printemps est souvent annonciateur d’essaimage pour les abeilles…

Cette semaine sur la Région, plusieurs appels concernant des essaims venus s’installer sur des propriétés, sans qu’on ne les y ait conviés.

essaimage-fouras17

Qu’est-ce que l’essaimage ? Comment ce phénomène s’explique-t-il ? et comment l’éviter ?  En cas d’essaimage chez vous, comment réagir ?

Qu’est-ce que l’essaimage ?

Vous avez probablement déjà vu la formation d’essaims dans la nature. Des milliers d’abeilles regroupées sous forme de grappe uniforme ! Il s’agit d’un spectacle impressionnant.

Le ballet d’abeilles au-dessus de la ruche qui se prépare à quitter la colonie l’est tout autant.

ballet-d-abeilles

Elles partent se regrouper ainsi sur la branche d’un arbre, ou encore dans le cadre d’une porte de garage par exemple ou dans le coin d’une fenêtre.

On les voit également parfois se loger dans des lieux beaucoup plus insolites encore…

essaimagesThierry COLIN, apiculteur Un toit pour les abeilles nous explique les différents facteurs d’essaimage :

« Il y a plusieurs raisons qui expliquent la fièvre de l’essaimage.

La plupart du temps, ce phénomène est lié à une trop grosse population au sein de la ruche et pas assez de phéromone.

De nouvelles reines sont élevées et un conflit se créée alors, au sein de la colonie avec la « vieille reine » et la (ou les) nouvelle(s) reine(s) potentielle(s). Tout dépend du nombre de cellule royale. Si à l’issu de « l’affrontement » aucune reine ne remporte de victoire, alors l’une des reines, le plus souvent l’ancienne, quitte la ruche avec une partie des ouvrières. L’opération se répète ainsi, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quelques centaines d’abeilles et une seule reine.

On parle d’alors d’essaimage naturel.

C’est aussi une méthode naturelle pour remplacer les vielles reines. Les abeilles décident de « changer » de reine, et en font de nouvelles qui la remplaceront. Il faut aussi savoir que même s’il existe des cellules royales, ces dernières ne sont pas certaines de voir le jour. La Reine en place pourra les tuer au travers des parois pour éviter « un coup d’état » !

Nous vous proposons cette vidéo d’une intervention de Thierry sur son rucher, venu récupérer des abeilles ayant essaimé dans la nature pour les installer dans une nouvelle ruche !

Comment présager d’un essaimage à venir ?

Il existe des signes annonciateurs d’un essaimage éventuel à venir.

Parmi ces indices :

Le ralentissement de l’activité d’une colonie forte au demeurant, ou un manque de dynamisme général.

Un groupement d’abeilles, formant une grappe immobile au niveau de la planche d’envol sera également un signe annonciateur. Les abeilles se préparent à quitter la ruche. On dit alors que la ruche « fait la barbe ».

C’est pour éviter ce genre de phénomène que l’apiculteur ajoutera des hausses. Cela permet de donner du « souffle » à la colonie qui commence à se retrouver à l’étroit.

Enfin si des cellules royales sont présentes, c’est que de nouvelles reines vont bientôt voir le jour et vouloir légitimer leur place au sein de la colonie.

Qui prévenir en cas d’essaimage chez vous ?

Un toit pour les abeilles a créé un site de collecte d’essaims : http://www.recuperation-essaim-abeilles.com/

Ce site permet la mise en relation entre des particuliers qui ont un essaim d’abeilles venu s’installer sur leur propriété et des apiculteurs de la région qui souhaitent récupérer ces essaims.

L’enjeu est double : vous permettez de sauver des abeilles parties de leur ruche et qui ont besoin d’un abri pour les protéger.

Et vous offrez à l’apiculteur proche de chez vous la possibilité d’avoir un nouvel essaim !

Nous vous proposons deux rubriques sur le site :

Pour les particuliers : Vous avez un essaim chez vous ? Trouver un apiculteur  qui vous permet de sélectionner et contacter l’apiculteur de votre secteur.

Pour les apiculteurs : Vous êtes apiculteur ? Inscrivez-vous ! Il permet aux apiculteurs qui souhaitent être alertés d’un essaimage proche de chez eux de s’inscrire pour être prévenus.

L’essaimage est donc naturel chez les abeilles, c’est une histoire de « suivi » au sein de la ruche.

Quand il n’y a pas assez de place, elles décident « naturellement » de quitter leur abri.

Le rôle de l’apiculteur est de vérifier qu’il y a toujours de la place au sein de la ruche et d’ajouter des hausses si besoin. Il vérifie également durant chaque visite qu’il n’y a pas d’élevage de reine en cours.

En cas d’élevage constaté il profitera du phénomène pour faire des « nucleïs » ce qui lui permettra d’augmenter le cheptel ou de palier à la mortalité de certaines colonies.

essaim-utpla

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : récolte essaim | Tags : ,
04
Mai
2015
0

L’Essaimage

L’Essaimage

Le mois de mai sonne la reprise totale d’activité au sein de la ruche avec le développement des populations au sein de la colonie. Mai est également une période propice à l’essaimage, c’est-à-dire au départ de l’ancienne Reine avec une partie de la colonie, lié au manque de place dans la ruche.

En effet si la croissance de la colonie s’accélère et que la place vient à manquer, la reine quitte la ruche avec une partie des abeilles. Elle laisse alors place à une jeune reine qui va prendre le relais au sein de la ruche et pondre à son tour, une fois qu’elle aura été fécondée. L’ancienne reine, partie avec son essaim (une partie de sa ruche) va aller s’installer, en hauteur près de l’ancienne ruche, à environ 30, 50, voire 100 mètres, le plus souvent dans une cheminée, ou dans les arbres, dans les trous des maisons ou dans les espaces entre fenêtres et volets etc…

               

Des abeilles sont chez vous, pas de panique !
L’essaim peut se poser plusieurs fois avant de trouver le lieu où il s’installera ainsi il n’est peut-être là que temporairement. Si ce dernier a élu domicile dans votre propriété le mieux est de le faire enlever au plus tôt avant qu’il ne puisse être délogé.

Les abeilles étant une espèce protégée, les pompiers et entreprises de désinsectisation n’ont pas le droit de les détruire. Nous vous transmettons un lien vers un site qui recense par région les cueilleurs d’essaims (pour la plupart apiculteurs amateurs). Ces derniers se proposent de venir récupérer gracieusement ces essaims.

http://recuperation-essaim-abeilles.com/

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir,Non classé,récolte essaim | Tags :
09
Juil
2012
9

Une année propice à l’essaimage

Quelques jours de beaux temps en mars avec une rentrée de nectar et pollen ont stimulé les colonies d’abeilles et augmenté le volume des ruches.
De longues périodes de pluie interdisant les sorties ont également favorisé la longévité des butineuses.
Avec un manque de place, en mai-juin, c’est la crise du logement et l’essaimage !

Chez Laurent et Anne-Marie Calvès (Auvergne).
Dans cette colonie trop populeuse, les abeilles sortent de la ruche pour rafraichir l’intérieur.

On dit qu’elles font « la barbe », ce qui arrive en général avant l’essaimage.

L’essaimage est le mode naturel de reproduction et dispersion dans l’espace des colonies d’abeilles, c’est un besoin naturel afin de perpétuer l’espèce.

Au printemps, suite à un blocage temporaire de la ponte de la reine qui dépend de plusieurs facteurs (l’âge,le volume de la colonie dans la ruche, la météo, l’environnement floral…), les ouvrières élèvent alors des larves de reines (à la gelée royale).

Dès la naissance d’une nouvelle reine, la reine-mère part alors avec une partie des abeilles (essaim primaire).
Si les autres reines en gestation viennent à naitre également, elles partiront à leur tour avec un paquet d’abeilles (essaim secondaire, tertiaire) jusqu’à vider la ruche comme cela arrive.

Même si les essaims naturels capturés permettent d’augmenter le cheptel de l’apiculteur, la qualité de l’essaim formé autours de vieille reine reste toujours incertaine.
Ainsi, le travail de l’apiculteur consiste à repérer les colonies qui risquent d’essaimer et de le prévenir par différents travaux au rucher comme l’essaimage artificiel.

Aujourd’hui peu d’apiculteurs on encore le temps d’aller récolter ses essaims et plus de 80% sont détruits par des sociétés spécialisées, en générales, les même sociétés qui proposent les traitements contre les termites, capricornes, puces….

Nous avons passé des partenariats avec ces sociétés (nous les payons 30% de plus que pour ube destruction) de façon a ce qu’elle ne détruisent plus ces essaims, mais les déposent dans des ruchettes que nous venons ensuite rechercher et installer dans nos ruchers.
Nous récupérons aussi nous même gratuitement ces essaims chez les particuliers su la Charente Maritime.

Un essaim s’est posé chez vous  ?
Découvrez sur votre région les apiculteurs amateurs qui proposent de récupérer gratuitement des essaims.

 

Que fait-on avec les essaims récupérés ?

Un essaim capturé est mis en ruchette, sorte de petite ruche.

Les abeilles que nous avons récupéré sont installées sur le rucher de Fouras (Charente Maritime) consacré à l’apiculture d’Autrefois.
Ce site est dans une zone de marais, préservée et sauvage géré par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et le Conservatoire du Littoral .

L’objectif de ce rucher est de réaliser une apiculture « non interventionniste » comme elle était pratiquée par le passé.

valideLes ruches sont installées sur un site sain.
valideLes abeilles sont « naturelles » (récolte des essaimages).
valideNous utilisons les ruches d’antan et tentons de perpétuer les techniques de nos aïeux.
valideNous n’utilisons pas de traitement chimique pour les abeilles y compris pour la peinture des ruches warré.
valideNous ne nourrissons pas les abeilles avec du sucre.
valideLes ruches peintes le sont avec une peinture 100% naturelle (propolis + alcool).
valideNous semons des fleurs pour les abeilles et autres butineurs.

Nous utilisons des ruches permettant aux colonies de se développer de façon harmonieuse en se rapprochant le plus possible leur habitat naturel (arbres creux…).
– ruches en paille / torchis
– Ruches troncs
– Ruches en bois tressé
– Ruches Warré sans cadres permettant à l’abeille de bâtir ses rayons de façon naturelle.

paniers tressés

L’utilisation de paniers à abeilles remonte au moyen âge.
La réalisation d’un panier ne nécessite aucun matériau ou matériel spécifique.
Simple et rapide, la technique permet à l’apiculteur de s’affranchir de l’achat de matériel en ne travaillant qu’avec des produit locaux et naturels (noisetier, repousses de saules, de frênes…).
La forme conique représente un habitat idéal pour l’abeille.
Le torchis va permettre de jouer le rôle d’isolant et de réguler l’humidité dans la ruche évitant ainsi le développement de moisissures et champignons.
Le toit de chaume assurera l’étanchéité tout en permettant à la ruche de « respirer ».

– Structure : bois tressé
– Isolation: torchis paille / terre
– Étanchéité : chaume

Voir les articles sur les captures d’essaims et mise en ruches

Voir les articles sur la réalisation des ruches d’antan

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Actus des ruchers parrainés |
26
Juin
2019
1

Printemps 2019, une récolte de miel catastrophique !

Un printemps chaotique

« Arrivé au terme du printemps 2019, il n’y a eu, dans ma région, aucune période durable de temps véritablement printanier. Le printemps est, selon les termes mêmes des météorologues une période de «transition entre la saison froide et les chaleurs estivales », qui est « progressive et plus ou moins précoce selon les années. »
Cette année après un début de printemps précoce, début mars, le chaos météorologique a couvert les trois mois qui ont suivi. Trois mois sans aucune progressivité, mais des contrastes insupportables :

  • record de températures basses, après un début de printemps très doux,
  • tempêtes et vents volants, passant subitement du Sud au Nord et Nord Est, puis à l’Ouest.
    Ce sont des conditions extrêmement défavorables au butinage ; et complexes pour le développement des colonies, qui ont besoin d’une progressivité –celle normalement du printemps – dans l’augmentation des températures et de l’amélioration des conditions d’accès aux ressources.

Casse-tête climatique

Habitué aux casse-tête climatique, j’ai suivi de près les colonies.
Les plus fortes de mes colonies et les plus entourées de ressources précoces, en plaine, ont démarré en trombe. Mais a suivi de longues périodes de mauvais temps -vents et pluies se succédant.- Les colonies ont ponctionné dans leurs stocks de miel, leur effectif étant important. Certaines ont même mis dehors de la ruche les mâles, n’étant plus à même d’assurer leur subsistance.
Heureusement, que je ne me suis pas précipité à récolter. Un apiculteur du sud de la France, qui a transporté ses colonies en vallée de Saône pour la floraison l’acacia – miellée qui n’a rien fourni du fait de la météo déplorable – m’a appelé d’urgence pour que je lui indique un fournisseur de sirop apicole, car toutes ses colonies criaient famine !
Pour les colonies les moins fortes et moins entourées de ressources printanières, les effectifs n’ont eu énormément de mal à se développer significativement de tout le printemps.
C’est un euphémisme de considérer que « les miellées de printemps tant attendues ne feront pas que des heureux » (Propos de Frank Alétru, président du Syndicat National d’Apiculture, dans la revue « L’Abeille de France de juin 2019.)

Piégé par les perturbations climatiques

Mes colonies se sont adaptées en faisant profil bas. L’abeille noire a les capacités de le faire ; et je n’ai pas fait d’intervention contrecarrant cette stratégie. Le résultat est l’absence d’excédent de miel de printemps que je pourrais récolter…
Or, en plaine de Saône, c’est une première phase de récolte en générale significative. Des perturbations climatiques en 2013 (Météo France indique que « le mois de mai 2019 a été le plus frais depuis mai 2013 ») et en 2016 ont abouti à des récoltes de printemps très faibles.
Je peux témoigner du côté imprévisible de perturbations climatiques et de leur conséquence. Je suis bien au courant de ce risque, comme tout apiculteur ; mais j’en subis pourtant les effets inévitables.
Cette fois, un extrême a été atteint, rejoignant la liste des extrêmes qu’il faudra dorénavant considérer comme prévisibles…
J’ai préservé le potentiel pour la suite de la saison notamment avec un suivi de l’essaimage réussi.
Mais, je tremble à l’idée que les perturbations météorologiques persistent à saboter mes espoirs et mes résultats. Notamment, si la canicule venait à succéder à la froideur printanière ; aucun phénomène extrême n’étant à exclure…
Combien de fois, ce printemps, je me suis dit, que les perturbations allaient s’achever ; alors qu’elles devenaient de plus en plus extrêmes !…
C’est la plus longue période de perturbations printanières de mon expérience d’apiculteur. »

Yves ROBERT – Apiculteur du réseau Un Toit Pour Les Abeilles et Formateur en apiculture. Le Rucher de Sennecey (71)

04
Juil
2018
0

La vie de la ruche en juillet

[LIVRAISON DE VOS POTS DE MIEL]
Chers parrains, nous sommes en juillet, le temps file à vive allure. Pour la grande majorité d’entre vous (concernés par les livraisons de printemps), vous avez reçu vos pots de miel. D’autres livraisons sont actuellement en cours…
Resteront les colis de vos apiculteurs Karine et David D., Pascal S., Stéphane J., Wilfrid B., Yves et Chantal R., Philippe C. et les quelques colis restants de Thierry S., dont les envois devraient suivre dans les prochains jours.

Nous sommes conscients que cette année les livraisons se sont prolongées sur l’été et nous nous en excusons.

Comme vous le savez, la saison apicole a été rude pour nos apiculteurs. Les conditions météos, entre périodes de grand froid, de pluie et de sécheresse ont désorganisé l’activité des colonies. La saison a eu du mal à démarrer et s’est prolongée sur l’arrière-saison pour beaucoup d’apiculteurs. A cela se sont ajoutées, la sortie d’hivernage qui a compliqué la reprise d’activité sur les ruchers, et les nombreuses pertes à déplorer sur certains cheptels. Les apiculteurs ont dû alterner entre activité intense au rucher et travail à la Miellerie pour la préparation de vos pots de miel. 

Merci à vous tous, pour vous être montrés cette année, particulièrement compréhensifs et patients.

Les derniers pots de miel seront livrés sur le mois de juillet. Pour ceux qui ont choisi un point relais, sachez que vos colis seront conservés une dizaine de jour en relais. Si toutefois vous partiez en vacances, vous pouvez donner procuration à un tiers (avec copie de votre carte d’identité) pour la récupération de votre colis. Pour les livraisons au domicile, le colis sera mis en boite aux lettres.
Encore merci pour votre compréhension…

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Plus de doute possible, nous sommes en été et il fait très chaud. Autant vous dire qu’au rucher l’activité bat son plein ! Et les prévisions météos de la mi-juillet nous confortent dans le fait que les températures vont demeurer encore chaudes ces prochains jours. Bref, la saison a eu du mal à démarrer cette année, mais cette fois-ci ça y est, c’est parti pour nos abeilles, qui vont pouvoir reprendre de plus belle leurs va-et-vient incessants, de la ruche aux champs et des champs à la ruche.

Durant la période estivale, et jusqu’à ce que les floraisons s’épuisent et s’assèchent, les abeilles ne vont cesser de butiner et de rapporter à la ruche les précieux nectars et pollens, qui vont constituer les réserves d’avant hivernage. Et elles ne chôment pas nos abeilles durant l’été. Elles peuvent parcourir plusieurs kilomètres à la recherche de provisions florales et s’en revenir à la ruche les pattes chargées de pollen et le jabot gorgé de nectar sucré, pendant plusieurs heures.
Elles travaillent ainsi entre 12h et jusque 15h par jour…

Zoom sur … La danse des abeilles
C’est le scientifique autrichien Karl von Frisch qui, dans les années 40 a réalisé des travaux approfondis mettant en lumière la « danse des abeilles ».
Il a déterminé que cette « danse » représente un langage biologique permettant de communiquer à la colonie des emplacements potentiels de butinage.

Ainsi, lorsqu’une éclaireuse a localisé un emplacement opportun pour la récolte ou un coin d’eau, elle le renseigne à ses congénères, par le biais d’une danse spécifique.
Il existe plusieurs types de danses constatées. Parmi elles, la danse en rond, la danse en faucille ou encore la danse en « 8 » dite frétillante.

La danse en rond permet de communiquer sur la présence de ressources proche de la ruche.
L’éclaireuse, par le biais de cette danse, n’indique pas de lieu précis, mais informe sur la présence de provisions tout prêt.
Généralement, juste après la danse, les abeilles, dans un bal frénétique, quittent la ruche dans toutes les directions à la recherche de ressources proches.

Dans le cas de la danse en « 8 », l’éclaireuse informe de ressources un peu plus lointaines mais disponibles en abondance.
La ligne droite, dessinée par la partie centrale du « 8 » formée par le mouvement de l’abeille, décrit 3 informations essentielles :
La direction : vers laquelle les abeilles doivent se diriger pour retrouver le lieu
La distance : plus l’abeille se trémousse l’arrière train durant la ligne droite du « 8 », plus le lieu sera éloigné. Il y aurait même un rapport mathématique déterminé, entre le temps de la danse sur la ligne droite et la distance à parcourir en mètre…
La richesse de la ressource : Plus l’abeille réalise de tours de danse et plus la ressource sur le lieu indiqué est abondante…
L’abeille est un insecte doué d’intelligence, capable de communiquer avec ses congénères. Bref « petite » mais « costaude » l’abeille !

De son côté, l’apiculteur …
En cette pleine saison, l’apiculteur veille au grain. Il est vigilant au risque potentiel d’essaimage durant cette période où le développement des colonies s’accélère considérablement. En cas de besoin, il divisera les colonies et s’assurera de la belle évolution des essaims.
Le rôle de l’apiculteur durant cette saison, est aussi de récolter du miel, tout en respectant les ouvrières qui ont travaillé dur, en leur laissant suffisamment de réserves.
Rassurez-vous, l’apiculteur est le gardien de nos abeilles, il n’a pas vocation à prélever aux ouvrières plus que nécessaire, d’où l’ajout de hausses. C’est le miel des hausses, qui constituera la récolte de la saison pour l’apiculteur et les abeilles, elles, conserveront tout le miel du corps de la ruche en guise de réserves.

Le Saviez – vous ?
Durant l’été, la durée de vie des abeilles est bien plus restreinte que durant l’hiver, où l’activité à la ruche est ralentie.
En effet, une abeille durant l’été vivra quelques semaines à peine, environ 5 à 6 semaines. En hiver, en comparaison, les abeilles vivent entre 5 et 6 mois.
Les abeilles dites de « printemps » et les abeilles « d’hiver » sont également physiquement et physiologiquement différentes.
Le corps des abeilles d’hiver est plus développé et poilu ce qui lui permet de mieux résister au froid de l’hiver. L’hormone juvénile (qui incite au butinage) est quasi inexistante chez les abeilles d’hiver, qui n’en n’ont finalement pas ou très peu besoin.

Un peu de gourmandise… La recette du mois !
Recette proposée par le blog Amour de Cuisine

INGREDIENTS
–        1,5 litre d’eau
–        6 citrons (non traité)
–        5 cuillères à soupe de miel
–        Poignée de menthe fraîche
–        Glaçons

PREPARATION
Faites chauffer 200 ml d’eau avec du miel dans une petite casserole jusqu’à ce que le miel est complètement dessous. Pressez 4 citrons pour en extraire le jus. Versez le jus et l’eau de miel dans un pichet. Ajouter le reste d’eau froide, la menthe fraîche et 2 citrons coupés en morceaux. Réfrigérer entre 30 à 40 minutes. Servez cette citronnade faite maison avec de la glace et dégustez.

Bon appétit et surtout partagez-nous vos photos sur les réseaux sociaux !

05
Août
2017
0

La vie de la ruche en août

Que se passe-t-il dans la ruche ?

Le plus dur est passé. Finis les essaimages répétés et la course aux miellées…
On va commencer à se diriger tout doucement vers la préparation de l’hivernage. Les abeilles s’agitent encore dans la ruche et profitent des dernières floraisons proposant quelques nectars sucrés et pollen. Mais le rythme se ralentit légèrement. Tout doucement les fleurs vont commencer à se flétrir clôturant ainsi une période intensive de miellées abondantes.
Les récoltes de miel s’achèvent sur certains ruchers. Pour les retardataires qui attendent les ultimes floraisons estivales il ne va plus falloir trop tarder maintenant.
Car fin août, début septembre, l’apiculteur va préparer les abeilles à leur entrée en période d’hivernage… Car oui, les abeilles hivernent durant la période de froid ! C’est qu’elles n’aiment pas trop ça le froid nos abeilles !


En attendant la colonie est organisée et le changement de rythme qui s’opère dans la nature, la pousse à revoir sa composition au sein de la ruche.

Zoom sur … La colonie de fin de saison

Exit les mâles qui vont être gentiment remerciés à la fin de l’été et raccompagnés aux portes de la ruche. Ne minimisons pas leur rôle essentiel de reproducteur car ces faux-bourdons, qui naissent d’ovules non fécondées, vont permettre de remplir la spermathèque des reines durant le vol nuptial.
Les mâles, qui féconderont une reine mourront quelques minutes après leur accouplement, car si les abeilles perdent une partie de leur abdomen avec leur dard, les faux-bourdons perdent une partie de leur système reproducteur qui reste accroché à la reine fécondée.
Hélas, mise à part leur rôle reproducteur, les faux bourdons ne participent pas aux travaux de la ruche. Ils deviennent une bouche à nourrir inutile. Durant l’hivernage les réserves vont se consommer petit à petit en fonction des besoins au sein de la colonie. Il faut donc essayer de conserver une équipe réduite où chaque abeille a un rôle à jouer…
Les faux-bourdons qui n’auront pas fécondé de reines et qui seront encore à la ruche, vont être expulsés et vont devoir s’en aller !
Pas simple la vie de mâles chez les abeilles !


De son côté, l’apiculteur …


Pour l’apiculteur, c’est la période de récoltes des dernières hausses, parties supérieures qu’il ajoute sur le corps des ruches pour récolter le miel.
Il va pouvoir ensuite extraire le miel dans sa miellerie et le mettre en pot.

Le miel extrait à froid est naturellement liquide lors de la mise en pot. C’est ensuite que survient le phénomène de cristallisation, dont nous vous avons déjà parlé ici. La cristallisation est un phénomène naturel et complexe qui intervient à différentes vitesses, mais qui demeure inévitable.

Le Saviez – vous ?

La bruyère est une plante qui fait de la résistance. Alors que la plupart des floraisons cessent à la mi-août, la bruyère callune, ou « Calluna vulgaris » peut prolonger sa floraison jusqu’en septembre.

La bruyère callune est une plante d’Europe, Afrique du Nord et Asie Mineure.
Les bruyères poussent surtout dans les sols siliceux. Ce sont tantôt des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux, tantôt de véritables arbustes. Disposées en grappes, les fleurs sont le plus souvent roses, parfois blanches ou verdâtres.

Un peu de poésie … La citation du mois !

« Abeille : Petit insecte capable de fabriquer du ciel. » de Pef Extrait du Dictionnaire des mots tordus

16
Juin
2017
0

La vie de la ruche en juin

Que se passe-t-il dans la ruche ?
En juin, avec les journées ensoleillées plus nombreuses, l’activité à la ruche s’intensifie encore.
Si la reine est suffisamment active, généralement lorsqu’elle a entre 2 et 3 ans, la ponte est intense sur la période. Plus de 2000 œufs par jour. A ce rythme-là, la colonie va rapidement devenir très populeuse. Elle pourra atteindre près de 50 000 abeilles au sein de la ruche. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les essaimages sont si nombreux au printemps. L’essaimage ce sont ces grappes d’abeilles particulièrement spectaculaires qu’on voit se loger dans les arbres ou autres lieux insolites. Cette année encore, il y a eu de nombreux essaimages partout en France.

Nous vous mettons quelques liens d’essaimages du côté de La Rochelle ou Régis, Fondateur et Apiculteur Un toit pour les abeilles a dû intervenir… Cliquez sur chaque photo pour découvrir un article.

                                  

Zoom sur …Le Pollen
Durant le printemps, les abeilles butinent à tout va et reviennent à la ruche gorgées de nectar et les pattes pleines de pollen. Le pollen c’est en fait, chez les plantes à graines, l’élément fécondant mâle produit par la fleur. Ce sont d’infimes grains d’à peine quelques micromètres.

Petit mais costaud le pollen !
C’est un véritable concentré d’énergies : protéines, acides aminés, vitamines A, B, C, D et E. Il contient également des minéraux.

C’est d’ailleurs le pollen contenu dans le miel qui permet, au cours d’analyses de trouver l’origine florale d’un miel.
Il constitue le seul apport protéinique des abeilles. Il est donc primordial à la colonie. D’ailleurs sans pollen la Reine ne pont plus !

L’apiculteur pourra récolter un peu de pollen s’il le souhaite. Pour ce faire, il installera par exemple des peignes à pollen à l’entrée des ruches. Ils permettront d’empêcher les plus grosses pelotes de pollen de rentrer. Ces dernières tombent dans un tiroir placé en dessous…

De son côté, l’apiculteur …
Pour l’apiculteur, comme pour les abeilles, juin est un moins de pleine activité…
Il récolte ses premiers cadres pleins et operculés, remplis de miel qui feront la récolte de printemps.

Il doit aussi vérifier la densité de population au sein des ruches et ajouter rapidement des hausses si besoin. Il pourra aussi profiter de cette période pour diviser les colonies et éviter des essaimages potentiels. Ça lui permet ainsi de reconstituer de nouveaux essaims pour le rucher. Bref, il n’y a pas de congés, pas de pause, sur cette période de tous les enjeux.

En juin, l’apiculteur commence donc à avoir une idée concrète de ce que va être la saison. Il lui reste, une fois toutes les interventions effectuées sur le rucher à espérer que la météo joue son rôle de régulateur… De trop grosses chaleurs pourraient fragiliser ce bel équilibre…

Le Saviez – vous ?
En juin où l’activité s’intensifie substantiellement et où les abeilles travaillent beaucoup, ces dernières ne vivent que 5 à 6 semaines.
En opposition, les abeilles qui naissent à l’automne, et pour lesquelles l’activité au sein de la ruche est réduite, elles peuvent vivre jusqu’à 6 mois. La Reine quant à elle, peut vivre entre 5 et 6 ans !

Un peu de poésie … La citation du mois !
« Où il y a des abeilles, il y aura du miel. » Proverbe anglais

10
Mai
2017
0

La cabane aux abeilles – Rucher pédagogique

La cabane aux abeilles continue d’accueillir de nouvelles petites locataires… 🐝

Encore ce tout début de semaine, Régis, apiculteur et Fondateur d’Un toit pour les abeilles, a du intervenir très rapidement pour récupérer un essaim sauvage qui venait de se poser du côté d’Aytré (Département 17).
L’essaimage était encore tout récent. les abeilles s’étaient posées sur deux endroits à la fois…

Un peu capricieux, cet essaim s’était installé partiellement sur un arbre et partiellement sur la poubelle du quartier.

Les abeilles ont pu rejoindre leur nouveau logement… Une ruche en panier tressé !

Déjà plusieurs essaims sauvages ont trouvé refuge dans notre cabane aux abeilles, et ont pu profiter de ces ruches « originales » et « authentiques » pour se loger. Parmi ces dernières…

Des ruches en paniers tressés ou ruches pailles

Des ruches en Argile dont la partie supérieure d’une véritable « cheminée » où des abeilles ont trouvé refuge !

La ruche en Argile « Mosaïque » emblème de notre gamme de cosmétiques Folies Royales . Gamme française et éco responsable conçue autour des produits de la ruche (Gelée Royale, Miel et Cire Bio de notre réseau d’apiculteurs Un toit pour les abeilles).

Et il reste encore de la place dans notre cabane aux abeilles 🐝…
En cette période d’essaimages, il ne devrait pas être trop difficile de trouver de nouvelles locataires en recherche d’un « TOIT« 

 

05
Mai
2017
0

La vie de la ruche en mai

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Après un mois d’avril souvent mitigé, oscillant entre journées douces et très fraîches, le mois de mai va donner le ton de la nouvelle saison apicole qui démarre. Si dans certaines régions, le printemps n’est pas encore tout à fait installé, d’ici très peu de temps les abeilles pourront profiter de températures supérieures à 12°C toute la journée, leur permettant de sortir à travers champs pour butiner nectars et pollens.
Les populations des ruches sont particulièrement bien développées et la Reine, qui a repris sa ponte depuis plusieurs semaines, continue de faire grossir la colonie.
Si le dicton mentionne « En mai fait ce qu’il te plaît »… ce dicton ne vaut pas pour les abeilles ! La ruche comptera bientôt entre 40 000 et 50 000 locataires.
Autant dire que l’organisation au sein de la colonie est de mise !



Zoom sur …

L’organisation de la colonie
les abeilles vont occuper plusieurs fonctions au sein de la ruche, passant ainsi de nettoyeuse à nourrice, de bâtisseuse à ventileuse ou encore de gardienne à butineuse.
L’abeille nettoyeuse : elle nettoie chaque alvéole de la ruche permettant ainsi un stockage propre et stérile du miel.
L’abeille nourrice : à partir du 5ème jour et jusqu’au 15ème jour l’abeille devient nourrice et sécrète de la nourriture permettant d’alimenter les larves. Durant cette période, elle prodiguera aux larves les soins nécessaires leur permettant une bonne évolution.
L’abeille bâtisseuse : Son rôle est de réaliser l’architecture des rayons de la ruche grâce à ses glandes cirières. C’est un travail long et minutieux réalisé de manière collégiale avec d’autres abeilles cirières…
L’abeille ventileuse : Elle transforme le nectar en miel grâce à un jeu de ventilation avec ses ailes…
L’abeille butineuse : C’est elle que l’on voit se promener de fleur en fleur et qui revient gorgée d’eau de pollen et de nectar à la ruche. Une butineuse peut effectuer jusqu’à une centaine de voyages par jour selon la proximité des fleurs. C’est une véritable ouvrière de la nature.

De son côté, l’apiculteur …
Pour l’apiculteur, mai est un mois de vigilance et d’anticipation pour éviter l’essaimage. Nous vous en avions parlé le mois dernier. En mai l’essaimage s’intensifie encore.
L’apiculteur devra intervenir rapidement pour éviter de perdre une partie de ses colonies.
Il installera volontiers de nouvelles hausses (cadres supérieurs ajoutés à la ruche) qui permettront aux abeilles d’avoir plus d’espace pour se développer.
Il peut aussi être amené à anticiper la division de ses colonies lorsque le manque de place se confirme, ce qui revient à reconstituer un essaimage au sein d’une nouvelle ruche.

Le Saviez – vous ?
En pleine activité, la température de la ruche peut grimper facilement jusque 30/35°. En effet lorsque les butineuses (près de 15 000) transportent du nectar vers la ruche, il faut compter près du double de jeunes abeilles (soit environ 30 000 abeilles) pour le transformer en miel.
Cette maturité du nectar, pour en faire du miel et l’eau qui en résulte nécessitent une température de 35°.
Il est donc important de faire attention à conserver cette température constante et d’intervenir en juste proportion pour éviter à la ruche de se refroidir.

Un peu de poésie … La citation du mois !
« Sois comme la fleur, épanouis-toi librement et laisse les abeilles dévaliser ton cœur ! » Râmakrishna

 

05
Avr
2017
1

La vie de la ruche en avril

Nous sommes en avril. Le mois du réveil de la Nature et de sa Biodiversité…
Le soleil est de retour, et avec lui la chaleur des premiers beaux jours de printemps.
Bien que les températures soient encore douces dans certaines régions, elles sont suffisamment élevées pour déclencher les premières floraisons.
Et qui dit fleurs, dit abeilles, de plus en plus nombreuses à quitter la ruche, dès que les températures avoisinent les 12/13°C, à la recherche des tous premiers nectars et pollens de printemps.
Comme cette image d’abeille butinant une fleur de cerisier.
Elles peuvent ainsi parcourir de longues distances sur un rayon de 3 km environ, parfois un peu plus lorsqu’il n’y a pas suffisamment à butiner aux abords du rucher.
Ainsi vont leurs « vas et viens » incessants, de la ruche vers les champs et des champs vers la ruche !Pendant ce temps, la Reine abeille reprend activement la ponte. Elle peut ainsi pondre entre 1500 et 2000 œufs par jour, donnant naissance aux nouvelles générations d’abeilles, qui prendront le relai de celles d’hiver.
Zoom sur …L’Essaimage
Durant le mois d’avril, tout s’accélère… La population de la ruche s’accroit rapidement, pour atteindre entre 40 000 et 50 000 locataires. L’organisation au sein de la colonie s’en ressent. De nouvelles générations d’abeilles et de petites « princesses » voient le jour. Elles vont petit à petit pousser l’ancienne Reine à quitter la ruche avec une partie de ses sujets. C’est ce que l’on nomme l’essaimage.
Ils partent se regrouper ainsi sur la branche d’un arbre, ou encore dans le cadre d’une porte de garage par exemple ou dans le coin d’une fenêtre, ou encore dans les cheminées.
On les voit également parfois se loger dans des lieux beaucoup plus insolites encore…
Sachez que les abeilles en essaimages sont gorgées de réserves et le plus souvent inoffensives bien que la grappe formée puisse paraître particulièrement impressionnante.
Nous vous partageons un article de notre blog très intéressant sur le sujet : www.untoitpourlesabeilles.fr/blog/essaimage-naturel/

De son côté, l’apiculteur …
L’apiculteur, comme les abeilles, s’active en avril et entre en pleine « saison apicole ».  Dans certaines régions déjà, une première récolte pourra avoir lieu durant ce mois. L’apiculteur devra alors réaliser toute une série d’opérations sur sa ruche, dont notamment la pose et le retrait de hausses (partie supérieure de la ruche dans lequel le miel est récolté).
L’apiculteur peut également être amené à diviser une ruche en deux, dans le cas d’un développement trop important, et pour éviter l’essaimage (On dit alors de la ruche qu’elle « fait la barbe »). Il peut aussi récupérer des cadres de couvain et de réserves pour les nouveaux essaims…
Bref il n’arrête pas !

Le Saviez – vous ?
C’est durant le mois d’avril que s’effectuent les vols nuptiaux. La jeune reine s’est accouplée avec une douzaine de mâles et a gardé dans sa « spermathèque » le sperme de chacun d’eux. Elle puisera tout au long de sa vie (pendant 5 à 6 ans si sa longévité le permet) dans cette réserve chaque fois qu’elle voudra féconder un de ses ovules.

Un peu de poésie … La citation du mois !
« Le premier baiser, c’est l’union de deux fleurs parfumées afin que leurs senteurs mêlées appellent l’abeille à butiner »
Khalil Gibran

03
Avr
2017
2

Première récolte d’abeilles

Nous vous partageons quelques photos de notre première récolte d’abeilles qui à eu lieu ce dimanche 2 avril… Rien de bien grand. On ne peut pas associer cela à un véritable essaim composé de quelques milliers d’abeilles… Toutefois ce premier regroupement d’abeilles est annonciateur des essaimages de printemps.
Et puis ce n’est pas tous les jours qu’on voit des abeilles s’installer ainsi dans un compteur électrique !

Qu’est-ce que l’Essaimage ?

Durant le mois d’avril, tout s’accélère…
La population de la ruche s’accroit rapidement, pour atteindre entre 40 000 et 50 000 locataires. L’organisation au sein de la colonie s’en ressent. De nouvelles générations d’abeilles et de petites « princesses » voient le jour. Elles vont petit à petit pousser l’ancienne Reine à quitter la ruche avec une partie de ses sujets. C’est ce que l’on nomme l’essaimage.
Ils partent se regrouper ainsi sur la branche d’un arbre, ou encore dans le cadre d’une porte de garage par exemple ou dans le coin d’une fenêtre, ou encore dans les cheminées.
On les voit également parfois se loger dans des lieux beaucoup plus insolites encore…
Sachez que les abeilles en essaimages sont gorgées de réserves et le plus souvent inoffensives, bien que la grappe formée puisse paraître particulièrement impressionnante.
Nous vous partageons un article de notre blog très intéressant sur le sujet :

Bonne lecture à toutes et tous,

BZzz !

05
Sep
2016
0

Saison apicole 2016 : Une Annus Horribilis

Comme vous le savez, après une année de répit en 2015, la saison 2016 s’oriente  vers une année noire… La pire pour un grand nombre d’apiculteurs dont ceux que vous soutenez au travers d’Un toit pour les abeilles.

Certains sont déjà en train d’engager des démarches pour déclarer la calamité apicole… Bref une annus horribilis pour les apiculteurs.

Les abeilles n’ont pas suffisamment récolté  et ont dû puiser sur leurs réserves. Les essaims se portent mal… En France, un apiculteur qui ne renouvelle pas ses colonies est voué à cesser son activité en quelques années à peine. Chaque année 30% des colonies disparaissent du fait de l’addition de nombreux facteurs (pesticides, infections parasitaires, prédateurs comme le frelon asiatique et dérèglement climatique ayant un impact direct sur les conditions météos…)! Cette année ce taux devrait être porté à 50%, peut-être davantage encore.

Nous vous partageons ci-dessous quelques bilans dressés par nos apiculteurs en cette fin de saison apicole 2016…

Sarah Holtzmann – Le Rucher la Reine des Vosges (Moussey – 88) :

Sarah » Chers parrains, Le soleil est bien là, enfin…
Il y a quelques semaines encore je me plaignais des conditions météos déplorables qui empêchaient nos abeilles de quitter la ruche. Trop de pluie !
A présent que le soleil est là, il fait beaucoup trop chaud… On est passé de la pluie à un état de quasi canicule.
Les abeilles ventilent et vont à l’eau mais il n’y a pas suffisamment de nectar pour produire du miel. L’extracteur de la Miellerie n’a pas encore tourné.
Les champs s’assèchent trop vite. Il reste encore un peu de reine des près, balsamine et ronces mais les floraisons sont timides et surtout éphémères.
Je crois que de mémoire d’apiculteur je n’ai jamais vécu une si piètre année.
Pire encore que 2014 avec ses 10 000 tonnes de miel récolté au niveau national contre 17 000 en moyenne. Le Syndicat apicole des Vosges a d’ores et déjà demandé la reconnaissance du statut de « calamité apicole » auprès de l’État.
Malgré ce tableau un peu noir, je reste optimiste. Les abeilles ont tenu le coup et ont repris des forces.  » le 28/07/16

Chantal JACQUOT et Yves ROBERT – Le Rucher de Sennecey (Sennecey le Grand – 71) :

chantal et yves » Chers parrains, voici quelques lignes pour vous présenter le bilan apicole de cette saison 2016…

La météo printanière, extrêmement maussade, a amplifié l’essaimage, et lessivé toutes les fleurs de fin de printemps dont l’acacia. La fécondation des jeunes reines a été aussi perturbée par ce très mauvais temps. Or une colonie ou un essaim sans reine bien fécondée est condamnée. Le taux de réussite des essaims s’en est ressenti ainsi que les pertes par défaut de remplacement de la reine.

Il y a eu un laps de temps encore jamais enregistré entre la fin des floraisons printanières précoces et les floraisons d’été ; ce qui a entrainé la réduction de population dans les colonies. Celles-ci sont arrivées en été avec des effectifs trop restreints pour la production de miel à récolter par l’apiculteur. Notre volume de récolte par ruche est le tiers de celui de l’an dernier. Notre cheptel est en diminution.

Les effets sur l’environnement des activités humaines ont atteint une capacité de perturbation impressionnante. Nous avons beaucoup de travail pour convaincre de rétablir un équilibre naturel aujourd’hui rompu par une emprise écologique non maitrisée. «  le 5/09/16

David et Karine DEVERGNE – Le Rucher du Lac de Ribou (Cholet – 49) :

David » La saison va bientôt s’achever. Le Châtaignier est passé et n’a pas énormément miellé cette année. De même nous arrivons au terme des floraisons de ronces, qui sont en fleurs en ce moment. Je ne crois pas que le tournesol nous apportera beaucoup de miellée supplémentaire. Non pas que je sois pessimiste mais l’an dernier, le tournesol n’avait pas beaucoup miellé.
Je n’ai pas encore terminé toutes les récoltes mais je peux vous l’annoncer par avance, cette année aura été pour moi la pire saison apicole depuis 5 ans.
Un seul facteur aura déséquilibré l’ensemble de mes colonies : la météo.
Trop de pluie, pas assez de soleil… les abeilles sont restées enfermées dans les ruches. Les reines ont été mal fécondées ou trop tardivement. Les colonies ont dû puiser dans les réserves.  »  le 15/07/16

Voici quelques exemples de bilans apicoles qui reflètent la tendance générale de cette année apicole au niveau national. Tous les apiculteurs ont été touchés et vont devoir essayer de rebondir face à une nouvelle année noire, après 2014.

Plus que jamais nous avons besoin de vous !

Un toit pour les abeilles permet de reconstituer et développer les cheptels des apiculteurs. Aujourd’hui Un toit pour les abeilles ce sont plus de 2200 ruches installées sur les ruchers de nos 40 apiculteurs partout en France ou sur les sites des entreprises. Nous comptons plus de 15000 parrains particuliers et près de 750 entreprises marraines engagées à nos côtés.

Un toit pour les abeilles permet concrètement, grâce au soutien de ses parrains de financer une partie de l’outil de travail de l’apiculteur, sa ruche, et d’acheter le miel récolté à un prix moyen permettant à l’apiculteur de vivre décemment de son métier ancestral et artisanal. Le parrain reçoit en contrepartie de son engagement des nouvelles régulières ainsi que les photos de sa ruche. Il peut en outre venir rencontrer son apiculteur lors des journées portes ouvertes que nous organisons chaque année. Ces immersions au rucher sont le trait d’union qui existe entre le parrain, l’apiculteur et les abeilles. Elles concrétisent l’engagement des parrains.

Les parrains reçoivent enfin en remerciement de leur soutien des pots de miel personnalisés (avec le nom du parrain ou le logo de l’entreprise par exemple).

Encore merci à toutes celles et ceux qui soutiennent activement l’action d’Un toit pour les abeilles au travers du parrainage…

Et la bienvenue à toutes celles et ceux qui souhaitent nous rejoindre…

UnToitPourLesAbeilles.fr : parrainez une ruche pour sauver les abeilles !

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Actualités apicole,Actus des ruchers parrainés | Tags : , ,
24
Juin
2016
2

Apiculture en ville fin d’un eldorado ?

En ville ou à la campagne, la présence d’abeilles favorise incontestablement la biodiversité environnante.

Néanmoins, il semble déjà que la place des abeilles dans un cadre urbain commence à montrer ses limites.

On entend souvent dire qu’en ville, ces dernières se plaisent à butiner aux balcons et dans les jardins publics alors qu’à la campagne, la monoculture contribue à leur mortalité.

On oublie cependant que les abeilles ont un besoin important de sources de nourriture (nectars, pollens) qui pour la plupart du temps, reste assez anecdotique en ville.
Avec un nombre de ruches encore marginal dans les zones urbaines, ces dernières ont encore de quoi butiner et favoriser à hauteur de leurs occupantes, la biodiversité locale.

Mais, la place des abeilles est-elle réellement en ville ?
Si on déplaçait un rucher de 200 ruches (taille minimum d’un cheptel pour un apiculteur professionnel), les comportements des abeilles et des hommes seraient différents.

Faute de nourriture suffisante par exemple, les abeilles essaimeraient (une partie de la colonie sort de la ruche et s’envole avec la vieille reine).

Essaimage sur un veloL’essaimage est par ailleurs un phénomène naturel qui se manifeste généralement entre Mai et Juin pour plusieurs raisons qui peuvent être l’âge de la reine, un confinement dû à des conditions défavorables,  une surexposition au soleil…

La gestion de l’essaimage pour l’homme est bien plus délicat dans un cadre urbain avec un environnement sollicitant et stressant pour lequel il doit savoir gérer les abeilles en « liberté » et la sécurité des habitants.

Par ailleurs, si on a identifié les facteurs d’affaiblissement des colonies d’abeilles comme le dérèglement climatique influant sur les floraisons, les pesticides, le commerce d’abeilles moins adaptées à leur environnement…il semble qu’en ville d’autres facteurs viennent s’ajouter.

Bien qu’il soit trop tôt pour connaitre les répercussions réelles, la pollution atmosphérique et lumineuse, les ondes électromagnétiques, les piscines traitées, le bruit ou encore la poussière viennent alimenter le stress des abeilles.

Mais ce qui est bien avéré comme néfaste pour les abeilles, c’est le frelon asiatique qui a envahi nos villes.
Agressif envers les hommes et véritable prédateur des abeilles, il semble que le mobilier urbain, les abribus et toutes les infrastructures qui soient potentiellement hébergeuses de nids de frelons lui soit propice.

Effectivement, en basse campagne, il est plus facile de gérer les frelons et la destruction de leurs nids alors qu’en ville, abeilles, apiculteurs et riverains sont bien plus exposés.

Les abeilles ont besoin d’un environnement serein avec une flore riche, variée et loin de tout facteurs de stress.

Chez Un toit pour les abeilles, nous installons ponctuellement et de manière raisonnée des ruches au sein d’entreprises désireuses de les accueillir lorsque le cadre végétalisé et mellifère s’y prête et après expertise de l’apiculteur.

Nous semons des fleurs pour apporter le couvert aux abeilles et choisissons de soutenir des apiculteurs qui privilégient le bien-être de leurs protégées en leur apportant une nourriture saine et variée autour des ruches tout en contribuant à la pollinisation comme maillon essentiel de la biodiversité.

Ruches chez François Gros

Abeilles en pleine nature chez François Gros, apiculteur dans le Var

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : L'abeille en danger | Tags : ,
17
Mai
2016
1

Le premier essaim de l’année

Ça y est, la saison 2016 des essaimages a débuté.
Notre première récolte d’abeilles a eu lieu le 27 avril à Fouras (Charente-Maritime).
Merci à la police municipale pour nous avoir prévenu et fait découvrir la cachette des abeilles. Ces dernières ont été interpelées et mises en ruche en comparution immédiate !

Merci aussi au propriétaire pour son accueil chaleureux et ses boissons fraîches…

Nous avons installé les abeilles dans une ruche en terre cuite réalisée par le potier Jean-François Bourlard et décorée de pâte vénitienne et lapis lazuli par le mosaïste Jérôme Clochard.

La ruche est allée rejoindre notre rucher du Bois Rond (17).

Ecrit par Régis dans : récolte essaim | Tags : ,
27
Avr
2016
3

Ruche Connectée… Le monde apicole à l’air du numérique

Il est de coutume de dire que chaque « Révolution » petite ou grande, apporte son lot d’évolutions positives aux hommes, mais avec elles, son lot de contraintes et de limites.

A l’air du numérique, c’est une petite révolution qui secoue depuis quelques semaines déjà le monde apicole et qui promet de révolutionner ce dernier sur bien des points !

Cette révolution porte un nom : La ruche connectée !

Nous vous proposons de découvrir Beezbee ce nouveau concept de ruche intelligente qui fait du bruit. Nous mettrons en lumière les atouts concrets qu’apporte ce nouvel outil informatique et nous ferons un parallèle avec le monde agricole qui a déjà amorcé son évolution vers le numérique. Nous évoquerons ensuite les contraintes mais aussi les limites d’un tel projet, en nous appuyant sur les arguments et avis des apiculteurs de notre réseau.

A vous ensuite de vous faire un avis…

Beezbee la ruche connectée

beezbee la ruche connectée

On sait les abeilles intelligentes, c’est maintenant la ruche qui se veut « smart » et connectée…

L’entreprise Green & Connect a déjà vendu plus d’une centaine de balances. Ces dernières installées sous les ruches permettent aux apiculteurs de les gérer à distance via une application.

Si au lancement du concept il s’agissait pour Green & Connect de mettre en place un système d’alerte permettant aux apiculteurs de se prémunir des essaimages potentiels de printemps, aujourd’hui la balance connectée permet de répertorier sur les ruches, des informations stratégiques permettant à l’apiculteur de savoir si les ruches se portent bien ou si une intervention est nécessaire.

Ce sont autant d’indicateurs concernant le poids des ruches, la température ou encore l’hygrométrie (humidité).

Les atouts concrets d’un tel outil sont nombreux et permettent notamment d’optimiser les interventions sur les ruches et d’économiser ainsi temps de trajets et gazole pour se rendre sur les ruchers (souvent situés sur des zones éloignées).

Autre atout, l’apiculteur qui saura lire les indices reçus par sms de sa balance connectée, pourra notamment estimer la période de début de miellée. Il pourra également anticiper l’ajout des hausses en cas de forte miellée etc…

Les apiculteurs qui transhument peuvent grâce à ces indicateurs transhumer au bon moment sur les zones de fortes floraisons pour obtenir un miel de cru par exemple…

Bref la balance connectée promet un gain concret de temps et de productivité sur les ruches.

Prix moyen 300€, auquel il faut ajouter l’abonnement mensuel aux réseaux de transmission longue distance (LoRa ou Sigfox).

Le monde agricole déjà en marche vers le numérique

La révolution est déjà en marche dans le monde agricole !

Les agriculteurs doivent concilier rendement, qualité et traçabilité…
Nombre d’entre eux ont déjà pris la vague internet de plein fouet et profite des leviers associés au numérique dans leur activité.

agriculture connectéeParmi ces leviers de croissance :

Le développement des circuits-courts : Aujourd’hui plus qu’hier, les habitudes des consommateurs évoluent vers de l’achat en local. On privilégie la relation directe avec l’agriculteur. « La Ruche qui dit oui » s’est développée de manière considérable ces derniers mois. Il existe aujourd’hui également des drive-fermiers etc…

Plus de 20% des ventes des agriculteurs se font en circuits cours. Aujourd’hui beaucoup de cantines scolaires par exemple souhaitent être fournies par des partenaires locaux « Du champs à l’assiette ».

Le numérique permet outre un développement en local, de mieux tracer l’alimentation dans nos assiettes. Des capteurs permettent de tracer l’origine mais aussi la composition et le bilan écologique des aliments qui nous consommons. Des applications existent déjà « Open food facts », « Notéo » entres autres…

Enfin les systèmes de financement participatifs se développent de plus en plus et permettent aux agriculteurs de développer leur activité. Ces plateformes de « cross founding » trouvent un bel écho notamment sur les réseaux sociaux. Internet là encore est un levier d’accroissement direct pour le monde agricole.

Les limites de la ruche connectée et du numérique

Faire du métier ancestral d’apiculteur un nouvel enjeu de rentabilité et d’accroissement de la production à tout prix, met en péril l’essence même du métier à savoir : L’amour et le Respect des abeilles.

Attention à ne pas se retrouver dans le schéma de ces vidéos qu’on voit tourner sur internet de ces « pseudos apiculteurs américains » qui ont oublié l’essence même de ce métier artisanal et ancestral et qui tout au long de la journée appliquent des gestes quasi industriels de divisions de colonies et récolte de miel dans l’irrespect total de l’équilibre de celles-ci…

Il ne s’agit pas d’objets ou de matériels mais bien d’être vivants fragilisés par un monde extérieur rude et que l’apiculteur, par sa relation étroite et par sa connaissance du métier protège…

abeilles-300x195

Malgré les apports concrets d’un tel système, il n’en reste pas moins que le métier d’apiculteur c’est avant tout une étroite relation entre les abeilles et l’homme…

Poussons encore plus loin l’image autour de ces « indicateurs intelligents » et imaginons un système d’alerte similaire sur les nourrissons par exemple. Un schéma monstrueux où les parents seraient alertés qu’il est l’heure de nourrir l’enfant ou encore de le changer ou de lui donner le bain…

Plus de contacts intermédiaires, plus de relations affectives « inutiles »…

Le risque finalement n’est-il pas de briser ce lien fort entre l’abeille et l’apiculteur ?

Abeille doigt_1

Outre ce point, nous n’avons pas encore de recul suffisant nous permettant de juger des risques concrets sur les colonies qu’engendre l’intégration d’un système informatique nécessitant notamment une portabilité wifi. Qu’en est-il des ondes sur la ruche ?

On sait de source sure que les ondes à fortes doses sont nocives pour les hommes…

A connecter les abeilles, l’homme ne prend-il pas le risque d’ajouter encore un facteur d’affaiblissement des colonies ?

wifiEnfin On connait l’enjeux des « BIG DATA » (croisement de données météos, agronomiques, …) couplée à des objets connectés (capteurs de surveillance des cultures et des élevages) et leurs actions directes sur les rendements agricoles notamment.

Il suffirait que ces éléments de BIG DATA passent sous les mains de grands groupes comme Monsanto pour accroître sa maîtrise sur le monde agricole ! Monsanto a déjà racheté pour des montants exorbitants plusieurs sociétés de datas climatologiques …

Pourquoi ? Accroitre encore la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des solutions MONSANTO !

Attention qu’il n’en soit pas de même pour les abeilles et le monde apicole !

 

Finalement la ruche connectée comme les évolutions numériques dans le monde agricole peut apporter ses solutions d’aide au métier d’apiculteur. Il n’en reste pas moins, qu’encore une fois c’est l’utilisation qu’en fera l’homme qui déterminera si c’est un bien ou un mal pour les abeilles…

Source :

www.lesechos.fr/beezbee-la-ruche-connectee-1212236.php

magazine.laruchequiditoui.fr/faut-il-avoir-peur-de-lagriculture-connectee/

 

19
Mar
2015
2

Ruche Robinet ou « Flow Hive » : Pour ou contre ?

Vous en avez probablement entendu parler et nous avons posté sur nos pages Facebook et Twitter plusieurs articles relatant cette invention révolutionnaire :

La Ruche Robinet ou « Flow Hive » vient de voir le jour…

 

Un concept original et novateur qui permet d’extraire le miel des ruches sans intervention humaine !

Il y a deux types de réaction totalement divergentes face au Flow Hive : Ceux qui approuvent et disent « Bravo » et ceux qui au contraire contestent et disent « Attention »!

Pour ce qui est d’Un Toit Pour Les Abeilles… Nous préférons vous exposer les 2 opinions qui émargent de cette nouvelle invention et vous laissons seuls jugent.

 

Comment est née la Ruche Robinet ?

Cette idée prend sa source en Australie où 2 apiculteurs, Cedar Anderson et son fils Stuart ont étudié et mis une dizaine d’année, à mettre en place ce prototype révolutionnaire permettant de récolter du miel facilement et de façon automatique sans intervention humaine.

Pour ceux qui approuvent :

La Ruche Robinet permet d’extraire de manière très facile le miel des ruches, sans avoir à passer par le procédé classique d’extraction très long et difficile pour les apiculteurs. Un procédé archaïque qui demande un outillage particulier et beaucoup de patience pour l’apiculteur qui doit réaliser différentes manipulations. Sans omettre le fait que les abeilles se trouvent perturbées et stressées par l’intervention de ce dernier et certaines mêmes peuvent mourir écrasées durant les manipulations.

Ce nouveau concept de ruche dite « intelligente » permet de réduire toutes ces interventions. Les abeilles terminent la fabrication des alvéoles de cire (partiellement construites de manière artificielles) et y placent le miel avant de les operculer. Jusqu’ici rien de nouveau. C’est ensuite que le procédé de « Robinet » intervient.  Les alvéoles artificielles se retrouvent partiellement décalées verticalement de manière à ce que, par un système mécanique se rapprochant du système de robinet, le miel s’écoule naturellement vers le bas. En refermant le robinet le miel s’arrête de couler et les alvéoles artificielles se repositionnent à leur place initiale. Les abeilles, tout naturellement iront de nouveau remplir les alvéoles qui se sont vidées et les refermeront avec un bouchon de cire.

Pour mettre en place cette ruche, les 2 apiculteurs ont lancé une Campagne de financement participatif  à échelle planétaire et ont récolté près de 4 millions de dollars en quelques jours…

 

Pour ceux qui désapprouvent ce nouveau système de ruche

Si certains saluent cette initiative innovante, d’autres au contraires pointent les inconvénients et risques du « Flow Hive ».

Le premier élément pointé par les scientifiques et les apiculteurs est tout simplement le fait que la « ruche robinet » va à l’encontre même de l’action naturelle des abeilles. Une abeille au sein de la ruche va jouer tout au long de son évolution plusieurs rôles, passant du rôle de gardienne à celui d’ouvrière, ventileuse etc… La Ruche Robinet va à l’encontre même de ces rôles différents joués par les abeilles, et va ainsi perturber leur métabolisme et raccourcir leur durée de vie.

Autre point négatif, le manque de place. Le système de « ruche robinet », avec le positionnement à la vertical des alvéoles ne permet pas aux abeilles d’avoir suffisamment d’espace au sein de la ruche, notamment pour les  fonctions cirières. Le manque de place peut alors provoquer des essaimages avec le départ d’une partie de la ruche avec l’ancienne reine. Pour l’apiculteur l’essaimage revient à la perte partielle de sa colonie dont la reine.

Les apiculteurs s’insurgent également sur l’un des arguments des défenseurs du « Flow Hive », évoquant le stress des abeilles.

En effet les apiculteurs s’accordent à dire que les manipulations qu’ils effectuent au sein de la ruche sont toujours réalisées de manière douce et non intrusive pour les abeilles. Stresser les abeilles n’apporterait rien de bien aux apiculteurs. Raison pour laquelle il existe divers moyens utilisés quotidiennement par les apiculteurs pour ne pas stresser les butineuses (chasse-abeilles), périodes stratégiques pour les visites et ouvertures de ruches etc…

Autre point, la « ruche robinet »  propose une récolte « en continue ». Impossible dans les faits car les nectars récoltés doivent subir un processus de séchage long avant l’obtention du miel qui sera operculé dans l’alvéole via un bouchon de cire… La nature est ainsi faite que le miel ne se récolte pas en un jour… Quant à la consistance de ce dernier, comment savoir à l’avance si le miel récolté sera liquide ou épais. Et dans le cas d’un miel épais, comment le récolter ?

Enfin, chercher à démocratiser l’installation de ruche auprès du grand public reste potentiellement dangereux, car même si les interventions sont plus que limitées  dans la ruche dite « robinet », il n’en reste pas moins que cette même ruche abrite  en moyenne 40 000 abeilles qui restent dangereuses pour les non avisés.

Vous reste à vous faire votre propre opinion sur la ruche « Flow Hive »…

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Actualités apicole,Autres initiatives,Evénements | Tags :
26
Mai
2014
0

Language des Abeilles

Quand l’INRA écoute aux ruches

Un rayon sorti d'une ruche

 

Les abeilles se parlent-t-elles? Une équipe de l’INRA d’Avignon a isolé des vibrations particulières émises dans les ruches, comme un claquement sec, qui correspondraient à une forme de communication avec une poignée de « mots ».
Pour Yves Le Conte, directeur de l’unité Abeilles et Environnement à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), « cela voudrait dire qu’elles disposent d’un autre mode de communication que celui des phéromones », le langage des hormones.
Pour passionné qu’il soit, le biologiste ne s’avance pas à parler de « sons » mais envisage l’hypothèse d’un « profil vibratoire » de cinq à six « mots » échangés dans la ruche, enregistré grâce à des capteurs hyper-sensibles.
Une fois modélisées, ces vibrations indétectables à l’oreille forment une émouvante bande-son sur l’écran de son ordinateur, des « kak kak » proches des sons du criquet, qui semblent se répondre et dont le chercheur conserve jalousement l’enregistrement en laboratoire dans l’attente d’une publication prochaine de ses travaux.
« Si elles font ça c’est forcément pour communiquer, reste à trouver ce qu’elles se disent et comment elles émettent cette vibration particulière », juge-t-il.
Cette découverte s’est faite grâce à sa collaboration avec un physicien de l’université de Nottingham, en Angleterre: Martin Benzick, spécialiste des vibrations, pensait possible de prédire à l’avance certaines activités des abeilles.
M. Benzick a mis au point le « SwarMonitor » qui permet de prévoir à l’avance quand la colonie est prête à essaimer. Quand l’essaimage se produit, explique Yves Le Conte, il cause de lourdes pertes à l’apiculteur: il voit partir l’ancienne reine avec la moitié de ses abeilles pour se reproduire ailleurs en formant un essaim dans les arbres, ou sous les toits.

– Mouchards et caméras –

« L’idée était de permettre à l’apiculteur de prévenir l’essaimage, par exemple en séparant sa colonie en deux. On a décidé de s’en servir plus largement pour prédire la santé des colonies » reprend le biologiste.
Avec l’aide d’un apiculteur « compteur d’abeilles », il a pu installer capteurs et caméras sur les ruches. Didier Crauser a marqué ses abeilles selon un code couleur correspondant à leur état: des minuscules pastilles rouges, bleues ou vertes (malade, traitée ou en bonne santé), collées sur leur dos permettent de suivre chaque battement d’aile dans et autour de la ruche depuis l’ordinateur.
A une centaine de mètres du laboratoire, dans les champs de sainfoin, les ruches sont désormais bardées de mouchards qui enregistrent les vibrations, les entrées et les sorties des abeilles, la durée du butinage. Plus une balance pour évaluer le poids de pollen rapporté dans la ruche par les butineuses.
« Deux fois par mois, on ouvre la ruche pour vérifier l’éventuelle présence de prédateur et ou de maladie » précise M. Le Conte.
« A terme, l’idée est de permettre à chaque apiculteur de s’équiper. Pour un prix modique qui sera sans doute de 2 ou 3 euros par capteur, il pourra être directement alerté par l’activité des abeilles en cas de problème. Elles enverront elles-mêmes le signal: je suis malade, je suis attaquée », prédit le chercheur.
Didier Crauser a déjà déposé deux brevets pour ses inventions qui permettent de surveiller l’impact des modifications environnementales sur les abeilles.
L’inquiétant déclin des abeilles pollinisatrices, avec une mortalité hivernale des ruches de 30 à 30% en France et 40% en Belgique ou en Suède, a justifié une vive riposte de la communauté scientifique.
A Avignon, l’Inra dispose de 400 colonies de 30.000 à 50.000 abeilles chacune dans un rayon de 50 kilomètres, pour étudier leur comportement et les menaces qui pèsent sur elles, combinaison de virus et de prédateurs dans un environnement dégradé par les pesticides et le bétonnage pour mieux les contrer.
« L’affaire est devenue politique », souligne M. Le Conte alors que l’Europe subit déjà un déficit de 13,4 millions de colonies pour ses cultures.

Source : www.leparisien.fr/langage-des-abeilles-quand-l-inra-ecoute-aux-ruches

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : A lire sur les abeilles,Bon à savoir | Tags :
29
Jan
2014
0

Stages d’apiculture pour la saison 2014

Chantal Jacquot et Yves Robert, apiculteurs en Bourgogne  vous proposent des stages d’apiculture pour la saison 2014.
L’exploitation  est orientée vers le mode de production biologique du miel en vue d’obtenir la certification.
Les ruches sont de type Warré.

Initiation à l’apiculture Bio :
« Les abeilles sont fascinantes et très attachantes »
Installer une ruche permet d’améliorer la pollinisation, de récolter du bon miel et d’agir concrètement en faveur de l’écologie.
24-25 mai 2014 week-end Initiation à l’apiculture Bio
21-22 juin 2014 week-end Initiation à l’apiculture Bio
5-6 juillet 2014 week-end Initiation à l’apiculture Bio
Thèmes abordés : connaissance de la colonie d’abeilles et de son fonctionnement, les principes de base de l’apiculture bio, caractéristiques de la ruche warré, principales interventions au rucher. Mise en pratique : découverte des abeilles, observations et ouverture d’une ruche, découverte de la flore mellifère.

Stage d’apiculture: conduite de ruches Warré (perfectionnement) :

Ce stage d’apiculture se déroule en quatre demi-journées (les samedis après-midi de 13h45 à 17h15)
1er mars 2014: Notion d’écologie et d’apiculture Bio
 5 avril 2014: Visite de printemps
19 avril 2014: Essaimage et méthode de multiplication 
26 juillet 2014: Préparation à l’hivernage

 

+ d’infos et tarifs sur leur site http://www.culturenature71.com/
Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Autres initiatives |
29
Mai
2012
0

Du côté de chez Philippe Chavignon

Voici quelques photos  que  Philippe nous a fait parvenir de Guillaumes (06) et de son activité du moment.

En cette période, on récupère des colonies qui ont essaimé (cf nos articles sur l’essaimage), on récolte les premiers miels.

 

 

 

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Actus des ruchers parrainés | Tags :
09
Mai
2012
0

Récolte du premier essaim de l’année

Cette année, la période d’essaimage a été perturbée par la pluie et le froid relatif. Nous avons récolté le premier essaim le 2 mai à Etaules en Charente-maritime.

Ecrit par Régis dans : Nos actions | Tags : , , ,
15
Déc
2011
0

Nos initiatives

La ruche partagée

Parce que nous sommes à l’écoute des petites entreprises, nous proposons à celles-ci de partager une ruche, que nous gérons par nos soins, avec 5 autres parrains. En échange, chaque entreprise recevra 50 sachets de graines mellifères identifiés à ses couleurs. Les entreprises, ainsi que les collectivités peuvent donc partager une ruche pour 300 € par an.

Elles disposent également d’un espace internet propre leur permettant de se présenter et de suivre leur ruche. La mention « ruche partagée » apparaît alors en bas de son espace. Cependant, seul le logo de l’entreprise en question sera présent sur la ruche lors de la prise des photos.

La ruche se situe sur la commune de Fouras en Charente Maritime, elle est installée dans une zone de marais, préservée et sauvage qui côtoie champs en jachères et maraîchage biologique.

Nous mettons en œuvre sur ce rucher une apiculture « non interventionniste » comme elle était pratiquée par le passé.

En effet, les ruches sont installées sur un site sain, géré par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et le Conservatoire du Littoral.

Nos abeilles sont locales, c’est-à-dire qu’elles sont naturelles, nous les récoltons au moment de la période d’essaimage (mai-juin) dans la nature, les jardins, les écoles… Nous n’utilisons donc pas de souches sélectionnées et modifiées par l’homme puisque nos souches sont locales (abeilles noires principalement). Nous n’utilisons pas non plus les techniques d’élevage de reines et d’insémination artificielle, nous n’avons recours à aucun traitement chimique.

Nous avons également souhaité nous rapprocher le plus possible de l’habitat naturel des abeilles (arbre creux…), c’est pourquoi nous utilisons des ruches particulières, permettant aux colonies de se développer de façon harmonieuse, comme la ruche tronc et la ruche en bois tressé.

 

Nos initiatives sur le rucher de Fouras

La ruche tronc

Afin de reproduire l’habitat naturel des colonies, Régis, gérant d’Un toit pour les abeilles, a décidé de se lancer dans la ruche tronc. Cette ruche présente des qualités incontestables pour l’abeille. En effet, l’épaisseur de ses parois la rend isotherme, permettant ainsi de garder la chaleur en hiver et de protéger la colonie des fortes chaleurs en été.

Cliquez ici pour lire la suite

 

La ruche en bois tressé

La ruche en bois tressé est une technique très ancienne que nous souhaitons utiliser pour le retour du printemps. Elle est faite à partir d’un tressage de branches sur une armature de chêne, le tout recouvert de bouse de vache séchée puis d’un toit de seigle permettant de faire glisser la pluie.

Cliquez ici pour lire la suite

 

 

Les autres initiatives d’Un toit pour les abeilles

La récolte de miel à l’ancienne

Il n’y a rien de mieux pour faire découvrir les ruches qu’une récolte de miel à l’ancienne avec les mains. Les gourmands ne diront pas le contraire…

Cliquez ici pour lire la suite

 

Les vertus de la propolis

C’est bien connu la propolis a des vertus bénéfiques chez l’homme, mais chez les fruits aussi. En effet, elle permet de les conserver. Nous avons fait l’expérience sur des poires et des pommes.

Cliquez ici pour lire la suite

 

La ferme bio de Saintes

C’est du côté de Saintes, dans le sud de la Charente Maritime qu’Un toit pour les abeilles a confié une ruche à la Ferme bio Aquamara.

Cliquez ici pour lire la suite

 

 

Nos  initiatives d’ailleurs…

Compte rendu du dernier séjour au Maroc

Alain nous a communiqué les dernières nouvelles concernant la coopérative des femmes marocaines à Ahermoumou, qui a connu quelques difficultés notamment liées aux facteurs météo et au retard de transhumance.

Cliquez ici pour lire la suite

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : ruches troncs et paniers tressés |
25
Juil
2011
0

Nos initiatives

Cultures mellifères

Vous avez été nombreux à participer au financement de cultures mellifères et nous vous en remercions.

Le parrainage d’abeilles comme action de protection  des abeilles est indissociable de la préservation de son environnement.
Malgré sa grande capacité d’adaptation, l’abeille a besoin d’une alimentation variée et naturelle pour bien se porter.
L’implantation de cultures mellifères est ainsi un apport très intéressant pour les insectes pollinisateurs et les abeilles.
Ces cultures permettent en effet, de fournir une nourriture plus variée aux abeilles afin de palier à la monoculture et, grâce aux floraisons successives, contribuent durant la période de butinage et en disette (de fin Juin à début Juillet, entre le tournesol et le colza) à procurer  nectars et pollens riches en éléments nutritifs.
Egalement, ces cultures permettent de lutter contre l’érosion et l’appauvrissement des sols

Voir le suivi des semences

Participer au projet

Réalisation de ruches paille/terre

Régis , dirigeant d’Un toit pour les abeilles à décidé de se lancer dans la réalisation d’une ruche paille / terre…

Cliquez ici pour lire la suite

Récupération d’essaims

Le mois de Mai est propice à l’essaimage de colonies, une partie des abeilles quitte la ruche avec une reine.

Ceci est un phénomène naturel que l’apiculteur surveille et qui peut survenir  si l’âge de la reine est avancé, si le volume de la ruche n’est plus suffisant, la flore environnante, la météo…

Cliquez ici pour voir les photos

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Autres initiatives |
04
Mai
2011
2

Cueilleurs d’essaims

La période propice à la multiplication des colonies d’abeilles amènent une partie des populations des ruches à émigrer.

L’essaimage va d’avril à juillet et Mai étant le mois le plus important.

La vieille reine part avec une partie de la colonie et les abeilles restant dans la ruche élèvent alors une nouvelle reine.

Avant de partir, les abeilles essaimant se gorgent de miel ainsi quand elles décident de se poser pour le repos de la reine, ces dernières ne sont que peu agressives.

Des abeilles chez vous, pas de panique.

L’essaim peut se poser plusieurs fois avant de trouver le lieu où il s’installera ainsi il n’est peut être là que temporairement.
Enfin, si ce dernier a élu domicile dans votre jardin, le mieux est de le faire enlever au plus tôt avant qu’il ne puisse être délogé.
Les abeilles étant une espèce protégée, les pompiers et entreprises de désinsectisation n’ont pas le droit de les détruire.

Voici deux sites qui recensent par région les cueilleurs d’essaims (pour la plupart apiculteurs amateurs)  qui se proposent de venir récupérer gracieusement ces essaims.

http://abeille.gudule.org/

http://www.sos-essaim-abeilles.com/

 

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Tags :

Propulsé par WordPress | Thème Aeros | un toit pour les abeilles